Non au Terrorisme

Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 20:08
Le grand Mufti d’Arabie Saoudite condamne les attentats à la bombe de Londres

Le 9 juillet 2005

Le cheikh Abdulaziz Ibn Abdullah Al-Ash-Shaikh, le grand Mufti de l’Arabie Saoudite, Président du Comité des Grands Ulémah (Savants religieux) et Président du Département Scientifique de la Recherche et de l’Ifta (guidance), a condamné aujourd’hui les actes terroristes à la bombe de Londres, et a déclaré les paroles suivantes :

« Tuer et terroriser d’innocentes personnes, la destruction des propriétés ne sont pas admis dans l’Islam. Attribuer tous ces horribles incidents à l’Islam est injuste. Les Musulmans doivent dire la vérité, dévoiler les faussetés, et informer tout le monde que l’Islam est une religion de droiture, d’amélioration et de progrès. L’Islam est la révélation finale qu’Allah a choisie pour l’humanité afin de la guider de l’obscurité vers la lumière. Allah a dit :

« Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’Islam comme religion pour vous » [1]

Notre religion nous recommande vivement d’accomplir nos obligations et nous interdit de les abandonner. Allah a dit :

« Ô les croyants ! Remplissez fidèlement vos engagements. » [2]

La tuerie injuste d’un être humain est interdite dans l’Islam. Allah a dit :

« Et ; sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée. » [3]

La corruption sur la terre est considérée, dans l’Islam, comme un péché majeur. Allah a dit :

« Il y a parmi les gens celui dont la parole sur la vie présente te plaît, et qui prend Allah à témoin de ce qu’il a dans le coeur, tandis que c’est le plus acharné disputeur. Dès qu’il tourne le dos, il parcourt la terre pour y semer le désordre et saccager culture et bétail. Et Allah n’aime pas le désordre. Et quand on lui dit : « Redoute Allah », l’orgueil criminel s’empare de lui, l’Enfer lui suffira, et quel mauvais lit, certes ! ». [4]


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Source :
http://www.saudiembassy.net

Traduction : L’équipe Sounna.com


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[1] Sourate Al Ma’idah, verset 3.

[2] Sourate Al Ma’idah, verset 1.

[3] Sourate Al Isra’, verset 33.

[4] Sourate Al Baqara, versets 204 à 206.
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Non au Terrorisme
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /2006 22:47
 

Les attentats suicides dans la balance de la loi islamique

Al-Imam Muhammad Nasir-ud Din Al-Albani

Chapitre : Fatwa du Muhadith, Shaikh Muhammad Nasir-ud Din (rahimahullah) Al-Albani 


 Question : Il a été rapporté que vous ne sanctionnez pas les missions suicides. Nous cherchons donc de vous une clarification de la question.


 Réponse : Il est unanimement connu parmi les savants qu’il n’est pas permis à un musulman de se suicider pour se délivrer d'une calamité – financière, maladie douloureuse en phase terminale ou toute autre chose qui lui arrive. Le suicide pour se délivrer de ces types de difficulté est sans aucun doute Haram.

Il y a des ahadith rapportés dans Sahih Al-Bukhari et Sahih Muslim qui expriment qu'une personne prenant sa propre vie en consommant du poison ou par tout autre moyen (qui aboutit à sa mort) sera puni par ce même mode de mort jusqu'au Jour de la Résurrection.

Certains savants ont compris que la personne qui se suicide meurt comme un Kafir ou un mécréant car celui qui commet un tel acte a de la malveillance et du dédain pour son Seigneur à cause des désastres auxquels il a fait face sans patience. Sans aucun doute, (un vrai) musulman ne pourrait jamais atteindre ce niveau auquel il envisage un acte si atroce, sans parler du fait de prendre sa propre vie. Dans la plupart des cas l'individu qui prend sa propre vie n'est pas un Mu'min – un vrai croyant.

Néanmoins, il est imaginable qu'un musulman puisse être affecté par une idéologie mauvaise et contagieuse qui peut le pousser à se suicider. Il est imaginable qu'un tel acte puisse avoir lieu. C’est pourquoi, nous disons avec pleine conviction et certitude qu'il (celui qui se suicide) n'est pas un vrai croyant. Cela est semblable à celui qui abandonne la prière par Juhud (le rejet têtu) de sa législation. Mais si on a sait qu'il refusait/reniait la prière alors il ne doit pas être enterré dans le cimetière musulman. De même (conditions et verdict) pour celui qui se suicide et dont on sait que son suicide est dû sa malveillance et son dédain pour son Seigneur à cause des désastres auxquels il a fait face.

