La femme en Islam

Vendredi 15 septembre 2006 5 15 /09 /2006 20:31

1) Le statut de la Femme avant l'Islam

Ce qui est signifié par "avant l'islam" est la période nommée Jahiliya (les jours d'ignorance), que vivaient les gens du monde entier et particulièrement les Arabes. Car ils n'ont pas eu de messagers parmi eux et ils étaient dépourvus de toute guidée. Et comme il est exposé dans le hadith : " Allah les a regardés - Arabes et non-Arabes - et les a détestés, à part quelques-uns des Gens du Livre (qui étaient restés sur le vrai message). Dans la plupart des cas, la femme de cette période vivait dans des conditions critiques - particulièrement celles dans les sociétés arabes, qui détestaient la naissance d'une fille. Ainsi, certains parmi les Arabes enterreraient leur fille alors qu'elle était vivante jusqu'à ce qu'elle meurt sous terre. Et certains parmi eux les laissaient vivre seulement pour une vie d'humiliation et de dégradation. Allah dit :
« Et lorsqu'on annonce à l'un d'eux une fille, son visage s'assombrit et une rage profonde [l'envahit]. Il se cache des gens, à cause du malheur qu'on lui a annoncé. Doit-il la garder malgré la honte ou l'enfouira-t-il dans la terre ? Combien est mauvais leur jugement ! » [Sourate Nahl : 58-59]

« et qu'on demandera à la fillette enterrée vivante pour quel péché elle a été tuée. »[Sourate At-Tawkir : 8-9]
Le mot maw'uda fait référence à la petite fille (encore bébé) enterrée vivante et laissée pour morte sous terre. Et si on lui épargne d'être enterrée vivante et qu'on lui permet de vivre, elle trouve une vie de dégradation. Puisque l'on ne lui a pas permis d'hériter de la propriété de son parent, peu importe l'argent qu'il possédait ou qu'elle souffre de la pauvreté et soit dans le besoin. Ceci parce que la succession était spécifique aux hommes à l'exclusion des femmes. En fait, elle était distribuée comme partie de la propriété de son mari décédé, de même que son argent était distribué dans la succession !

Et on trouvait un nombre important de femmes vivant sous la coupe d'un homme, puisqu'il n'y avait pas de limites au nombre de femmes avec lesquelles on pouvait se marier. Donc ils ne s'intéressaient pas à ce qui arrivait aux femmes suite à cela, comme vivre à l'étroit, les gênes et l'injustice.

2)Le statut de la Femme après l'islam

Mais quand l'islam est venu, il a enlevé ces injustices et lui a rendu son honneur et respect de soi dans l'humanité. Allah dit :

« Ô hommes ! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle »
[Sourate Al-Hujurat : 13]

Donc Allah mentionne qu'elle est l'associée de l'homme dans l'origine de l'humanité et de même, elle est associée à l'homme en termes de récompense ou de punition pour les actions exécutées. Allah dit :
« Quiconque, mâle ou femelle, fait une bonne œuvre tout en étant croyant, Nous lui ferons vivre une bonne vie. Et Nous les récompenserons, certes, en fonction des meilleures de leurs actions. »
[Sourate Nahl : 97]

« afin qu'Allah châtie les hypocrites, hommes et femmes, et les associateurs et les associatrices »[Sourate Al-Ahzab : 73]

Et Allah a interdit de considérer une femme comme une possession héritée de la propriété de son mari mort, comme Il dit :
« Ô les croyants ! Il ne vous est pas licite d'hériter des femmes contre leur gré » [Sourate An-Nisa :19]

Ainsi Allah lui a donné son indépendance dans son individualité, si bien qu'elle a pu hériter au lieu d'être un objet de succession. Et Allah a donné un droit à la femme dans la succession de la richesse de son parent. Allah dit :
« Aux hommes revient une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches; et aux femmes une part de ce qu'ont laissé les père et mère ainsi que les proches, que ce soit peu ou beaucoup : une part fixée. »
[Sourate An-Nisa : 7]
« Voici ce qu'Allah vous enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S'il n'y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s'il n'y en a qu'une, à elle alors la moitié »[Sourate An-Nisa : 11]

