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Avis juridiques

Samedi 23 septembre 2006

Doit-on suivre le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) dans son annonce de l'entrée du mois de Ramadan en sachant qu'il se base sur les calculs astronomiques?

 

 

 

Question (Posée le 21/08/06 dans la mosquée sacrée de La Mecque) :

Nous disposons en France, d'une instance (En l'occurrence le CFCM) composée de musulmans ordinaires (c'est à dire que ce ne sont pas des savants, ni des étudiants en science religieuse) qui représente les musulmans de France auprès des autorités françaises. Cette instance représentative procède à la déclaration de l'entrée du mois de Ramadan en se basant sur les calculs astronomiques. Est-il obligatoire de prendre en compte cette déclaration et de jeûner en conséquence?

Réponse de Cheikh Al fawzane - Qu'Allah le préserve- :

"Oui, les musulmans, minoritaires dans les pays non musulmans, doivent prendre en considération la vision de leur institut islamique. Si cet institut l'ordonne, les musulmans doivent alors jeûner ensemble et ne pas se diviser. Le prophète - Que la paix et le salut d'Allah soient sur lui - a dit : « Le jeûne a lieu le jour où vous jeûnez et la rupture a lieu le jour où vous rompez ». Les musulmans constituent un seul et même groupe - Qu'Allah en soit loué -. Tu dois jeûner avec les musulmans et ne pas demander la cause du jeûne. A partir du moment où ils ( c'est à dire les membres de cette instance représentative) en prennent la responsabilité et ordonne de jeûner alors tu dois jeûner avec les musulmans et ne demande ni la raison du jeûne ni les causes d'une divergence."

 

 

 

 

Ecoutez ici :  

http://www.ryadussalihin.org/fatawa.php#

 

 

 

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy
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Mardi 26 septembre 2006

Par son excellence le chaykh, le docteur :

Salih Ibn Fawzan Ibn `Abdi-l-lah Al-Fawzan

-hafizahu-l-lah-

Le djihad : Ses types et ses regles.

(Edition : Dar Al-Imam Ahmad -le Caire-)


Question :

Est-ce que la sortie (revolte/al-khurudj) envers les dirigeants (al-hukkam) est seulement lie a l`acte (al-fi`l) , ou bien [peut-il se faire] par la parole egalement ?

Reponse :

La sortie (al-khurudj) contre les gouverneurs (wulatu-l-umur) peut [se manifester au niveau] de la croyance (al-`itiqad) ainsi que par la parole (al-qawl), et [egalement] par l`action (al-fi`l). S`il croit cela meme s`il ne prononce pas de parole (c`est-a-dire qu`il ne le met pas en evidence), alors cela est considere comme une sortie contre les gouveurneurs et une rebellion (sortie) envers l`ecoute et l`obeissance des gouverneurs. Et s`il parle et dit : L`obeissance aux gouverneurs n`est pas oblige, ceci est une sortie par la parole et s`il prend les armes c`est encore plus grave (achadd) ceci est une sortie par l`acte. [Ainsi,] la sortie a lieu [au niveau] de la croyance, la parole comme s`il parlait dans les assemblees (madjalis) et insulte les gouverneurs en disant : Ceux-la [n`ont droit a aucune] ecoute et [aucune] obeissance [de notre part].
Et par l`acte, et ceci par le port des armes (as-silah) contre les musulmans et leurs imams.


Traduction :
Abu Luqman As-Salafi Al-Djaza iri. Qu'Allah le Récompense
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy
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Samedi 30 septembre 2006

Question:


Quel est le jugement sur les smileys que s'envoient les frères lorsqu'ils discutent, pour exprimer ce qu'ils veulent dire? Par exemple, le smyle souriant est un signe d'agréement, et le smyle en colère est un signe de mécontentement.




Réponse:


Ces expressions n'ont aucun fondement dans la législation. De plus, il n'y a besoin de photos contenant une âme qu'en cas d'obligation. Et ceci [les smyles] ne sont pas une necessité.
Ces expressions n'ont aucun fondement.