Nous tournons maintenant notre attention vers les missions suicides. Ces missions suicides sont devenues infâmement connues (dans le monde entier) à cause de la pratique japonaise des Kamikazes. Un homme lançait son avion de guerre vers un navire américain, mourrant ainsi dans l'avion et tuant autant de soldats ennemis qu'il pouvait rassembler.

Toutes les missions suicides de notre époque sont des actes impunis qui doivent tous être considérés comme Haram (illicite). Les missions suicides peuvent être de celles qui amènent celui qui le fait éternellement dans le Feu ou le mettre parmi ceux qui ne résideront pas éternellement dans le Feu, comme je viens de l'expliquer.

Mais voir ces missions suicides comme un moyen de se rapprocher d’Allah (acte d'adoration digne d'éloges) en se tuant aujourd'hui pour sa terre ou son pays alors nous ne disons non ! (ce n'est pas un acte digne d'éloges).

Ces missions suicides ne sont pas islamiques ! En fait je dis aujourd'hui ce qui représente la réalité islamique - pas la réalité recherchée par une minorité de musulmans excessivement (incorrectement) actifs - qu'il n'y a aucun Jihad dans les pays islamiques. Sûrement, il y a des combats dans de nombreux pays musulmans, mais il n'y a aucun Jihad qui soit établi (uniquement)sous une bannière islamique et qui soit établi sur des règles islamiques. Parmi ces règles (absentes) est que l'on ne permet pas à un soldat d'agir (individuellement et singulièrement) comme bon lui semble. On ne lui permet pas de décider ce qu'il doit faire. Plutôt il doit nécessairement être lié à l’ordre d'un commandant. À son tour ce commandant n'est pas un individu qui revendique sa position (de commandement) pour lui et s’institue commandant. Plutôt l'autorité du commandant est déléguée du Khalifa des musulmans. Ainsi où est le Khalifa pour les musulmans aujourd'hui ? Où est le Khalifah, ou dans ce cas un dirigeant qui lève (uniquement) la bannière de l'islam et appelle les musulmans à se rapprocher de lui et à exécuter le Jihad sur la voie d'Allah (seul) ?

Tant que (nous affirmons) que le Jihad, selon l’islam, doit préalablement se placer (uniquement) sous la bannière de l'islam et (nous constatons que) cette bannière n'a pas de commandant (à cette époque), alors nous disons qu’un suicide islamique n’est pas permis (comme il est exécuté aujourd'hui).

Je suis bien conscient du fait que l'on a connu le suicide dans les générations passées d'entre ceux qui se sont battus avec des lances, des épées et des flèches. Certaines des formes de cette guerre ont ressemblé au suicide (le duel à mort). Par exemple lorsqu’un un individu déferlait et faisait face à un grand contingent de mécréants et de polythéistes - les frappant de droite et de gauche - et (sachant) que peu échapperaient saufs de cette fâcheuse situation. Donc, cette action est-elle permise ? Nous répondons qu’à certains moments elle serait permise et en d'autres temps elle ne le serait pas.

Si le commandant de l'armée est le messager d'Allah (Prières et bénédictions d’Allah sur lui) et qu’il  donne la permission à cet individu, donc on le permet pour lui. Mais que cet individu décide pour lui-même alors on ne le permet pas parce cela est considéré comme périlleux, action dangereuse (tout au moins) pour ne pas dire risquée (aussi).

(Donc) cet acte n’est pas permis sans l'ordre explicite du gouverneur musulman ou du Khalifa des musulmans.

Pourquoi ?

Ce qui doit être fait, est que le gouverneur ou le Khalifa doit évaluer la situation avec grand soin. Il est celui qui sait quand il est approprié d’attaquer l'ennemi - 100 musulmans faisant face 1000 (plus ou moins) ennemis. Il est celui qui ordonne d'avancer, sachant que parmi eux, des dizaines peuvent mourir et sachant que la victoire éventuelle est pour les musulmans. Donc quand le commandant de l'armée des musulmans – investi de ce devoir par le Khalifa des musulmans - ordonne à un simple soldat d'employer une action particulière des moyens contemporains de suicide (des missions pendant la bataille) alors cela doit être considéré comme un Jihad sur la voie d'Allah.