De même pour les autres textes qui montrent qu'une femme peut hériter qu'elle soit mère, fille, sœur ou épouse. En ce qui concerne le mariage, Allah a limité le mari au mariage de quatre femmes maximum, à condition qu'il traite toutes ses femmes impartialement et également selon sa capacité. Et Il a obligé les maris à vivre avec elles dans la bonté, comme Il dit :
« Et comportez-vous convenablement envers elles »[Sourate An-Nisa : 19]

Et Il a fait de la dot son droit et Il a commandé qu'on la lui donne complètement à part ce qu'elle permet selon sa propre volonté. Allah dit :
« Et donnez aux épouses leur mahr,de bonne grâce. Si de bon gré elles vous en abandonnent quelque chose, disposez-en alors à votre aise et de bon cœur »[Sourate An-Nisa : 4]

Et Allah l'a faite gardienne de sa demeure, commandant le bien et interdisant le mal dans le ménage de son mari - et lui a donné le commandement sur ses enfants. Le prophète (Prières et bénédictions d'Allah sur lui) a dit :
« la femme est le gardien du ménage de son mari et elle sera interrogée (le Jour du Jugement) concernant ceux sous son soin. »

Aussi, Allah a rendu obligatoire au mari de dépenser pour elle et de l'habiller d'une bonne façon.
Ce que les ennemis de l'islam et leurs ramifications veulent aujourd'hui, c'est enlever à la femme son honneur et ses droits

En effet les ennemis de l'islam - plutôt les ennemis de l'humanité - aujourd'hui, parmi les mécréants, les hypocrites et ceux qui ont une maladie dans le cœur, ragent que la femme musulmane ait atteint l'honneur, la gloire et la chasteté dans l'islam. Ceci parce que les ennemis de l'islam, parmi les mécréants, les hypocrites et ceux qui ont une maladie dans le cœur, veulent de la femme qu'elle serve de piège par lequel ils peuvent séduire et attraper ceux qui ont une foi faible et ceux qui ont perverti leur nature, après avoir obtenu d'elle d'accomplir leurs désirs dépravés. Allah dit :
«Et Allah veut accueillir votre repentir. Mais ceux qui suivent les passions veulent que vous incliniez grandement (vers l'erreur comme ils le font) »
[Sourate An-Nisa : 27]

Et ceux qui ont une maladie dans le cœur parmi les musulmans veulent que la femme soit un produit bon marché qui s'exhibe devant ces gens de désirs lascifs et d'inclinations diaboliques. Ils veulent qu'elle serve comme un produit accessible devant leurs yeux pour qu'ils puissent trouver un divertissement dans son apparition ou qu'ils puissent lui faire faire quelque chose de beaucoup plus mauvais que cela.

C'est pourquoi ils font de grands efforts pour essayer de faire sortir la femme de sa maison pour qu'elle puisse participer avec les hommes dans leurs emplois - travailler côte à côte avec eux. Ou qu'elle puisse servir et soigner les hommes comme infirmière à l'hôpital, hôtesse de l'air ou qu'elle soit enseignante ou professeur dans les écoles mixtes, ou qu'elle soit actrice au théâtre, chanteuse, journaliste dans toute forme de médias -afin qu'elle exhibe son visage et séduise les hommes par sa voix et son apparition.

Et les magazines immoraux ont pris les images de jeunes filles provocantes et nues comme moyen de promotion et de marketing de leurs magazines. Et certains hommes d'affaires et sociétés ont pris ces images comme moyen de promotion de leur produit, si bien qu'ils placent ces images sur leur publicité et expositions.

Ces mauvaises actions sont censées distraire la femme de son devoir réel et véritable, qui est dans la maison. Et élever leurs enfants et s'occuper des affaires de leurs ménages, ce qui aboutit à un grand mal.
Cependant, nous n'interdisons pas à la femme de travailler à l'extérieur de sa maison, tant qu'elle se soumet aux directives suivantes :

1. Elle doit avoir besoin de faire ce travail ou que la communauté dans laquelle elle vit exige qu'elle fasse ce travail, si bien qu'on ne peut trouvé d'homme qui puisse faire ce travail.