Si quelqu'un veut quelque chose de l'autre, qu'ils communiquent par des paroles (ou mots). Et ces signes d'agrément ou de mécontentement ne font pas parti de la voie d'Ahl Assuna wa al jama'a.


Traduit et tiré de Misrsalaf.com et traduit par alminhadj.com Qu'Allah les Récompenses

Ecouter

http://alminhadj.free.fr/Les%20smileys.ram

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy
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Dimanche 22 octobre 2006

 

 

Les questions concernant le fait de « faire connaissance » avec un frère (ou une soeur pour les hommes) par le biais d’Internet ou par téléphone sont toujours aussi nombreuses, et il semble bien que ce soit une des grandes portes du Diable à notre époque pour tenter une jeunesse ignorante et noyée dans les passions et les turpitudes.

 




En islam la question est pourtant claire : s’il n’y a pas de lien de sang (mère, sœur, tante…) ou d’union par le mariage (épouse, belle-mère, filles de l’épouse…) hommes et femmes restent étrangers les uns pour les autres, et il n’est pas permis de parler si ce n’est pour une nécessité et un besoin bien précis, tout en respectant les règles religieuses de bienséance.



L’imam Ibn Daqîq Al-‘Id nous montre qu’il y a une manière simple de voir si l’on est dans le péché et qui est celle énoncée par le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) lorsqu’il dit : « Le péché est ce qui amène en toi la gêne et que tu détesterais que les gens sachent. »

 

(Muslim)

 

Si tous ceux qui font des « rencontres » sur Internet sont dans le licite pourquoi se cachent-ils de leurs parents, leur famille et leurs frères ?



Pourquoi tous ces secrets, ces codes et ces discussions nocturnes ? « Une fourmi noire, sur une pierre noire, dans la nuit noire, Allah la voit. » Pire encore, certaines personnes noyées dans le péché et l’ignorance ne voient même plus le mal et c’est ce que dit shaykh Al-‘Uthaymîn en explication de ce hadith : « Quant aux pervers, les péchés n’amènent aucune gêne en eux, et ils ne détestent pas que les gens sachent ce qu’ils font.

 

Plus encore, certains se vantent dans ce qu’ils commettent comme perversité. Mais le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) nous parle ici de celui qui est sur la voie droite et qui, s’il commet un péché, est gêné et déteste que les gens le sachent. Cette balance qu’a cité le Prophète (salallahu ‘alayhi wasalam) ne concerne que les gens de bien. »



Et comme toujours, le pécheur qui n’est pas sincère envers Allah justifie son acte par faux argument religieux, et ici c’est le mariage ! Tous cherchent « l’âme sœur », « le prince charmant »… Par Allah ! Quelle est la femme pieuse qui voudrait pour mari un homme qui discute avec des femmes sur Internet ? Est-elle si sotte pour croire qu’elle est la première avec laquelle il discute et fait du charme ? Est-elle si sotte pour croire qu’elle est la dernière avec laquelle il discute ?

 



Tel le charognard, sa technique est rodée et son discours déjà tout prêt… Par Allah ! Quel est l’homme pieux qui voudrait d’une femme qui se dévoile aux hommes sur Internet ? Est-il si bête pour croire qu’elle ne parle qu’avec lui ? Est-il si bête pour croire que c’est lui qu’elle attendait ? Est-il si bête pour croire que tout cela cessera après le mariage ?



Lorsqu’il laissera son épouse (ou inversement) seule devant l’ordinateur que se passera-t-il ? Le Prophète (salallahu’ alayhi wasalam) ne dit-il pas : « Le diable circule dans l’homme comme le sang dans les veines » ?...