Mais qu’un jeune homme, aveugle (aux faits et complexités de la guerre) décide seul, - comme nous l’entendons souvent – d’escalader une montagne et d’entrer dans un emplacement fortifié utilisé par les juifs et qu’il tue certains d'entre eux et soit tué par la même occasion…quel est l'avantage d'un tel acte ? Ce sont seulement des actes individuels qui n'ont pas de résultats positifs qui puissent profiter à l'Appel Islamique.

Donc nous disons aux jeunes musulmans, "Protégez vos vies, à condition que vous l’employez à l'étude de votre Din et de votre Islam. Soyez bien conscient de cela et agissez au mieux de vos capacités."

Ce type d'action et d'actes, lents et ennuyeux comme il peut paraître, est l'acte qui portera le fruit désiré qui est recherché par tous les musulmans, indépendamment de leurs différentes idéologies et méthodologies. Tous sont d'accord que l'islam doit être ce que (nous employons) pour gouverner, mais ils divergent dans le chemin à emprunter (vers cet objectif).

Certes la meilleure guidée est la guidée de Muhammad.


 Source: (à paraître) "Al-Masjid Al-Aqsa - le Chemin vers sa libération"

Traducteur : Al-manhaj.com

Traduit en français par les salafis de l’Est

 
 
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Non au Terrorisme
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Jeudi 14 septembre 2006 4 14 /09 /2006 23:07

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   Cheikh ibn ‘Outhaymin -qu' Allah lui fasse miséricorde- dit dans son explication de Riyadhous-Sâlihin (1/165-166) concernant des attentats suicides, tout en donnant quelques morales (Fawa-id) du Hadith de Souhayb -qu' Allah soit satisfait de lui-:

 Le Hadith est le suivant : Le Messager d'Allah a dit :
« Il y avait un roi parmi ceux qui sont venus avant vous, et il avait un sorcier.  Ainsi quand il vieillit il dit au roi : « Je suis devenus vieux envoie-moi  un jeune garçon de sorte que je puisse lui enseigner la sorcellerie. Le roi lui envoya un jeune homme qui, chaque fois qu'il se rendait chez le magicien, faisait halte chez un ermite qui se trouvait sur son chemin. Il s'arrêtait chez l'ermite pour entendre ses paroles qui lui plaisaient beaucoup. Et lorsqu'il arrivait chez le magicien, celui - ci le frappait (pour son retard). Le jeune homme se plaignit à l'ermite qui lui dit: "Si tu crains le magicien, dis que tes parents t'ont retenu, et si tu crains tes parents, dis que le magicien t'a retenu".

Etant dans un état pareil, il se trouva devant une bête féroce qui empêchait les gens de passer par ce chemin. "Aujourd'hui, se dit - il, je voudrais savoir qui à la plus grande valeur : le magicien ou l'ermite?". Il prit une pierre et dit: "Seigneur! Si l’œuvre de l'ermite t'est plus favorable que celle du magicien, fais périr cette bête afin que les gens retrouvent leur liberté". Il jeta la pierre contre la bête et la tua, et les gens poursuivirent leur chemin. Arrivant chez l'ermite, il lui raconta le fait. "O mon fils! dit l'ermite, aujourd'hui tu es meilleur que moi après avoir atteint ce degré. Tu seras éprouvé, et dans ce cas ne montre ma retraite à personne".