2. Elle doit faire cela après l'accomplissement du travail qu'elle a à la maison, qui est son travail premier.

3. Ce travail doit être dans un environnement de femmes seulement, comme enseigner à des femmes (seulement) ou soigner des patients féminins, ou s'occuper d'enfants. Et son travail doit être séparé des hommes

4. De même, il n'y a rien qui l'empêche d'apprendre les affaires de sa religion - en fait elle est obligée de le faire. Et il n'y a rien qui l'empêche d'enseigner des aspects de sa religion, tant qu'il y a un besoin de cela et son enseignement est limité à un environnement de femmes (seulement). Et il n'y a aucun mal à ce qu'elle donne cours dans une mosquée ou autre , tant que cela est isolé des hommes. On a vu cela des femmes au début de l'islam (c'est-à-dire les Sahabiyat), qui travaillaient, étudiaient et se rendaient aux mosquées

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Article tiré du site al-manhaj.com
Source : Son livre « Tanbihat 'ala Ahkam takhtassu bil-Mu'minat » (p. 6-11)
Traduit en français par les salafis de l'Est Qu'Allah Les Récompenses

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : La femme en Islam
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Jeudi 21 septembre 2006 4 21 /09 /2006 19:08

par cheikh Ibn Bâz

[Le Prophète] (salallahou Alayhi wa Salam) a expliqué que la déficience dans la raison [de la femme] est du côté du manque de mémorisation, et du fait que son témoignage doit être renforcé par celui d'une autre femme, et ce pour ajuster le témoignage, car elle peut oublier et ajouter [des choses] au témoignage, ou en diminuer. Comme Allah, glorifié soit-Il, a dit :

"Faites-en témoigner par deux témoins d'entre vos hommes ; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d'entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l'une d'elles s'égare, l'autre puisse lui rappeler" [S2 :v282]

Quant à la déficience dans sa religion, c'est à cause du fait que, pendant les périodes des règles et de lochies, elle abandonne la prière et le jeûne. Puis elle ne rattrape pas la prière. C'est ceci donc la déficience dans la religion. Cependant, cette déficience n'est pas [une raison pour] la blâmer, mais c'est un manque établi par la Législation d'Allah . C'est Allah qui l'a légiféré, par bienveillance et facilitation, car si elle jeûne au cours de [la période] des règles ou des lochies, cela lui nuira.

(...)

Il n'est pas nécessaire que la déficience de sa raison ou de sa religion soit dans tous les domaines. Le messager d'Allah (salallahou Alayhi wa Salam) a seulement dit que la déficience de sa raison est du côté de ce qui peut l'affecter comme manque de mémorisation du témoignage, et que le manque de sa religion est du côté de ce qui peut l'affecter comme l'abandon de la prière et du jeûne en cas de menstrues ou locchies. Cela ne veut pas dire qu'elle soit nécessairement inférieure à l'homme, en toute chose, et que l'homme lui soit supérieur en toute chose. Certes, le sexe masculin est, dans l'ensemble, meilleur que le sexe féminin comme Allah, glorifié et Exalté soit-Il, a dit :

"Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu'Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu'ils font de leurs bien."

Cependant, elle peut le dépasser, parfois, dans de nombreux domaines. Combien il existe de femmes qui sont supérieures à de nombreux hommes, en leur raison, religion et mémoire ! Ce qui a été rapporté du Prophète (salallahou Alayhi wa Salam) c'est uniquement le fait que le sexe féminin est inférieur au sexe masculin dans la raison et la religion, du point de vue de ces deux aspects que le Prophète (salallahou Alayhi wa Salam) a expliqué.

Il se peut [aussi] qu'elle fasse de nombreuses bonnes actions qui font qu'elle dépasse beaucoup d'hommes, dans ses bons actes, sa crainte d'Allah - glorifié et exalté soit-Il - et son rang dans l'au-delà. Elle peut être douée dans certains domaines et ainsi mémoriser beaucoup et plus que certains hommes, dans de nombreuses questions dont elle peut s'occuper et s'efforcer d'apprendre et mémoriser pour devenir ainsi une référence dans l'histoire musulmane, ou de nombreux autres sujets. Ceci est clair pour celui qui observe l'état des femmes à l'époque du Prophète (salallahou Alayhi wa Salam) et les époques suivantes.