Shaikh Al-Albani aime à citer, pour montrer le chemin vers l’illicite, le grand poète égyptien Shawqi qui dit : « Un regard, puis un sourire, puis un salam, puis une parole, puis un rendez-vous, puis une rencontre. »



Nous avons déjà traduit des paroles de savants à ce sujet dans plusieurs articles, notamment « Ce que l’on peut voir de la femme » et « Les dangers de la fornication ». Mais le rappel profite aux croyants, donc proposons ici une discussion avec shaykh Al-Albânî à propos des conversations téléphoniques entre hommes et femmes.



Ecouter le shaykh

Shaykh Albânî : oui
Interrogateur : As-Salâmu ‘alaykum
S : Wa ‘alaykum as-salâm wa rahmatullah
I : Shaykh Albânî est-il là?
S : Il est avec toi.
I : Très bien, si vous le permettez shaykh, j’ai quelques questions à vous poser.
S : Vas-y.
I : M’est-il permis de parler au téléphone avec la femme que j’ai demandé en mariage ?
S : Le contrat de mariage a-t-il été établi ou pas encore ?
I : Pas encore.
S : Cela n’est pas permis.
I : Cela n’est pas permis ?
S : Cela n’est pas permis.
I : Très bien. M’est-il permis de lui rendre visite et de m’asseoir avec elle en présence d’un mahram ?
S : Si c’est en présence d’un mahram et qu’elle se présente devant toi totalement voilée (jilbab et hijâb) de la même manière qu’elle s’habille pour sortir dehors, cela est permis, sinon non.
I : Et elle peut dévoiler son visage ?
S : Oui, si c’est uniquement le visage.
I : Seulement le visage ?
S : Et elle ne doit pas porter de robe ornée, courte ou d’autres choses de ce genre.
I : Très bien. Concernant l’assise avec elle, de quoi ai-je le droit de lui parler ?
S : Tu ne dois lui parler que de choses que tu dirais à d’autres qu’elle.
I : Très bien. Si elle me demande une photo, puis-je la lui donner ?
S : Et si toi tu lui demandais une photo ?
I : oui ?
S : Et si toi tu lui demandais une photo ?
I : Qu’y a-t-il ?
S : Est-ce permis ?
I : Non.
S : Et ma réponse est non !
I : Votre réponse est non ?
S : Non et non.
I : Et pourquoi ?
S : Pourquoi ?! Pour les mêmes raisons qui t’amènent à dire qu’il ne t’est pas permis de lui demander une photo.
I : D’accord.
S : Tu as compris.
I : Oui.
S : Si tu as compris, applique-le.
I : Parfois shaykh, on peut être contraint à lui téléphoner, cela est-il permis ?
S : Je ne pense pas qu’il y ait de nécessité à cela.
I : Par exemple, je peux lui téléphoner pour lui dire que je viendrais lui rendre visite à telle heure.
S : pourquoi lui rends-tu visite ? Quelle est la différence entre elle et d’autres ?
I : Donc il ne m’est pas permis de lui rendre visite ?
S : Mon frère ! Dans ta parole, quelle est la différence entre elle et d’autres ? Pourquoi lui rends-tu visite ? Tu dois la voir en présence de son tuteur.
I : En présence de son tuteur ? Mais il sera là !
S : Tu dois la voir en présence de son tuteur, si vous êtes d’accord pour que tu viennes la voir et qu’elle te voit, (cela est permis). Mais que tu lui rendes visite, non !
I : Même après être venu demander sa main, il n’est pas permis de lui rendre visite ?
S : Après la demande en mariage ?
I : Oui.
S : Mon frère ! Elle est toujours une étrangère pour toi, jusqu’à ce que vous fassiez le contrat de mariage.
I : Merci, qu’Allah vous récompense par un bien shaykh.
S : Toi aussi.
I : Qu’Allah vous anoblisse.
S : Qu’Allah te protège… Salâmu ‘alayka
I : As-Salâmu ‘alaykum
S : Wa ‘alaykum as-salâm wa rahmatullah.