Le jeune homme guérissait l'aveugle - né et le lépreux; et délivrait les gens de différentes maladies. L'un des courtisans du roi, qui était atteint de cécité, entendit parler du jeune homme. Il alla le trouver en lui apportant différents présents, et lui dit: "Tout ce que tu vois devant toi comme cadeaux sera le tien si tu réussis à me guérir". - "Je ne guéris personne, répondit - il, mais c'est Allah qui en a le pouvoir. Si tu crois en Allah, je te L'invoquerai afin qu'Il te guérisse". Le courtisan avoua sa croyance en Allah et fut guéri. Arrivant chez le roi pour lui tenir compagnie comme d'habitude, le roi s'étonna et s'écria: "Qui t'a rendu la vue?". - "Mon Seigneur", répondit le courtisan, - "As - tu un Seigneur, reprit le roi, autre que moi?". - "Certes, mon Seigneur et le tien est Allah". Le roi le prit et le tortura jusqu'à ce qu'il lui désigna le jeune homme. On amena celui - ci au roi. - "O fils, dit le roi, as - tu atteint, grâce à la magie, ce pouvoir de guérir l'aveugle - né, le lépreux et de faire ce que tu fais?". - "Je ne guéris personne, répondit - il, mais c'est Allah qui le fasse". Alors le roi le prit et le tortura jusqu'à ce que le jeune homme indiqua la retraite de l'ermite. Quand on fit venir l'ermite, on lui ordonna d'abjurer sa religion, mais il refusa. Devant ce fait, on apporta une scie qu'on plaça sur le sommet de son crâne, et on lui coupa la tête en deux parties. Puis on fit venir le courtisan qui subit le même sort après son refus de renier sa foi. Ensuite on ordonna d'amener le jeune homme qui refusa à son tour de revenir sur sa religion. Le roi le livra à ses hommes en leur disant: "Emmenez - le au sommet de cette montagne et précipitez - le s'il persiste dans son refus". Quand ils furent sur le sommet, le jeune homme invoqua Allah par ces mots: "Seigneur! Délivre - moi d'eux comme bon Te semblera". A ce moment, la montagne s'ébranla et les hommes du roi tombèrent dans l'abîme. En revenant chez le roi, celui - ci dit au jeune homme: "Qu'a - t - on fait des hommes qui t'ont accompagné?". - "Allah, répondit - il, m'en a délivré". Le roi le livra à d'autres hommes en les ordonnant: "Emmenez - le dans une barque, lorsque vous gagnerez le large, demandez - lui de renier sa foi, et s'il persiste dans son refus, jetez - le par - dessus bord". Quand ils furent au large, le jeune homme invoqua Allah par les mêmes mots: "Seigneur! Délivre - moi d'eux comme bon Te semblera". La barque chavira et les hommes du roi se noyèrent. Le jeune homme, sain et sauf, revint chez le roi qui s'étonna et s'écria: "Quel sort ont subi tes compagnons?". - "Allah m'en a délivré", répondit - il. Il ajouta: "Tu ne peux pas me tuer à moins que tu fasses ce que je te demande de faire". - "Et qu'est - ce que je dois faire?", répliqua le roi. - "Tu réunis les gens, reprit le jeune homme, sur un seul tertre, tu me crucifies sur un tronc d'arbre, tu prends une flèche de mon carquois que tu mettes sur un arc, puis tu dis: (Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme), tu tires et c'est ainsi que tu pourras mettre fin à mes jours".

Le roi fit ce que le jeune homme lui avait demandé. Il assembla les gens, attacha le jeune homme à un tronc d'arbre, prit la flèche, la mit sur la corde et visa en disant: "Au nom d'Allah, Seigneur de ce jeune homme". La flèche partit et atteignit la tempe du jeune homme qui mit sa main là - dessus et tomba mort. Les gens dirent alors: "Nous croyons au Seigneur de ce jeune homme".

On vint ensuite trouver le roi: "Te rends - tu compte? Ce que tu craignais, Allah l'a réalisé. Ton peuple croit désormais en Allah". Le roi ordonna alors de creuser des fossés dans les entrées des chemins, d'y mettre un grand feu et d'y jeter ceux qui ne renieraient pas leur foi. Quand les ordres du roi furent exécutés et vint le tour d'une femme accompagnée de son enfant, elle hésita mais son fils lui dit: "O Maman! Fais preuve de ta résignation car tu es dans la bonne voie».

 (Riyadhous-Sâlihin, Hadith n° 30)

 […] Quatrième morale :
Il est permis à une personne de s'exposer elle-même au danger lorsqu’il s’agit d’une question d'avantage général au profit des musulmans, parce que le garçon a lui même indiqué au roi la manière dont on pouvait le tuer et par laquelle il le mènerait à sa fin, qui était de prendre une flèche  de son carquois, etc... 

