F O R U M

Nombre de visiteurs

Recommander

Moteur de Recherche Islamique

Loading
Mercredi 7 février 2007 3 07 /02 /Fév /2007 19:27

Louange à Allah, Seigneur des Univers. Prière et salut sur celui qui a été envoyé comme miséricorde pour toute l’humanité, le sceau des prophètes et des messagers, notre prophète et messager Mohammed, ainsi que sur ses proches, ses compagnons et ceux qui les suivent dans le bien, jusqu’au jour de la Résurrection.


Nul n’ignore, parmi tous les musulmans éclairés par la lumière divine, la grande inimité que nourrissent les mécréants – qu’ils soient juifs, fanatiques chrétiens ou autres – à l’encontre des musulmans, ainsi que l’alliance de toutes leurs forces et leur regroupement contre les musulmans, afin de les écarter de leur vraie religion – l’Islam – et de leur inspirer des doutes à son sujet. Cette religion dont Allah a investi pour toute l’humanité le sceau de Ses prophètes et messagers : Mohammed – Paix et Salut sur lui.

En effet, les mécréants utilisent diverses méthodes pour les détourner de la voie de l’Islam, les égarer, les récupérer, s’emparer de leurs esprits et ruser contre eux. Ces derniers temps, leurs activités se sont intensifiées, au travers d’associations et de missions religieuses, et elles ont créé de grands troubles. Parmi leurs méthodes et leurs égarements, la diffusion d’un fascicule intitulé : « Institut des Gens du Livre en Afrique du Sud ». Celui-ci est expédié par la poste aux particuliers, aux sociétés, aux associations dans les pays de la péninsule arabique – le berceau de l’Islam et son ultime forteresse.

Ces colis contiennent des programmes d’études par correspondance et une carte d’adhésion gratuite permettant d’obtenir la Torah, les Psaumes et les Évangiles. Sur la couverture de ces fascicules, on trouve des versets extraits de ces livres.

Ceci étant, c’est une bonne nouvelle que les musulmans réprouvent ces attaques organisées et qu’ils mettent en garde contre elles par tous les moyens possibles. Cette attitude louable s’est traduite par un grand nombre de lettres et d’appels téléphoniques adressés à la Commission Permanente des Recherches Académiques et des Avis Religieux de la part d’un groupe de musulmans soucieux de ce problème, espérant la publication d’une déclaration claire mettant en relief le danger de ces fascicules et mettant en garde contre ces dangereuses propagandes mécréantes visant les musulmans. Nous disons donc, Allah étant Le Seul garant du succès :

Depuis que le soleil de l’Islam brille sur terre, ses ennemis – en dépit de leurs diverses croyances et leurs multiples religions – n’ont cessé de ruser jour et nuit contre lui. Ils rusent contre ses adeptes, chaque fois que l’occasion leur en est donnée, afin de faire sortir les musulmans de la lumière et de les plonger dans les ténèbres, de détruire le pouvoir de l’Islam et affaiblir son emprise sur les âmes. La preuve de tout ceci réside dans la parole d’Allah Le Très Haut :

{Ni les mécréants parmi les gens du Livre, ni les polythéistes, n’aiment que l’on fassent descendre sur vous un bienfait de votre Seigneur, alors qu’Allah réserve Sa miséricorde à qui Il veut.}



Sourate 2 verset 105




Il dit aussi :

{Nombre de gens du Livre aimeraient vous rendre mécréants après que vous avez cru, par jalousie de leur part, et après que la vérité s’est manifestée à eux.}



Sourate 2 verset 109




et également :

{Ô vous les croyants ! Si vous obéissez à certaines personnes parmi ceux qui ont reçu le Livre, ils vous rendront mécréants, après que vous avez eu la foi.}



Sourate 3 verset 100




Les chrétiens jaloux sont parmi les ennemis les plus acharnés de notre religion. Ils n’ont cessé de déployer le maximum d’efforts pour contrecarrer l’expansion de l’Islam dans les différentes régions du monde.

Bien plus, ils vont même jusqu’à s’attaquer à l’Islam et aux musulmans dans leurs propres pays, notamment pendant les périodes de faiblesse du monde musulman, comme c’est le cas de nos jours.