Ainsi, on sait que la déficience en question n'empêche pas de compter sur les narrations rapportées par une femme. De même pour le témoignage, si c'est confirmé par une autre femme.

(...)

Le croyant ne doit donc pas l'accuser de déficience en toute chose et de faiblesse de la religion en toute chose. C'est uniquement une faiblesse qui touche sa pratique religieuse, et qui touche sa raison en ce qui concerne la mémorisation du témoignage ou des choses semblables. On doit donc éclaircir ceci, et expliquer les paroles du Prophète (salallahou Alayhi wa Salam) de la meilleur manière qui soit. Et Allah est le Plus Savant.

Adel Abd Allah

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : La femme en Islam
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 20:01

 

Shaykh 'Abdul 'Aziz Ibn Baz

 



[1] Le statut de la femme musulmane dans l’islam est très noble et élevé et son effet est très grand dans la vie de chaque musulman. En effet la femme musulmane est la première enseignante dans la construction d'une société juste, lorsqu’elle suit la guidée du Livre d'Allah et la Sunna du messager – qu’Allah prie sur lui et le salue -. Car l’adhésion au Qur`an et à la Sunna éloigne le musulman – homme ou femme – de l’égarement dans n'importe quelle question. L’égarement dont souffrent les diverses nations ne vient que de leur éloignement du chemin d'Allah - le Parfait, le Très-Haut - et de ce avec quoi Ses prophètes et messagers – que la Paix et les Prières d'Allah soient sur eux tous - sont venus. Le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - a dit :

 

« Je vous laisse deux choses, vous ne vous égarerez pas tant que vous vous y accrocherez, le Livre d'Allah et ma Sunna. » [2]

 

La grande importance du rôle de la femme musulmane - comme femme, sœur, fille et ses droits et devoirs – ont été expliqués dans le noble Qur`an et détaillés dans la Sunna authentique.

 

Le secret de son importance se trouve dans le fardeau énorme et la responsabilité qui est placée sur elle et les difficultés qu’elle doit endosser - responsabilités et difficultés dont certaines ne peuvent être supportées par un homme. C'est pourquoi fait partie des obligations les plus importantes, de montrer de la gratitude envers la mère, de la bonté et entretenir de bons rapports avec elle. Et à cet égard, on lui donne la préséance sur le père. Allah le Glorifié dit :

 

« Nous avons commandé à l’homme [la bienfaisance envers] ses père et mère; sa mère l’a porté [subissant pour lui] peine sur peine : son sevrage a lieu à deux ans.” Sois reconnaissant envers Moi ainsi qu’envers tes parents. Vers Moi est la destination. » [Sourate Luqman 31:14]

 

« Et Nous avons enjoint à l’homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l’a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois » [Sourate Ahqaf 41:15]

 

Un homme est venu au messager d'Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue - et a dit : « ô messager d'Allah! Qui parmi les hommes mérite plus que j’entretienne de bons rapports avec lui ? »

 

Il a répondu : « Ta mère. »

 

L'homme a demandé, « Qui ensuite ? »

 

Il a répondu : « Ta mère. »

 

L'homme a alors demandé, « Qui ensuite ? »

 

Donc le Prophète a répondu de nouveau : « Ta mère. »

 

Alors l'homme a demandé, « Qui ensuite? »

 

Donc il a répondu : « Ton père. » [3]

 

Donc cela nécessite que l'on donne à la mère trois fois la bonté et le bon traitement que l’on donne au père.