Traduit par les salafis de l’Est
  Qu'Allah les récompenses

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy
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Samedi 4 novembre 2006

Le point de vue de l’islam sur la célébration de la naissance du Prophète (sur lui la paix et le salut)

 

Cheikh Ibn Bâz (qu'Allah lui fasse miséricorde)

 



                   La louange est à Allah, et que le salut et la bénédiction soient sur son Envoyé, sur sa famille, ses compagnons, et sur celui qui suit sa voie.

                   Les gens se posent souvent la question du point de vue de l’islam concernant la célébration de l'anniversaire du Prophète r, et se demandent si nous avons le droit de rester éveillés cette nuit-là, comme il est pratiqué lors de ces fêtes, en implorant le salut pour le Prophète r.

                   La réponse : il est interdit de célébrer l'anniversaire du Prophète r, ni de fêter l’anniversaire de quiconque, car ceci est une innovation introduite dans la religion. En effet, le Messager r  ne l'a jamais fait, ni ses califes bien guidés, ni les autres compagnons r, ni ceux qui ont suivi leur voie durant les meilleurs siècles, alors qu'ils connaissaient mieux que quiconque la sunna, et ils étaient ceux qui aimaient réellement et suivaient parfaitement le Messager d’Allah r. II est établi comme authentique que le Prophète r a dit :

« Quiconque commet un acte ne faisant pas partie de notre religion, cet acte sera rejeté ».([1])

 

Dans un autre hadith, il a dit :

« Observez impérativement mes préceptes (Sunna) et ceux des Califes véridiques et bien guidés qui viendront après moi. Cramponnez-vous-y et tenez-y fermement (litt. mordez-y à pleine dent). Prenez garde aux nouveautés, car toute nouveauté est une innovation et toute innovation est un égarement. ».([2])

                   Les deux hadiths constituent une sévère mise en garde contre l'introduction, et la pratique des innovations.  D’ailleurs Allah U dit dans le Coran :

 

« Et prenez ce que le Messager vous prescrit, et abstenez-vous de ce qu'il vous interdit. »([3])

II U dit aussi :

« Que ceux qui désobéissent à l'ordre du Messager, prennent garde qu'ils ne subissent une épreuve douloureuse, ou qu'une peine sévère ne leur soit infligée ». ([4])

Le Très-Haut dit aussi :

« En effet, vous avez un excellent exemple dans le Messager d'Allah, pour quiconque espère en Allah, et au Jour dernier et qui se rappelle beaucoup d’Allah ». ([5])

II U dit aussi :

 « Les tout premiers (croyants), parmi les Émigrés (Mouhâjirîne) et les Ansares (habitants de Médine)  et ceux qui les ont parfaitement suivis ; Allah les agrée et ils L’agréent. II a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les rivières et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! ».([6])

Allah U dit aussi :

 « Aujourd'hui, j'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous mon bienfait, et j’agrée pour vous l'Islam comme religion » ([7])

Les versets qui ont le même sens sont nombreux.

         Ainsi, fêter de tels anniversaires signifie qu'Allah U n'a pas parachevé la religion de cette communauté, et que le Messager d'Allah r  n'a pas transmis à la communauté ce qu’elle aurait dû accomplir.

         Par la suite, des gens sont venus, introduisant dans la religion d'Allah U ce qu'Allah U n'a pas permis, prétendant que cela leur permet de s'approcher davantage de l'agrément d'Allah. Ils font cela, malgré le fait certain que cela comporte une sérieuse menace et une opposition à Allah U et son Messager r, puisqu’Allah U a parachevé la religion pour ses serviteurs, et a accompli son bienfait sur eux.

                   Aussi, le Messager d'Allah r a transmis clairement son message, ne ménageant aucune voie menant au paradis, et éloignant du feu, sans qu’il ne l’indique à sa communauté.