Il est évident que l’objectif de ces attaques est d’ébranler la foi des musulmans et de les faire douter dans leur religion, dans l’espoir de les en écarter définitivement et de les attirer vers le christianisme, par le biais de ce que l’on appelle erronément « Évangélisation » , alors qu’il ne s’agit de rien d’autre qu’un appel à l’idolâtrie véhiculée par le christianisme sous sa forme altérée, qui ne repose sur aucune révélation divine et auquel Jésus – Paix et Salut sur lui – est totalement étranger.

Les chrétiens ont dépensé des sommes énormes et ont redoublé d’efforts dans le but de concrétiser leur rêve de christianiser le monde entier et particulièrement les musulmans. Mais leur situation est telle que la décrite Allah Le Très Haut en ces termes :

{Les mécréants dépensent leurs biens pour éloigner les gens de la voie d’Allah. Ils dépenseront leurs biens, puis ceux-ci seront pour eux une source de regret, puis ils seront vaincus. Les mécréants seront tous rassemblés en Enfer.}



Sourate 8 verset 36




Depuis un siècle et jusqu’à présent, ils organisent dans ce but une multitude de conférences régionales et internationales. Des prédicateurs chrétiens de toutes les contrées y participent pour échanger leurs avis et leurs propositions au sujet des moyens les plus efficaces et des résultats les plus satisfaisants. Pour cela, ils ont conçu un plan et établi des programmes, parmi lesquels figurent les suivants :


L’envoi de missionnaires chrétiens

Ils envoient des missionnaires chrétiens dans les pays musulmans et ces derniers prêchent le christianisme en distribuant des publications, des livres, des tracts expliquant le christianisme, des traductions de l’Évangile, ainsi que des publications qui sèment le doute sur l’Islam, s’y attaquent et en donnent une fausse image dans le monde.

Ils utilisent également des moyens camouflés et des méthodes indirectes, les plus dangereuses étant les suivantes :


Les soins médicaux

Ils apportent des soins médicaux et apportent une protection sanitaire aux populations. Cette méthode est d’autant plus efficace de part les besoins en soins, les nombreuses épidémies et les maladies mortelles dans les milieux musulmans, surtout à une époque où les médecins musulmans sont très rares, voire inexistants dans certains pays musulmans.


L’éducation

Ils créent des écoles et des universités ouvertement chrétiennes ou bien d’autres en apparence purement éducatives, mais en vérité chrétiennes, ce qui a incité certains musulmans à y inscrire leurs enfants, dans le but qu’ils apprennent une langue étrangère ou d’autres matières spécifiques. Ainsi, il n’est nul besoin de s’interroger sur la formidable occasion offerte aux chrétiens par les musulmans, lorsqu’ils livrent leur chère progéniture à l’âge de l’enfance ou de l’adolescence, alors qu’ils ont encore l’esprit vide et qu’ils ont une grande réceptivité à apprendre n’importe quoi de n’importe qui !


Les médias


Ils utilisent également comme méthode de christianisation des émissions radiophoniques destinées au monde musulman, ainsi que le déluge de programmes diffusés au travers des chaînes reçues par satellite ces dernières années, sans parler des journaux, des revues et autres magazines publiés à grand tirage.

Tous ces médias audio-visuels et écrits participent à faire tourner la roue de la christianisation par différents moyens :

1. Prêcher le christianisme en exhibant ses prétendus mérites : la pitié, la miséricorde et la compassion pour toute l’humanité

2. Susciter des doutes chez les musulmans dans leur croyance, leurs rites et leurs relations religieuses.

3. Propager des images de nudités et de dépravation, aiguiser les appétits charnels, afin de plonger les spectateurs dans la débauche, de détruire leur moralité, d’anéantir leur chasteté, d’ôter leur pudeur et d’en faire des adorateurs des plaisirs sensuels à la recherche de jouissances faciles.

Ce qui facilite alors leur adhésion à n’importe quelle doctrine, fût-ce l’apostasie et l’incroyance – qu’Allah nous en protège – après que l’ardeur de la foi eut été éteinte dans leurs cœurs et la barrière morale de la religion anéantie au plus profond de leurs âmes.