 

En ce qui concerne l’épouse, son statut et son effet sur l’apaisement de l'âme et sa sérénité ont été clairement montrés dans le noble verset, dans Sa Parole :

 

 

« Et parmi Ses signes Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté. Il y a en cela des preuves pour des gens qui réfléchissent. » [Sourate Ar-Rum 30:21]

 

Al-Hafidh Ibn Kathir (d.774H) a dit dans l'explication des termes mawaddah et rahmah contenus dans le susdit verset :

 

« Al-mawaddah signifie l'amour et l'affection et ar-rahmah signifie la compassion et la pitié - puisqu'un homme prend une femme en raison de son amour pour elle, ou par compassion et pitié pour elle; en lui donnant un enfant de lui … » [4]

 

Et la position unique que la femme du prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - Khadija a pris, avait un effet énorme dans le calme et l'assurance du messager d'Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue -, lorsque l'ange Jibril est venu pour la première fois à la caverne de Hira. Ainsi le prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue - est revenu vers Khadija avec la première Révélation et son de cœur battait très fort et il tremblait, et il lui a dit : « Couvrez-moi! Couvrez-moi! »

 

Donc elle l'a couvert jusqu’à ce que sa crainte disparaisse, après quoi il a raconté à Khadija tout ce qui était arrivé et dit : « Je crains que quelque chose ne m'arrive. »

 

Donc elle lui a dit : « Jamais! Par Allah! Allah ne te déshonorera jamais. Tu maintiens les liens de parenté, tu aides le pauvre et l’orphelin, tu sers généreusement tes invités et aide ceux qui ont été affligés par un désastre. » [5]

 

Et n'oubliez pas 'Aisha et son grand effet. Au point que même les grands Compagnons prenait d'elle la science du Hadith et beaucoup de Sahabiyat ont appris d'elle les diverses règles se rapportant aux questions des femmes.

 

Et je n'ai aucun doute que ma mère - qu'Allah lui fasse miséricorde- a eu un effet énorme sur moi, en m’encourageant à étudier; et elle m'y a aidé. Qu’Allah augmente énormément sa récompense et la récompense de la meilleure des récompenses pour ce qu'elle a fait pour moi.

 

Et il n'y a aucun doute aussi, que la maison dans laquelle il y a bonté, douceur, amour et soin, avec l’éducation islamique correcte (tarbiya) affectera énormément l'homme. Donc il sera – si Allah le veut - couronné de succès dans ses affaires et dans toute chose – la recherche de la science, le commerce, le travail, ou autre que cela. Donc c'est à Allah Seul que je demande d'accorder le succès et de nous guider tous vers ce qu’Il aime et ce dont Il est satisfait. Et que les Prières et la Paix d'Allah soient sur notre prophète Muhammad et sur sa Famille, ses Compagnons et ses disciples.

 

Notes de bas de page :

 

[1] Cet article est une réponse à une question particulière concernant la position et le statut de la femme musulmane et a été pris de Majmu'ul Fatawa wa Maqalatil Mutanawi`a (3/348-350).

 

[2] Hassan : Rapporté par Malik dans Al-Muwatta (2/899) et Al-Hakim (1/93), d'après Ibn 'Abbas. Il a été authentifié par Shaykh Al-Albani dans As-Sahiha (No 1871).

 

[3] Rapporté par Al-Bukhari (No 5971) et Muslim (7/2), d’après Abû Hurayra.

 

[4] Tafsir Qur`anil A'dhim (3/439) d’Al-Hafidh ibn Kathir.

 

[5] Rapporté par Al-Bukhari (1/22) et Muslim (1/139), dans la longue narration de 'Aisha.

 

Article tiré du site troid.org

 

Traduit en français par les salafis de l’Est
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : La femme en Islam
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 16:17

« Qu’en est-il du beau-frère de la femme
- Le beau-frère, c’est la mort ! »


Al-Imâm Muhyî ad-Dîn

Abî Zakaria Yahya Ibn Charaf an-Nawawî

 


D’après ‘Uqba Ibn ‘Âmir le Messager d’Allâh (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Evitez d’entrer chez les femmes ».

Et un homme issu des Ansar lui dit :

« Qu’en est-il du beau-frère de la femme ? » -

« Le beau-frère, c’est la mort. » [1]


L’Imâm An-Nawawî (rahimahullâh) dit :


Le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit : « Le beau-frère, c’est la mort. »


Al-Layth Ibn Sa’d dit :

Le beau-frère [al-Hamoû] c’est le frère du mari et ce qui fait partie des proches du mari comme les fils de l’oncle et ce qui y ressemble.