                   La preuve de cela réside dans le hadith authentique d’après Abdullâh ibn Oumar t qui dit : le Messager d'Allah r a dit :

« Allah n'a jamais envoyé de Prophète, sans lui assigner la tâche de guider son peuple vers ce qu’il sait être le meilleur pour eux, et sans les mettre en garde contre tout ce qu’il sait être mauvais pour eux ».([8])

                   Il est évident que notre Prophète U  est le meilleur et le dernier des prophètes, mais aussi celui qui a le mieux transmis le message et qui a le mieux conseillé (sa communauté). Dès lors, si les anniversaires étaient considérés comme faisant partie de la religion dont Allah U est satisfait, alors le Messager r l’aurait montré à la communauté ou l'aurait pratiqué lui-même de son vivant, ou l'auraient célébré à la rigueur ses compagnons t. Mais de telles célébrations n'ont jamais eu lieu. Il est donc évident qu'elles n'ont rien à voir avec l'Islam. De telles célébrations sont, plutôt, une innovation contre laquelle le Messager d'Allah r a mis en garde, comme il a été démontré dans les deux hadiths précités. On dénombre beaucoup d'autres hadiths qui viennent dans le même sens, comme la déclaration suivante du Prophète r lors d'un sermon du vendredi :

« En outre, la meilleure parole est le livre d'Allah, et la meilleure voie est celle de Muhammad r, et la pire des choses est celle des nouveautés (introduites dans la religion), et chaque innovation est un égarement ».([9])

                   Les versets et les hadiths qui ont le même sens sont nombreux. Un groupe d'érudits a notamment mis en garde contre ces célébrations et les a clairement rejetées en vertu des preuves vues plus haut. Par ailleurs, quelques contemporains diffèrent des autres et approuvent de telles célébrations à condition qu'elles soient écartées de tout acte répréhensible, comme l’exagération dans les attributs du Messager d'Allah r, la mixité ou y jouer d’un instrument musical, et d'autres choses semblables qui sont condamnées par la pure révélation. Ces mêmes contemporains prétendent que ces célébrations font partie des bonnes innovations.

                   Seulement, selon la règle de la chari'a, il nous faut retourner lors d’un litige au Coran et aux préceptes (Sunna) de son Envoyé r.  La preuve réside dans ce qu’Allah U dit :

« Ô vous les croyants ! Obéissez à Allah et obéissez au Messager et à ceux parmi vous qui détiennent l'autorité. En cas de désaccord sur quelque chose, renvoyez-le à Allah et au Messager, si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Ceci est meilleur et le plus approprié pour une décision finale » ([10])

Le Très-Haut dit :

 « Sur toutes vos divergences, le jugement appartient à Allah » ([11])

         Nous avons référé cette affaire, à savoir la célébration des naissances, au livre d'Allah et nous avons trouvé qu'il nous impose le devoir de suivre le Messager r  dans ce qu'il nous a apporté, et ce livre nous avertit de faire ce qu'Allah nous a interdit et il nous apprend, qu'Allah U a parachevé la religion de cette communauté. Cette sorte de célébration ne fait pas partie de ce que le Messager d'Allah r a apporté, car elle n'a rien à voir avec la religion qu'Allah U a parachevée pour nous, et par laquelle il nous a ordonné d'obéir au Messager.

         Aussi, en référant cette affaire aux préceptes du Messager d'Allah r, nous n’avons pas trouvé qu’il a accompli une telle chose, ni qu’il nous a enjoint de la faire et ni nous informe que ses compagnons l’ont accomplie. Ainsi, nous avons compris qu'une telle chose n'a rien à voir avec la religion, mais cela est, plutôt, une innovation introduite et une imitation des fêtes des gens du Livre, les juifs et les chrétiens. Cela montre clairement, à toute personne possédant un minimum de clairvoyance, de désir de savoir la vérité et d’honnêteté dans sa recherche, que les célébrations d’anniversaire n'ont rien à voir avec la religion islamique. Ce sont, plutôt, des innovations introduites qu’Allah U et son Messager r nous ont ordonnés d'abandonner et d'en prendre garde.

