Mohammad Al Ghazali Partie 1

Publié le par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy

Les critères du savoir   d’Al Ghazali dans son livre « la sunna prophétique »

Par Cheikh Salih Ben ‘Abdel ‘Aziz

 

Al Cheikh

 

Qu’Allah le Très Haut le protège

 

 

 

Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

Ô Allah je m’avoue à Toi qu’il n’y a toute force et toute puissance qu’en toi seul, la louange à Allah à qui appartient le succès incessant, et la donation et la générosité permanente, j’atteste qu’il est la Divinité de la vérité, il n’y a pas de divinité qu’Allah le Glorieux le Clément, et j’atteste que Mohammad est le dernier des prophètes que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui, sa famille, ses compagnons et les successeurs.

 

Ô le frère, le mature dans sa méthode et ses actes, Assalamou ‘alayka wa rahmatoullah wa barakatouh.

 

Tu as demandé, et tu es bien lié au succès d’Allah, que j’écrive des mots pour avertir celui qui a une clairvoyance acérée sur ce crime qui est le livre «  la Sounna prophétique entre les gens de la jurisprudence et les gens du hadith » ce crime contre la législation d’Allah et qui englobe ce que l’écrivain a enraciné d’idées de refus des pratiques prophétiques héritées, et de la raillerie des gens de la science ; et pour vous montrer qu’il a abordé des sujets qu’ils ne maîtrisent pas de la jurisprudence et du hadith où il a cafouillé et il a dit des choses surprenantes, et il a expliqué la législation d’Allah au gens selon sa raison.

 

Comme tu le sais, ô le frère, l’écrivain est connu par la bonne éloquence et il est prêcheur sermonneur, et celui qui prêche ce qu’il maîtrise, on ne lui reproche pas d’avoir fait une erreur dans un article ou avoir trébuché dans une affaire, mais quand le lait caillé se mélange avec le beurre, et l’entretenu avec le négligé, et quand le médecin prétend qu’il a la connaissance de résoudre les désaccords, et l’architecte qu’il est doué dans la jurisprudence, et le mathématicien qu’il a le savoir de corriger les contes littéraires, et le sermonneur prédicateur qu’il est juge entre les gens de la jurisprudence et les gens du hadith hérité alors cela est le grand désastre et la source des débauches.

 

Et ce livre que tu as demandé de dévoiler, a été pris pas les gens des tourmentes, et les ennemis de la Sunna, parce qu’il est conforme aux affections des gens de la passion, et ce qui a enflammé son feu c’est le journal « le moyen orient » et qui te dira qui est le journal « le moyen orient » et de sa calamité ! Qui a choisit des articles bien précis pour les publier, ces articles sont entrés dans des maisons qui ne connaissaient ni le livre ni son écrivain, et parce qu’ils serrent des intérêts connus afin de propager la divergence et diviser les savants, ce feu a été enflammé, mais le feu des stylos peut être éteint pas l’écoulement de l’encre des gens de la vérité.

 

Ô le frère, l’écrivain a commit un crime contre lui-même et contre sa communauté, et il a rugit un rugissement d’un lion galeux qui a tyrannisé les jeunes du prêche musulman et les savants de la communauté musulmane, et il a insulté, il a envoyé des flèches et il a rudoyé, il n’a pas respecté nos savants et il s’est moqué de leurs paroles avec vanité et orgueil, avec un langue déchaînée et avec audace.

 

Tu n’a pas vu, ô le vertueux l’aimable, combien il a honoré l’œil des rafida –secte chiite– et les laïques quand il a osé parler de ‘Omar Ibnou Al Khattab –qu’Allah soit satisfait de lui– en rendant faux ce qu’il a narré, et en le contredisant dans ce qu’il veut, en disant (page 17) : « il est établie que la faute n’est pas exclue d’un narrateur, même s’il est de la grandeur de ‘Omar » et tu n’a pas vu comment il a attaqué Khabbab Ibnou Al Athari, le sixième converti à l’islam des six premiers compagnons convertis, son âme est éternellement au paradis treize siècles avant l’arrivé d’Al Ghazali, il a dénigré son savoir quand il a parlé de ce qu’a rapporté Al Boukhari et Moslim[1] d’après Khabbab –qu’Allah soit satisfait de lui–  « le musulman est récompensé pour tout ce qu’il dépense sauf pour une chose le conduit vers cette terre (l’enterrement) » et Al Ghazali a dit avec audace (page87) « dans la parole de khabbab il y’a une couche de pessimisme qui s’est emparé sur lui a cause de sa maladie de laquelle il a beaucoup souffert ». Tu n’as pas vu, ô le frère, sa parole à propos de Salman Al Farissi –qu’Allah soit satisfait de lui– (page116

concernant un hadith qu’il a rapporté : « le hadith de Salman n’est qu’une réflexion d’un état psychique particulier ».