Il y a unanimité des linguistes [Ahl al-Lougha] sur le fait que : « al-Ahmâ » sont les proches parents du mari [al-Aqârib], comme son père, son frère, son neveu, son cousin, et autres qu’eux.


Quant à la parole du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) : « Le beau-frère, c’est la mort. »

Elle signifie : que [dans la fréquentation de la femme de son frère] cela devrait lui inspirer une plus grande peur pour le potentiel mal que cela peut lui causer.



En effet, la tentation qui risque de résulter de sa présence est plus grande en raison de la possibilité qui lui est donnée de s’approcher de la femme de son frère et de rester seul avec elle sans susciter de répréhension.

Ce qui n’est pas le cas pour une personne étrangère [à la famille].



Et ce qui est voulu à travers le terme « al-Hamoû » ici, c’est les proches parents du mari autres que ses parents et ses enfants. Car assurément, ses parents et ses enfants sont des « Mouhâram » [personnes avec qui le mariage est interdit] pour son épouse. Et il leur est donc permis de rester seuls avec elle ; ils ne peuvent pas être qualifiés de cause « de mort » [al-Mawt].




Quant aux frères, neveux, oncles, cousins et autres qu’eux, ils ne sont pas des « Mahrâm ». Les gens ont l’habitude de faire preuve d’indulgence à leur égard et de les laisser seuls avec les femmes de leurs frères. Ce qui constitue « la mort » [comme mentionnée dans le hadîth]. La présence du beau-frère mérite plus d’être interdite que celle d’un étranger à cause de ce que nous avons rappelé, et ce que je viens de mentionner est ce qui est le plus juste [as-Sawâb] du sens voulu du hadîth.




Et ce qui est rappelé par al-Mâzarî [sur ce hadîth] qui fait mention du fait que ce qui est voulu [dans ce hadîth] à travers « al-Hamoû » [le beau-frère], c’est le père du mari, et il dit : « l’interdiction est liée au père du mari. » Mais c’est un « Mahram », comme peut il être étranger ? Cette parole est caduque [Fâssid] et rejetée [Mardoûd].

Il n’est pas permis de prendre le hadîth dans ce sens. Il est dit de al-Qâdhî d’après Abî ‘Ubayd que le sens voulu dans « Le beau-frère, c’est la mort. » est qu’il meurt et qu’il ne fasse pas cela. C’est aussi une parole caduque [Fâssid].



Plutôt, ce qui est le plus juste [as-Sawâb], c’est ce qui a été avancé précédemment [dans l’explication du hadîth].


Ibn Al-‘Arabî dit : c’est une expression utilisée par les Arabes dans le même sens qu’ils disent : « le lion, c’est la mort ! » c’est-à-dire que sa rencontre est à l’exemple de la mort.



Al-Qâdhî dit : le sens voulu dans l’isolation avec le beau-frère [al-Ahmâ] est que le fait de rester seuls peut provoquer la tentation [Fitnah] et la perdition dans la religion, d’où la comparaison de cette situation à la mort [al-Mawt]. Cette tournure [le beau-frère, c’est la mort] souligne la gravité de la chose .



[...] [2]
[1] Rapporté par al-Bukhârî - n° 4934 et par Muslim - n° 2172
[2] Kitâb « al-Minhâdj Charh Sahîh Muslim » de L’Imâm An-Nawawî, vol-14 p.378-379

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : La femme en Islam
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Lundi 6 novembre 2006 1 06 /11 /2006 16:30

" Le frère du mari "




Shaykh Ibn ‘Uthaymîne




QUESTION :



Il y a deux frères mariés , qui habitent dans un seul appartement .

Est il permis aux femmes de découvrir leur visages , devant le mari de l'autre sachant que l'autre et vertueux .