Il existe de nombreuses autres méthodes de christianisation que l’observateur averti décèle dans l’état actuel du monde musulman. Nous ne les traiterons pas par souci de concision, le but n’étant pas d’être exhaustif, mais plutôt d’éveiller les esprits. En fait, la situation est telle que l’a décrite Allah Le Très Haut en ces termes :

{Ils complotèrent, mais Allah a fait échouer leur complot. Allah est le meilleur en stratagèmes.}

Sourate 3 verset 54




Il dit également :

{Ils veulent éteindre la lumière d’Allah par leurs paroles, mais Allah ne veut que parachever Sa lumière, même si les mécréants détestent cela.}



Sourate 9 verset 32




Voilà les ruses et les stratagèmes des prédicateurs chrétiens pour égarer les musulmans !

Quel est donc le devoir des musulmans pour y faire face ?
Comment affronter ces violentes attaques contre l’Islam et les musulmans ?

La responsabilité est grande et partagée entre tous les musulmans : individuellement et collectivement, au niveau des gouvernements et des peuples.

Tous doivent faire face à ce déferlement empoisonné qui prend pour cible tous les membres de cette communauté : petit ou grand, homme ou femme. Allah nous suffit ! Quel excellent Protecteur !

Il nous est possible de décrire succinctement comment il convient d’agir, tout en sachant qu’à chaque situation correspond une démarche appropriée et des mesures légiférées :

1. Consolider la foi dans les cœurs des musulmans, à travers les programmes scolaires et éducatifs, de façon générale, en déployant un effort particulier pour les ancrer dans les cœurs des jeunes élèves des écoles publiques et privées.

2. Propager une véritable prise de conscience religieuse dans toutes les couches de la société et inculquer aux gens la défense de la religion et de ses institutions sacrées.

3. Bloquer les accès par lesquels s’infiltrent les moyens de propagande chrétienne, tels que les films, les publications, les revues et autres, en interdisant leur importation et en infligeant des sanctions exemplaires à tout contrevenant.

4. Faire prendre conscience aux gens des dangers de la christianisation, de ses méthodes et de ses procédés, afin qu’ils soient sur leur garde et ne tombent pas dans ses pièges.

5. Accorder intérêt à tous les secteurs fondamentaux de la vie du musulman, particulièrement la santé et l’éducation. En effet, les événements ont révélé qu’il s’agit des domaines les plus dangereux par lesquels les chrétiens atteignent les cœurs et les esprits des gens.

6. Faire en sorte que tout musulman, où qu’il soit sur la terre, s’attache solidement à sa religion et sa croyance, quelles que soient les conditions dans lesquelles il vit, qu’il observe – autant qu’il le peut – les pratiques rituelles de l’Islam, pour lui et ceux qui sont sous son autorité et que sa famille soit bien armée spirituellement pour résister à toute attaque contre leur croyance et leur intégrité morale.

7. Que chaque individu et chaque famille prenne garde de ne pas se rendre dans les pays mécréants, sauf en cas d’extrême nécessité, telle que pour obtenir des soins ou apprendre un savoir indispensable que l’on ne trouve pas dans les pays musulmans. Mais même dans ce cas, il faut être prêt à repousser les tentations et les doutes dirigés contre les musulmans au sujet de leur religion.

8. Promouvoir la solidarité et l’entraide sociale entre les musulmans, de telle façon que les riches tiennent compte de leurs devoirs envers les pauvres, qu’ils dépensent de leurs biens dans des projets utiles de bienfaisance de nature à répondre aux besoins des musulmans, afin d’éviter que les chrétiens ne leur tendent leurs mains souillées exploitant ainsi leur besoin et leur misère.

En conclusion, nous demandons à Allah Le Généreux, par Ses plus beaux Noms et Ses plus nobles Attributs, qu’Il renforce la cohésion des musulmans, qu’Il unisse leurs cœurs, qu’Il favorise leur entente, qu’Il les guide sur la voie de la paix, qu’Il les protège contre les ruses de leurs ennemis et contre leurs maux, et qu’Il les préserve des troubles apparents et cachés, c’est Lui le plus Miséricordieux des miséricordieux.


Ô Allah ! Quiconque veut faire du mal aux musulmans, occupe-le par son propre sort, retourne sa ruse contre lui même et réserve-lui un mauvais sort. Tu es Capable de tout.

Gloire et pureté à ton Seigneur, Seigneur de la Puissance, Il est au-dessus de ce qu’ils décrivent ! Paix sur les messagers et louange à Allah Seigneur des univers !