         Une personne sensée ne doit pas être aveuglée par le grand nombre de gens qui pratique cet acte dans tous les pays du monde, car la vérité ne se reconnaît pas par le nombre de pratiquants, mais bien par les preuves islamiques ; comme dit le Tout-puissant au sujet des juifs et des chrétiens :

« Et ils disent : Nul n'entrera au Paradis sauf les juifs ou les chrétiens, voilà leurs chimères. Dis : Produisez votre preuve si vous êtes véridiques. » ([12])

Le Tout-puissant dit aussi :

« Si tu obéis à la majorité de ceux qui sont sur la terre, ils t’égareront du sentier d'Allah. » ([13])

         De plus, la plupart de ces célébrations, ajoutées au fait qu'elles soient des innovations, ne sont pas exempts d’autres actes répréhensibles, tels que la mixité entre l’homme et la femme, les chants, l’utilisation d’instruments de musique, la consommation de boissons alcoolisées, la consommation de drogues et d'autres mauvaises choses encore. Par ailleurs, ce qui peut y arriver de plus grave est le polythéisme majeur (le chirk) comme l’exagération au sujet du Messager d’Allah U ou au sujet d'autres saints hommes, mais aussi, l'invoquer, implorer son secours, demander son aide ou croire qu'il connaît l'inconnaissable et d'autres incroyances pratiquées par beaucoup de gens lors de la célébration de l’anniversaire du Prophète r  et celle d'autres soi-disant saints hommes.

         Dans le hadith authentique, le Messager d'Allah r  a dit :

« Gardez-vous d’exagérer dans la religion, car les gens avant vous ont, autrefois, péri à cause de l'exagération dans la religion. » ([14])

II a aussi dit r :

« N’exagérez point en me couvrant d’éloges, comme l'ont fait les chrétiens avec le fils de Marie. Je ne suis que son serviteur. Donc, dites seulement : le serviteur d’Allah et son Messager. »

(Rapporté par Boûkhâry d’après un hadith d’Ibnoû ‘Oumar)([15])

          Ce qui est étrange à ce sujet, c'est que beaucoup de gens participent activement à ces célébrations innovées et s’appliquent pour y assister et prennent sa défense, tandis qu'ils ne font pas ce qu'Allah U leur a imposé. Par exemple le fait d’assister aux prières du vendredi et aux prières en commun. Ils ne donnent aucune importance à cela et ne s’imaginent pas un seul instant avoir commis un très mauvais acte. Sans nul doute, cela est dû à la faiblesse de la foi, au manque de discernement et au fait que leurs cœurs soient couverts par diverses sortes de péchés et de désobéissances. Nous demandons à Allah U de nous accorder, ainsi qu’à tous les musulmans, la grâce d'être à l'abri de ces maux.

                   De même, certains croient que le Messager d'Allah r assiste en personne aux célébrations de sa naissance. Étrangement, ils se lèvent en son honneur pour l’accueillir et le saluer. Ceci est le plus grand des mensonges, doublés d’une ignorance des plus abjectes, car le Messager d'Allah r  ne sortira pas de sa tombe avant le Jour de la Résurrection, ne communique avec aucun des humains et n’assiste pas à leurs réunions. Il se trouve, plutôt, dans sa tombe jusqu'au Jour de la Résurrection et son âme se trouve auprès de son Seigneur dans la plus élevée et la plus noble des demeures, comme le dit Allah U dans la sourate « les croyants » :

« Et puis, après cela, vous mourrez. * Ensuite, au Jour de la Résurrection, vous serez ressuscités. »([16])

Le Prophète r a dit :

« Je suis le premier dont la tombe se fendra le Jour de la Résurrection, je suis le premier intercesseur et le premier à qui on accordera le droit d'intercéder. » ([17])