Si les familles , vivent ensemble , alors il est obligatoire , de porter le voile , devant ceux qui ne sont pas leur mahram , ( personne avec qui elle n 'ont pas le droit de se marier ) . Il n 'est pas permis pour la femme d 'un frère de se dévoiler devant le frèere de son mari , car son frère est comme tout autre homme , dans la rue qui peux la voir et qui ne lui est pas interdis , au mariage .



[...] Il n’est aussi pas permis au frère [du mari de la femme] de se retrouver seul avec elle, quand son mari est à l’extérieur de la maison.

C’est un problème qui touche beaucoup de personne, à l’exemple des frères qui vivent dans la même maison et que l’un des d’eux se marie.



Il n’est pas permis pour celui qui se marie de laisser sa femme avec son frère s’il sort travailler ou étudier.



Car le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) a dit :

« Aucun homme ne doit s’isoler avec une femme [non-mahrâm]. »

Et il a dit :

« Méfiez-vous d’entrer parmi les femmes. » Ils ont dit :

« O Messager d’Allâh, et qu’en est-il du beau-frère ? » Il dit :

« Le beau-frère, c’est la mort [aussi grave que la mort]. »



Il y a toujours des questions liées à l’adultère [Zinah] dans de telles situation, l’homme sort et laisse sa femme et son frère dans la maison, alors Chaytân [Satan] les tente et ils commettent l’adultère - Et on recherche la protection d’Allâh contre cela.

Et commettre l’adultère avec la femme de son frère est pire que de le faire avec celle de son voisin, plus encore, c’est plus terrible que cela.


Dans tous les cas, ce que je veux dire par ces mots, c’est que c’est une chose pour laquelle je me décharge de la responsabilité auprès Allâh.

Il n’est pas permis pour la personne de laisser sa femme auprès de son frère dans la maison seule, peu importent les circonstances, quand même son frère est le plus sûr des gens et le plus digne de confiance des gens, Chaytân circule à travers le fils d’Adam comme son sang circule, et le désir sexuel ne fait pas de liens, et plus particulièrement parmi les jeunes.


Ceci dit, que devrions nous faire si deux frères vivent dans la même maison et que l’un d’eux se marie ? Est-ce que cela veut dire que quand il le sort, il doit sortir avec sa femme pour travailler avec lui ?


La réponse est non, mais la maison peut être divisée en deux, une partie pour le frère dans laquelle il reste seul, avec une porte qui peut être fermée à clé que le mari peut prendre avec lui quand il sort pour travailler.

Et la femme sera donc ainsi dans une partie séparée de la maison et le frère sera dans une autre partie séparée de la maison. Mais il est possible que le frère dise à son frère : « Pourquoi est-ce que tu fais cela ? Est-ce que tu n’as pas confiance en moi ? » La réponse à cela est de lui dire : « Je fais ceci dans ton propres intérêt, car certes Chaytân circule à travers le fils d’Adam comme son sang circule.

Il se peut qu’il te tentera et qu’il incitera ton âme au point de te vaincre ou t’affaiblir, faire dominer tes désirs sur ta raison, dans quel cas tu tomberas dans l’illicite. Je fais cela pour te protéger. Et cela est dans ton intérêt aussi bien que pour moi. » S’il se fâche à cause de cela - Il faut le laisser dans son irritation et il ne faut pas s’inquiéter.

Cette question à laquelle [je réponds] et vous avertis me décharge de responsabilité auprès d’Allâh, et certes votre compte sera auprès Allâh - ‘Azza wa Djal. [...]

__________________
Ibn al-Djawzî a dit :

« Par Allâh,

J’imagine l’arrivée au Paradis et l’éternité du séjour sans maladie, sans salivation [crachat], sans sommeil, sans calamité, mais au contraire, dans une santé permanente, avec des satisfactions ininterrompues et sans troubles, dans un bien-être toujours renouvelé et sans cesse augmentée.

J’imagine tout cela et je m’impatiente. Mon âme éprouverait presque des difficultés à l’admettre si la Loi ne l’avait attesté ! Car on ne sait que ces demeures ne seront gagnées que dans la mesure de l’effort déployé ici-bas [...] » [1]


[1] Kitâb « Sayd ul-Khâtir » de Ibn al-Djawzî, p.345

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