Cheikh al Islâm (ibn Taymiya) a dit : « Puisque c'était un Jihad dans la sentier d'Allah, qui a poussé une nation entière à croire, et il n'a vraiment rien perdu, bien qu'il soit mort on meurt de toute façon, tôt ou tard».

 Mais quant à ce que certaines personnes font comme suicide en s’attachant des explosifs à eux-mêmes, puis s’approchent des mécréants pour ensuite exploser lorsqu’ils sont parmi eux, ceci est un cas de suicide. Et le refuge est auprès d'Allah !

 Quant à celui qui tue sa propre âme (qui commet un suicide) alors il s’éternisera  éternellement dans le feu de l’enfer, à jamais, comme il est rapporté dans le Hadith d’après le Prophète r.[1]

 En effet ce suicide n’a pas été fait dans le but de bénéficier à l' Islam, car il s’est tué lui-même avec une dizaine, une centaine, ou deux cents autres personnes, sans que l'Islam ne bénéficie de cela, puisque les gens n'accepteront pas l’Islam, contrairement à l'histoire du jeune garçon.

Plutôt elle augmentera la détermination des ennemis, et cette action provoquera de la méchanceté et de l'amertume dans leurs cœurs à tel point qu'ils pourraient chercher vengeance envers les musulmans de manière plus forte encore !

 On constate cela avec les juifs et le peuple de la Palestine. Les palestiniens, lorsque l’un d’entre eux se tue lui-même avec ces explosifs en emportant six ou sept personnes avec lui, il entraîne la revanche qui atteint soixante personnes ou plus. Ainsi ceci ne produit aucun avantage, ni pour les musulmans, ni pour ceux qui ont fait détonner les explosifs dans leurs rangs.

 Ainsi on constate que ces gens qui exécutent ces attentats suicides tuent leurs âmes sans droit, et que ceci les fait rentrer dans le feu, et le refuge est auprès d'Allah, et cette personne n'est pas un martyr (Chahîd).

 Cependant si une personne a fait ceci en se basant sur une mauvaise interprétation, en pensant que ceci est permis, nous espérons pour lui qu'il sera sauvé du péché, mais quant à l’acte de martyr étant inscrit pour lui, là non ! puisqu'il n'a pas pris le chemin du martyre. Et celui qui fait un effort de réflexion puis se trompe n’aura qu’une simple récompense.

 Abou ‘Abde-r-Rahman al Firansy

[1] Qui est sa parole r "... et celui qui se tue avec une arme de fer, alors l'arme de fer restera dans sa main, et il se poignardera sans interruption dans son ventre et s’éternisera éternellement dans le feu de l'enfer, à jamais. " Rapporté par al-Boukhari dans le livre de la Médecine n° 5778 et Mouslim  dans le livre de la foi n° 109

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Non au Terrorisme
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Mardi 26 septembre 2006 2 26 /09 /2006 13:03

Communiqué du conseil des grands savants sur la gravité de déclarer hâtivement les gens mécréants, d’organiser des attentats et tout ce que cela entraîne comme effusion de sang et destruction d’édifices

 



 Louange à Allah, Prière et Salut sur le Messager d’Allah, ses proches, ses Compagnons et ceux qui sont guidés par son droit chemin.

 

L’Assemblée du Conseil des Grands Savants, dans sa quarante-neuvième séance, tenue à Taïf et datée du 02/04/1419 H., a étudié les événements ayant eu lieu dans beaucoup de pays musulmans et autres, concernant le fait de juger les gens comme mécréants et l’organisation d’attentats, et tout ce que cela entraîne comme effusion de sang et destruction d’édifices.

 

Vu la gravité de ce problème et les conséquences qu’il entraîne, comme l’anéantissement de vies innocentes, la destruction de biens protégés, la terreur engendrée chez les gens et l’ébranlement de leur sécurité et de leur tranquillité, l’Assemblée a décidé d’émettre un communiqué expliquant le statut de ces actes, par sincérité envers Allah et Ses adorateurs, par acquit de conscience et écartant ainsi toute ambiguïté chez ceux qui n’ont pas bien compris cette question.