LA COMMISSION PERMANENTE DES RECHERCHES ACADEMIQUES ET DES AVIS RELIGIEUX
D’ARABIE SAOUDITE

Par Al Bayan - Publié dans : Rappels Divers
Voir les 0 commentaires
Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 16:27

L’Islam n’est pas seulement une religion d’adoration entre l’homme et son Seigneur dans les mosquées, mais l’Islam est aussi la religion de l’individu et la religion du groupe. L’Islam est un système pour l’homme en lui-même et dans sa société ; c’est aussi un système politique. Allah dit à Son Prophète :

“ Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité ” .

Sourate 4 : An-Nisâ, verset 58.


Il dit aussi à Son Prophète pour l’éloigner du jugement de la période de l’Ignorance antéislamique (Jahiliyyah) :

“ Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y a-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? ” .

Sourate 5 : Al-Ma’idah, verset 50.



Quelques principes de l’Islam en matière de politique :


1 – La liberté

L’Islam a pris en compte les bases sur lesquelles s’appuie la société des hommes en ce qui concerne le système politique, c’est ainsi qu’il a prescrit en premier lieu la liberté. Celle-ci est de diverses sortes :

— La liberté religieuse, Allah dit :

" Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement "

Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 256



Il dit à Son Prophète :


" Eh bien, rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur, et tu n’es pas un dominateur sur eux ;"

Sourate 88 : Al-Ghâchiyah, versets 21 – 22



" Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? "

Sourate 10 : Younous, verset 99



Cette liberté a été clairement appliquée à l’époque du Prophète et à l’époque de ses califes orthodoxes bien guidés.

On ne contraignait personne à embrasser l’Islam, mais on lui présentait l’Islam, s’il l’acceptait tant mieux, sinon on le laissait.

Ceci, grâce à ce principe qui veut que celui qui est dans le judaïsme ou le christianisme ne soit pas contraint à l’abandonner, comme cela ressort d’une des lettres que le Prophète adressa à certains de ses gouverneurs :

“ Quiconque est dans le judaïsme ou le christianisme ne doit pas être contraint à l’abandonner ”

c’est-à-dire qu’on n’exerce pas la pression sur lui au point qu’il soit obligé de l’abandonner. La biographie des califes est édifiante à ce sujet.

— Parmi les principes de l’Islam en matière de liberté, il y a la garantie de la liberté économique et la garantie de la liberté individuelle.

Allah dit :

" Alors qu’Allah a rendu licite le commerce, et illicite l’intérêt " .


Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 275


Ce sujet sera traité plus amplement lorsqu’on abordera le chapitre de l’économie et des biens.

— La liberté individuelle de l’homme dans ce qu’il fait chez lui. C’est un principe établi par l’Islam, c’est pour cela qu’il tient compte de la liberté de l’homme chez lui. Lorsque quelqu’un regarda l’intérieur de la maison du Prophète et qu’on l’en eut informé, il dit :

“ Si je l’avais su, je t’aurais crevé les yeux ”.


Parce qu’il a osé regarder ce dont il n’a pas le droit. L’Islam garantit les libertés, car il n’est pas possible qu’il y ait un regroupement – regroupement politique, d’un Etat ou des gens qui se réunissent et vivent en harmonie pour leurs intérêts – sans certaines libertés que leur garantit l’Islam. Les libertés sont étendues et diverses.


2 – La justice et l’égalité

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la justice et l’égalité, la justice et l’égalité entre les hommes. La gestion des hommes se base sur la concrétisation de leurs intérêts.

Les hommes se rassemblent sous la bannière de leur gouverneur, de leur prince, de leur Etat et de leur gouvernement afin de réaliser leurs intérêts. La plus grande chose qui contente les gens et concrétise leurs intérêts est la justice entre eux ; les savants ont défini la justice en ces termes : donner à chaque ayant droit son dû.

Il est notoire que les ayants droit diffèrent les uns des autres, comme Oumar a distingué entre les gens dans l’attribution de certains droits ; mais la justice consiste à faire parvenir le dû à l’ayant droit sans ambages, ni domination, ni abus contre l’ayant droit.