 

Alors dis-moi, ô toi qui es digne de succès, est-il aimable de la part d’une personne de passion de refuser les arguments et les preuves comme a fait Al Ghazali ? ‘Omar est dans l’erreur en ce qui concerne ce qu’il a rapporté du prophète – que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui–, Khabbab est pessimiste et Salman est dans un état psychique spécial. Vois-tu que ces paroles sont d’un homme qui s’est attaché à la science pour une raison approuvable ? Ou se sont des paroles d’un homme de passion ? Et la passion est un bateau qu’admire le pauvre de science et le noyé, ou se sont des paroles d’un arrogant ? Tu peux dire cela ou ce que tu veux, on te reprochera rien. Il a raison celui qui a dit : « quand les situations changent on sait ce que cachent les cerveaux des hommes » et les situations ont changé, et le dissimulé s’est dévoilé pour moi et pour toi, et ce que cachaient les cerveaux a été présenté sur des plats, et j’ai vu et tu as vu, et les jours nous montrent tous ce qui est surprenant et étrange. Et arrête toi, ô l’aimable, sur sa parole (page128) : « ceux qui ont dit de couper la prière et qui sont les trois personnes citées dans le hadith d’Abi Dhir et d’autres, sont les pauvres des gens du hadith » sais-tu qui sont les trois personnes citées et qui ont dit de couper la prière ? Se sont des gens de bien : Anas, Abou Dhir et Abou Horayra –qu’Allah soit satisfait d’eux– et Ibnou Al ‘Abbas dans une narration, et Hassan Al Bassri et Abou Al Ahwas et Ahmad dans une autre narration et d’autres. Demandes aux enfants des musulmans au sujet des grands imams que je t’ai cités, sont-ils des pauvres de science ? S’ils te répondent qu’ils sont des grands savants, tu partageras mon avis que la convoitise d’Al Ghazali est immense de rabaisser celui qui le contredit, avec des mauvaises paroles et d’épouvantables écrits, comme les gens de la passion, et celui qui dit ce qu’il veut aura ce qu’il ne voudra pas. Ô l’ami fraternel, j’ai lu et tu as lu le livre, et je l’ai trouvé riche et pauvre, riche des histoires[2] et de dérisions, et pauvre des bonnes paroles et des bons choix, l’écrivain s’est considéré lui-même juge et arbitre, entre qui ? Entre les gens de la jurisprudence et les gens du hadith dans leur compréhension de la Sunna, et donc il a prouvé

l'étroitesse et la médiocrité de sa compréhension de la jurisprudence, car la plupart des gens de la jurisprudence contemporains sont des sermonneurs, et la plupart des gens du hadith prédécesseurs sont des savants.

 

Je désigne par la, Malik, Achafi-‘i, Ahmad, Al Awza-‘i, Al Laythi et Athawri et d’autres…ne sont-ils pas les émirs des croyants dans le hadith ? Ne sont-ils pas les savants de la communauté musulmane ?

 

Il s’apercevra au clairvoyant au minutieux que l’écrivain voulait expliquer que les gens de la jurisprudence sont lui-même et celui qui est d’accord avec lui, et les gens du hadith sont ceux qui le contredisent.

 

Tu n’as pas vu la preuve de cela quand il a dit (page19) : « les gens du hadith ont rendu le prix du sang de la femme équivalent à la moitié du prix du sang de l’homme, et cela est une absurdité intellectuelle et morale réfutée par les savants vérificateurs » et toi, tu sais –et j‘expliquerai cela après– que toute la communauté avec ses savants sont unanimes que (…) aux gens du hadith, et donc les savants vérificateurs sont Al Ghazali et celui qui est d’accord avec lui !

 

Et je t’arrête si Allah le veut sur celui la qui s’est recommandé (comme bon savant) par lui-même, c’est un ignorant par rapport aux caractéristiques des savants, un irresponsable par rapport au savoir et aux oulémas…il s’est dévié dans son jugement, il s’est emporté des son verdict, il a triomphé son avis, il a éhonté les savants de la communauté musulmane et il a propagé la divergence et il a brisé l’union en commençant son audience sans prononcer le nom d’Allah et sans le louer …

 

Ecoutes, sans que tu sois ordonné, les critères d’Al Ghazali dans son livre que tu as demandé de dévoiler et d’analyser.

 

 



[1] C’est comme ça qu’il a attribué le Hadith à Moslim alors qu’il n’est que dans le recueil d’Al Boukhari

[2] Il a raconté dans son livre plus de seize histoires qui lui sont arrivées, certaines prennent plus qu’une page et demi, voici les pages : 10, 11, 18, 26, 30, 43, 66, (…), 75 deux fois, 93, 94, 98 deux fois 108… 

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Publié dans Les Innovateurs

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