Ce nest pas tous ceux qui commettent une innovation qui deviennent forcément des innovateurs
Quelle est votre opinion, oh shaykh, sur celui qui dit : « Ce n’est pas tous ceux qui commettent une innovation qui deviennent forcément des innovateurs, et ce n’est pas tous ceux qui commettent un acte de mécréance qui deviennent forcément des mécréants »?: Et si cela est vrai, quelle en est l’explication détaillée ?
Les gens de la sounnah regardent l’erreur et celui qui commet l’erreur. Ils retournent l’erreur vers celui qui la prononce, et ils insistent sur le reproche. Et ils demandent les preuves qui montrent que cette parole ou cet acte est une erreur qui fait parti de l’innovation (bid’iyah), de la mécréance (koufriyah) ou de la perversion (fisqiyah).
Car la volonté est de purifier la sounnah des innovations, et d’éduquer le musulman au comportement privé de tout péchés, jusqu’à ce qu’il suive ce qui plait à Allah dans les paroles et dans les actes.
Parce qu’il est connu chez les musulmans de manière générale, et chez ahlus sounnah, de façon plus précise, qu’accomplir les obligations est un moyen de se rapprocher d’Allah , et de la même façon abandonner ce qu’Allah a interdit est un moyen de se rapprocher d’Allah ‘Aza Wa Jal.
Et cela pour avoir suivi ce qui est recommandé et la recherche de la récompense.
Et ensuite, ils regardent celui qui commet l’erreur en personne. Et celui qui a commis l’erreur est dans un de ces 2 cas, et je dit un de ces 2 cas de manière générale, pas dans les cas particuliers.
Il est, pour eux, soit quelqu’un qui a voulu la vérité et avait l’intention de bien faire, mais il s’est trompé de chemin, ses pieds ont dérapé. Celui-là, on ne prend pas en compte son dérapage, et on protége son honneur, tout en rejetant son erreur, elle ne peut être acceptée auprès d’Allah, avec sincérité et une intention pure.
Même s’il est l’imam untel ou le savant untel. Les compagnons eux-même se sont répondus entre eux, qu’Allah les agrées, dans des questions contraires à la législation islamique, ce qui est la démarche chez eux, certains ont remarqué l’erreur et ils l’ont critiquée.
Et dans un tel cas, il est de ton devoir, toi qui voit l’erreur, si tu sais que tel savant ou tel imam s’est trompé de voie, il est de ton devoir de t’écarter de cette voie dans laquelle il s’est engagé à tord. Et ne suis pas le chemin dans lequel il s’est égaré car tu serais dans le péché et tu en serais affecté, alors que lui, il est récompensé par Allah tant qu’il a souhaité la vérité, et son erreur lui est pardonnée incha Allah Ta’ala.
Mais celui qui connaît son erreur, alors il lui est obligatoire de ne pas le suivre, comme il lui est obligatoire de respecter l’honneur de celui qui s’est trompé, ainsi que la sacralité de sa personne.
Le 2ème cas, pour les gens de la sounnah, est un homme qui a connu la vérité, mais qui s’en détourne volontairement et avec orgueil.
Alors celui-ci est un innovateur et un égaré si l’écart est une innovation. Et il est un mécréant apostat si l’écart est une mécréance . Et il est un pécheur si l’écart est un péché.
Et tout cela vous montre qu’il ne faut pas traiter quelqu’un d’innovateur ou de mécréant, jusqu’à ce que les preuves de cela lui soient amenées. Et c’est ainsi que je vous conseille d’agir vis-à-vis de ce genre de dénomination. Les gens de la sounnah ne prononcent pas ces appellations de manière générale, mais ils détaillent et ils font la différence entre la parole et celui qui l’a prononcée, et entre l’acte est celui qui l’a commis.
Et partant de là je dis, les gens de la sounnah, dans leurs bases dans le jugement de l’erreur, et le fait de se référer à la législation, ils ne jugent pas comme mécréance ce que la législation à considérer comme un péché.
Et ils ne déclarent pas une désobéissance comme étant une innovation alors que la législation l’a considérée comme une mécréance. Mais ils sont avec la législation islamique, avec les preuves de la législation islamique.
Le sacrifice rituel pour un autre qu’Allah, pour un djinn, ou pour une personne dans sa tombe, ou pour éloigner le mauvais œil, la loi a dit que c’était de l’association à Allah, alors le sacrifice dans un tel cas est une association à Allah.
Et pour ce qui est du jugement de celui qui commet ce genre de contradiction à la loi, alors les gens de la sounnah regardent tout d’abord son erreur, et ce qu’en dit la législation. Puis, ils regardent ensuite si la description (l’application du jugement) peut correspondre précisément sur untel ou untel
Et la description (l’application du jugement) nécessite obligatoirement la présence des conditions (shourout) et l’absence des contre-indications (mawani’).
propos tirés d'une k7 contenant des questions/ réponses sur des sujets divers)
PAR NOTRE FRERE :
IBN MUHAMMAD AL-DJAZA IRI
DJAZAHU-L-LAHU KHAYRAN