L’égalité est requise : au plus, les hommes sont égaux en devoirs comme les dents du peigne, sans aucune différence entre l’Arabe et le non Arabe sauf par la piété, au plus ils doivent être égaux en ce dont ils ont besoin pour les intérêts de leur vie, en protection, en justice, etc.

Voilà pourquoi, l’Islam a confirmé l’égalité des hommes dans l’ensemble de leurs droits, dans leur vie, devant la justice et dans la concrétisation de leurs intérêts.


3 – La sauvegarde de l’union et de la force

Parmi les principes de l’Islam dans la gestion des hommes, il y a la protection des gens, de leur union et de leur force. La première mission du gouvernement consiste à rassembler les gens, à les protéger et à préserver leur union en les administrant avec la loi d’Allah


4 – La loyauté entre les croyants


Parmi les principes que l’Islam prend en considération, il y a la loyauté entre les Croyants ; le Prophète dit :

" La vraie religion, c’est la loyauté ! La vraie religion, c’est la loyauté ! La vraie religion, c’est la loyauté ! (trois fois) - Envers qui ? demandèrent les Compagnons. Il répondit : Envers Allah, Son livre, Son Messager, à l’égard des chefs de la communauté musulmane et de la communauté musulmane toute entière. "

Donc la loyauté est due à l’ensemble de la communauté et aux autorités, ceci est un des fondements de la Charia.

Le Prophète fit un pacte avec certains Compagnons selon lequel ils devaient la vérité sans craindre le reproche de quelque détracteur ; de même, le Prophète a fait un pacte avec un groupe de Compagnons selon lequel, ils devaient prodiguer des conseils à tout musulman quelle que soit sa classe.

Cela fait partie du principe de la recommandation du bien et de l’interdiction du mal car Allah a décrit cette communauté par cette caractéristique :

" Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah "


Sourate 3 : Al-Imrân, verset 110


Le conseil fait partie de la recommandation du convenable et de l’interdiction du blâmable. Tel est le principe, quant aux normes, à l’organisation et aux conditions, elles varient selon le temps et le lieu. Pour cela – comme cela sera élucidé ultérieurement – les systèmes modernes comme les Conseils de la Choura, les Assemblées nationales et autres sont une forme, un mécanisme et des moyens de consultation que l’Islam a préconisé comme principe général et a laissé aux hommes le choix de la méthode appropriée d’application qu’ils pourraient développer à chaque fois que le besoin s’en fera sentir.

Si avec le temps les rapports entre les gens deviennent complexes et que le conseil ne peut se faire que par une méthode que met sur pied le détenteur de l’autorité, il incombe à celui-ci de l’organiser afin que le conseil puisse être clair et parvenir aux autorités.

Il en de même de la critique et de l’opinion contraire, l’opposition comme on l’appelle de nos jours, sous réserve du respect des règles islamiques.

Cela est admis à condition d’observer les instructions islamiques en la matière dont les plus importantes sont : ne pas créer de trouble, ni diviser les musulmans.

Si la critique, l’opposition et l’opinion contraire assurent le bien des gens, même si écouter cela est pénible, mais ne causent pas de trouble par la parole ou par l’acte chez les gens et ne conduisent pas à la dissension, cela est permis.


Les piliers du pouvoir

Le pouvoir en lui-même a des piliers qui sont pratiqués : le dirigeant, les membres du gouvernement, la Choura, le contrôle, les administrations et l’appareil exécutif.

La Charia a exposé en détail ce qu’est un dirigeant, ses devoirs, ses droits, comment il est choisi, comment est son mandat ; ainsi que les membres du gouvernement, qui sont-ils, leur rapport avec le dirigeant dans la gestion des affaires ; les membres de la Choura et du contrôle.

Les membres de la Choura étaient connus à l’époque d’Oumar , leur nombre était connu. Cela se développe avec l’évolution du temps et il se peut que cette Choura ait de nos jours des assemblées et un grand nombre de membres représentant les différentes sensibilités de la Communauté dans leurs sciences, leurs connaissances, leurs contrées, leurs tribus, etc.

En sorte que la Choura ou les assemblées de la Choura se voient confier la mission – comme on dit – de légiférer ou de concevoir les règlements et d’exercer le contrôle sur la prestation des instances qui appliquent ces règlements.