 

Nous disons donc, par la grâce d’Allah : 

 

1.      Juger les gens comme mécréants est un avis religieux, qui ne revient qu’à Allah et Son Prophète, de même que le licite, l’illicite et l’obligatoire ne reviennent qu’à Allah et Son Prophète – Prière et Salut sur lui. Toute parole, ou action décrite comme incroyance n’est pas forcément une incroyance majeure qui exclut de l’Islam.

 

Ce jugement ne revenant qu’à Allah et Son Prophète, il est interdit de juger quelqu’un comme mécréant sans une preuve évidente tirée du Coran et de la Sunna. Il ne suffit donc pas seulement d’avoir un doute ou de faire une supposition, car ceci a des conséquences graves. De plus, puisque les peines légales sont repoussées au moindre doute, alors que leurs conséquences sont beaucoup moins graves que de juger quelqu’un mécréant, c’est à plus forte raison que ce jugement est repoussé lorsque subsiste un doute. C’est pourquoi le Prophète – Prière et Salut sur lui – a mis en garde contre le fait de juger une personne mécréante, alors qu’elle ne l’est pas, il a dit : « Toute personne qui dit à son frère : Ô mécréant ! L’un des deux subira cette parole : ou il a dit vrai, ou elle se retournera contre lui. » Il peut être rapporté dans le Coran et la Sunna ce qui laisse comprendre que telle parole, tel acte ou telle croyance sont de l’incroyance, sans pour autant que l’on juge mécréant celui qui les a commis, à cause d’un empêchement.

 

Ce jugement est identique à tout autre jugement, qui n’est complet que si toutes les raisons existent, toutes les conditions sont remplies, et s’il n’y a pas d’empêchement. Comme par exemple dans l’héritage, dont la raison est le lien de parenté, il se peut que cette raison ne suffise pas à hériter, à cause d’un empêchement, tel qu’une différence de religion entre l’héritier et le défunt. De même l’incroyance, le croyant peut y être contraint et ne pas apostasier pour autant. Le musulman peut prononcer une parole d’incroyance sous l’effet de la joie ou de la colère, ou autre, et il n’est pas mécréant pour autant, car il ne la pas fait volontairement, comme cela est rapporté dans le récit de l’homme qui dit : « Ô Allah ! Tu es mon adorateur et je suis Ton Seigneur ! » Il s’est trompé à cause de sa grande joie.

 

Juger hâtivement les gens comme mécréants a des conséquences très graves : leurs biens et leurs vies ne sont plus sacrés, ils n’héritent plus, leur mariage devient nul, et toutes les autres conséquences de l’apostat. Comment un croyant peut-il donc en prendre l’initiative pour le moindre doute ?

 

Si cela concerne les gouvernants, c’est encore plus grave, à cause de ce que cela entraîne comme rébellion et soulèvement armé contre eux, propagation de l’anarchie, effusion de sang, et corruption des gens et du pays. Ainsi, le Prophète – Prière et Salut sur lui – a interdit de faire scission contre eux « sauf si vous constatez un acte d’incroyance évident, dans lequel vous avez une preuve de la part d’Allah ». Sa parole « sauf si vous constatez » prouve que le doute ou les rumeurs ne suffisent pas. Sa parole « un acte d’incroyance » prouve que le péché ne suffit pas, aussi grave soit-il, comme l’injustice, la consommation d’alcool, les jeux de hasard, et l’accaparement des biens. Sa parole « évident » prouve que ne suffit pas un acte d’incroyance qui n’est pas clair et manifeste. Sa parole« dans lequel vous avez une preuve de la part d’Allah » prouve qu’il faut nécessairement une preuve claire, de telle sorte qu’elle soit authentique et au sens évident. Une preuve faible ou au sens vague ne suffit donc pas. Sa parole « de la part d’Allah » prouve qu’on ne tient pas compte de la parole d’un savant, quel que soit le niveau de science et de confiance qu’il ait pu atteindre, si elle n’est pas appuyée par une preuve claire tirée du Livre d’Allah ou de la Sunna de Son Messager – Prière et Salut sur lui. Toutes ses conditions prouvent la gravité de la question. 