         Ce noble verset et cet éminent hadith et tous les versets et les hadiths qui vont dans le même sens, indiquent que le Prophète r et ses semblables qui sont morts, ne sortiront de leurs tombes qu'au Jour de la Résurrection. Cet avis est un consensus entre les savants musulmans, sans aucune contestation. Par conséquent, chaque musulman doit faire attention à de telles choses. Il  doit rester sur ses gardes contre de telles innovations et de telles superstitions introduites par les ignorants et leurs semblables. Ceci, car Allah U n'a fait descendre aucune preuve à leur sujet. C’est Allah dont le secours est imploré, c’est lui à qui nous faisons confiance et il n'y a pas de pouvoir et de force en dehors d’Allah.

         Par ailleurs, demander à Allah U de prier et de saluer sur son Messager, est le meilleur des rapprochements et cet acte fait partie des bonnes œuvres, car le Tout-puissant dit :

« Allah et ses anges prient sur le Prophète ; ô vous qui croyez ! Priez sur lui et adressez (lui) vos salutations avec tout le respect. »([18])

Le Prophète r a dit :

« Celui qui prie sur moi une prière, Allah prie sur lui

dix prières en retour. » ([19])

         Cette prière est réglementée à tous moments et elle est très conseillée à la fin de chaque prière. Selon un groupe de savants, elle est même obligatoire dans le dernier tachahhoud de chaque prière. Elle est aussi une Sunna conseillée à des moments divers, tels qu'après l'appel à la prière ou en citant le nom du Prophète r, mais aussi pendant la journée et la nuit du vendredi comme le prouvent plusieurs hadiths.

Nous demandons à Allah U qu’il nous accorde, ainsi qu'à tous les musulmans, la compréhension de sa religion et le raffermissement dans sa religion. Nous lui demandons, qu’il nous fasse don d’adhérer fermement à la Sunna et de prendre garde aux innovations. Allah U est le très Généreux et le Bienveillant, et que la paix et la bénédiction d'Allah U soient sur le Prophète Muhammad, sa famille et ses compagnons.

***

Extrait du livre de Cheikh Ibn Bâz (qu’Allah lui fasse miséricorde) intitulé « mise en garde contre les innovations » que vous pourrez trouver dans la rubrique « Livres »…

Traduit par

Mohammad Ibrahim Nuckcheddy

 

Revu et corrigé par

Abu Hamza Al-Germâny


[1] .      Sahih Al-Bukhari: Vol. 3, hadith 861. Sahih Muslim: Vol. 3, hadith 4266.

[2] .      Sunan Abu Dawud: Vol. 3, hadith 4590.

[3] .      Le Coran: Sourate 59, Al-Hashr, verset 7.

[4] .      Le Coran: Sourate 24, An-Nur, verset 63.

[5] .      Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, verset 21.

[6] .      Le Coran: Sourate 9, At-Tawbah, verset 100.

[7] .      Le Coran: Sourate 5, Al-Mâidah, verset 3.

[8] .      Sahîh Mouslim: Vol. 4, hadith 4546.

[9] .      Sahîh Mouslim: Vol. 2, hadith 1885.

[10] .     Le Coran: Sourate 4, An-Nisâ, verset 59.

[11] .     Le Coran: Sourate 42, Ach-Churâ, verset 10.

[12] .     Le Coran: Sourate 2, AL-Baqarah, verset 111.

[13] .     Le Coran: Sourate 6, Al-An’âm, verset 116.

[14] .     Sunan Ibn Majah: Vol. 2, hadith 3029.

[15] .     Sahih Al-Bukhari: Vol. 4, hadith 654.

[16] .     Le Coran: Sourate 23, Al-Mou’minoûn, versets 15-16.

[17] .     Sahîh Muslim: Vol. 4, hadith 5655.

[18] .     Le Coran: Sourate 33, Al-Ahzâb, versets 56.

[19] .     Sunan An-Naçâî: Vol. 2, hadith 25

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy
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