 

En bref, juger hâtivement les gens comme mécréants est extrêmement grave, car Allah Le Très Haut dit : {Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes, apparentes et cachées, le péché, l’agression sans aucun droit, d’associer à Allah ce dont Il n’a fait descendre aucune preuve, et de dire sur Allah ce que vous ne savez pas. » (El A°râf, v.33)

 

2.      Ce qui découle de cette croyance erronée : comme autorisation de faire couler le sang, violation de l’honneur, pillage des biens publics et privés, explosion des habitations et des véhicules, et destruction des édifices, tous ces actes et semblables sont interdits à l’unanimité des musulmans, car ils constituent une violation du droit sacré de vivre, de posséder des biens, d’être en paix et dans la tranquillité, de vivre son existence en toute sécurité et toute quiétude à son domicile, lors de ses allées et venues, et une violation des intérêts généraux, dont nulle personne ne peut se passer dans son existence.

 

L’Islam a préservé aux musulmans leurs biens, leur honneur, leurs corps, a interdit de s’y attaquer et a été très strict à ce sujet. Ceci fait partie des derniers conseils que le Prophète – Prière et Salut sur lui – a donnés a sa Communauté, Il dit lors de son sermon du Pèlerinage d’adieu : « Votre sang, vos biens, votre honneur, vous sont sacrés, comme sont sacrés ce jour, en ce mois, dans cette ville. » Puis il ajouta : « Ai-je transmis ? Ô Allah sois témoin ! » Rapporté par El Bukhârî et Muslim. Il dit également : « Tout le musulman est sacré pour son frère musulman : son sang, ses biens, son honneur. » Il dit aussi : « Craignez l’injustice, car l’injustice sera ténèbres le Jour de la Résurrection. »

 

Allah Le Très Haut a promis le pire des châtiments à celui qui tue une âme sacrée, Allah Le Très Haut dit au sujet du croyant : {Quiconque tue intentionnellement un croyant aura pour rétribution l’Enfer, dans lequel il demeurera éternellement, Allah est en colère contre lui, Il le maudit et lui réserve un immense châtiment} (Les Femmes, v.93) Allah Le Très Haut dit au sujet du mécréant qui est sous protection de l’État, sur le fait de le tuer par erreur : {S’il appartenait à un peuple auquel vous êtes liés par un pacte, qu’on verse alors à sa famille le prix du sang et qu’on affranchisse un esclave croyant. » (Les Femmes, v.93)

 

  Si dans le cas du mécréant, à qui l’on a garanti la sécurité, il faut verser le prix du sang et faire une expiation, lorsqu’il a été tué par erreur, que dire alors s’il a été tué volontairement ? Le crime est d’autant plus odieux et le péché d’autant plus grave. Il est rapporté dans un hadith authentique que le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « Celui qui tue une personne sous protection de l’État, ne sentira pas l’odeur du Paradis. »

 

3.      L’Assemblée, en démontrant le statut de juger les gens comme mécréants sans aucune preuve, ni du Livre d’Allah, ni de la Sunna de Son Messager – Prière et Salut sur lui, ainsi que la gravité de la généralisation dans ce jugement, vu ce que cela entraîne comme maux et péchés, en démontrant tout ceci, elle proclame que l’Islam est innocent de cette croyance erronée et que tout ce qui se passe dans certains pays, comme effusion du sang d’innocents, explosion des habitations, des véhicules, des installations publics et privées, destruction des édifices, tout ceci constitue des actes criminels, dont l’Islam est innocent. De même, tout musulman qui croit en Allah et au Jour dernier en est innocent. Ce ne sont que les agissements de certaines personnes aux idées corrompues, à la croyance égarée, qui supporteront seuls la responsabilité de leur péché et de leur crime, sans que cela ne soit imputé à l’Islam, ni aux musulmans bien guidés par la voie de l’Islam, qui s’accrochent au Coran et à la Sunna et se cramponnent au lien solide d’Allah. Ce n’est rien d’autre que de la pure corruption et un crime, que la législation musulmane et la saine nature humaine rejettent. C’est pourquoi, les textes de la législation musulmane sont catégoriques sur son caractère illicite, mettant en garde de ne pas fréquenter ceux qui agissent de la sorte.

 

Allah Le Très Haut dit : {Parmi les gens, il y celui dont les paroles dans la vie d’ici-bas te plaisent, et qui prend Allah à témoin de ce qu’il a dans le cœur, tandis qu’il est le plus acharné des querelleurs. Dès qu’il se présente, il parcourt la Terre pour y semer la corruption et saccager culture et bétail. Et Allah n’aime pas la corruption. Et lorsqu’on lui dit : « Crains Allah ! » il s’enfle d’orgueil dans le péché. L’Enfer lui suffira et quel mauvais séjour !} (La Vache, v.204-206)

 

Il est obligatoire pour tous les musulmans, où qu’ils soient, de se conseiller mutuellement la vérité, de s’entraider dans les bonnes œuvres et la piété, dans la recommandation du bien et l’interdiction du blâmable, avec sagesse et bonne parole, et de discuter de la meilleure des façons. Comme Allah Le Très Haut dit : {Entraidez-vous dans les bonnes œuvres et la piété, et ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est dur en punition.} (La Table servie, v.2) Allah Le Très Haut dit aussi : {Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils ordonnent le bien et interdisent le blâmable, ils accomplissent la Prière, ils s’acquittent de la Zakât et obéissent à Allah et Son Messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Tout-puissant et Sage. » (Le Repentir, v.71) Allah Le Très Haut dit : {Par le Temps ! L’humanité est en grande perdition, sauf ceux qui ont la foi, qui accomplissent de bonnes œuvres, qui se conseillent mutuellement la vérité et qui se conseillent mutuellement la patience.} (Le Temps) Le Prophète – Prière et Salut sur lui – a dit : « La religion c’est la sincérité. » On lui demanda : « Envers qui, Ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Envers Allah, Son Livre, Son Messager, les dirigeants et l’ensemble des musulmans. » Il dit aussi : « Les musulmans sont comparables, dans leur solidarité, leur clémence et leur miséricorde mutuelles, à un seul corps : lorsqu’un seul membre se plaint d’un mal quelconque, tout le corps souffre de fièvre et d’insomnie. » Les versets et les hadiths à ce sujet sont très nombreux. 

 

Nous demandons à Allah par Ses plus beaux Noms et Ses Attributs élevés, qu’Il écarte le mal des musulmans, qu’Il accorde la réussite à tous les dirigeants musulmans dans ce qui constitue un bien pour les hommes et le pays, et ce qui met un terme à la corruption et les corrupteurs, que par leur intermédiaire Il fasse triompher Sa religion et élève Sa parole, qu’Il arrange la situation de tous les musulmans dans le monde entier, et qu’Il fasse triompher la vérité par leur intermédiaire. Certes Il en est Le Seul Capable et Il en est parfaitement Capable. Prière et Salut d’Allah sur notre Prophète Mohammed, ses proches et ses Compagnons. 

 

Président de l’Assemblée : 

 

‘Abdel ‘Azîz ibn ‘Abd Allah IBN BÂZ 

 

Membres : 

 

Sâlih ibn Mohammed EL LUHAYDÂN  /  °Abd Allah ibn Sulaymân IBN MÂNI°  /  Mohammed ibn Sâlih EL °UTHAYMIN  /  °Abdel °Azîz ibn °Abd Allah ÂL CHEIKH  /  Dr °Abd Allah ibn Mohammed ÂL CHEIKH  /  Dr °Abd Allah ibn °Abdel Muhsin EL TURKΠ /  Dr °Abdel Wahhâb ibn Ibrâhîm ABÛ SULAYMÂN  /  Râchid ibn Sâlih IBN KHUNAYN  /  °Abd Allah ibn °Abdel Rahmân EL GHUDAYÂN  /  °Abd Allah ibn °Abdel Rahmân EL BASSÂM  /  Nâsir ibn Hamd EL RÂCHID  /  Mohammed ibn Sulaymân EL BADR  /  Mohammed ibn Zayd ÂL SULAYMÂN  /  Dr Sâlih ibn °Abdel Rahmân EL ATRAM  /  Mohammed ibn Ibrâhîm IBN JUBAYR  /  Dr Sâlih ibn Fawzân EL FAWZÂN  /  Hasan ibn Ja°far EL °ATAMΠ /  Mohammed ibn °Abd Allah EL SUBAYYIL  /  °Abdel Rahmân ibn Hamza EL MARZÛQΠ /  Dr Bakr ibn °Abd Allah ABÛ ZAYD. 

 

Traduction : Abû Ahmed

 

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Non au Terrorisme
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