La juridiction est un des fondements de la Charia et il n’y a pas de civilisation, de religion, ou de législation qui ont accordés autant de considération à la juridiction comme l’a fait la Charia islamique ; le Prophète a décrit les juges comme suit :

“ Les juges sont de trois catégories : deux iront en Enfer et un ira au Paradis ”.


Il dit à propos de deux juges qui iront en Enfer que le premier est le juge qui connaît la vérité mais s’en détourne et le second est le juge qui abandonne la vérité ou l’ignore et ne juge pas avec.

Quant à celui qui connaît la vérité et juge avec, sans craindre le reproche de quiconque, celui-là est un juge louable à qui le Prophète a promis le Paradis.

Dans la Charia, la juridiction est sauvegardée et intègre, personne n’a un pouvoir sur elle. Le juge doit parvenir à la loi d’Allah et son verdict est irrévocable.

La juridiction peut avoir un ou plusieurs degrés comme c’est le cas chez nous où il y a :

les tribunaux, puis la Cour de cassation et ensuite la Haute Cour de Justice ; dans d’autres pays, elle a aussi trois degrés. Ce qui compte, c’est que le pouvoir judiciaire soit intègre dans sa mission, ne subissant ni l’autorité du dirigeant, ni celle du citoyen, parce que la juridiction juge d’après la Loi d’Allah ; quiconque obstrue le pouvoir judiciaire a obstrué la Loi d’Allah en ce qu’Il a prescrit pour juger entre les hommes.

Si les hommes s’ingèrent dans le pouvoir judiciaire, il n’y aura plus de justice et une certaine injustice régnera entre les gens, ce qui disloquera les gens, leur union, or la Charia a pris en considération tous les moyens par lesquels les hommes préservent leur cohérence.

La Charia prend également soin de l’appareil exécutif à l’instar des ministères et des différents offices. Ces différents ministères, offices et services ne sont que des appareils de l’exécutif, chargés de l’application de ce qu’Allah a ordonné, de l’application de ce que le dirigeant leur a conféré comme mission, de l’application des règlements et ils sont tenus de remplir leur mission comme Allah le dit :

" Certes Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu’Allah vous fait ! "


Sourate 4 : An-Nissa, verset 58




Traduit de l’arabe par les Editions Assia
Edité par le Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de la Prédication et de l’Orientation Religieuse, Direction des Publications et de la Recherche Scientifique
Royaume d’Arabie Saoudite
1425H – 2005

Par Al Bayan - Publié dans : Al 'Aquida
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 15:40

Louange à Allah, celui qui a ordonné de faire le bien envers les parents et de leur adresser une parole respectueuse. J’atteste qu’il n’y a pas de dieu (qui mérite d’être adoré) à part Allah, unique sans associé. Tel est Allah :

رَّبُّكُمْ أَعْلَمُ بِمَا فِي نُفُوسِكُمْ إِن تَكُونُواْ صَالِحِينَ فَإِنَّهُ كَانَ لِلأَوَّابِينَ غَفُوراً


﴾Votre Seigneur connaît mieux ce qu’il y a dans vos âmes. Si vous êtes bons, il est certes celui qui pardonne à ceux qui se repentent. ﴿


Sourate 17 Verset 25



J’atteste que Muhammad est son serviteur et son messager. Allah l’a envoyé en tant qu’annonciateur et avertisseur, que la prière et le salut d’Allah soient sur lui ainsi que sur sa famille et ses compagnons. Ceux-là qui ont été reconnaissants envers Allah ainsi qu’envers leurs parents, ceux-là même leurs efforts seront reconnus. Enfin, que la prière et le salut soient aussi sur ceux qui les ont suivis de la meilleure façon et ce jusqu’à la fin des temps.


Ô vous les frères croyants ! Je conseille, autant à vous qu’à moi, de craindre Allah , ainsi de s’appliquer à lui obéir.

يَا أَيُّهَا النَّاسُ اتَّقُواْ رَبَّكُمُ الَّذِي خَلَقَكُم مِّن نَّفْسٍ وَاحِدَةٍ وَخَلَقَ مِنْهَا زَوْجَهَا وَبَثَّ مِنْهُمَا رِجَالاً كَثِيراً وَنِسَاء وَاتَّقُواْ اللّهَ الَّذِي تَسَاءلُونَ بِهِ وَالأَرْحَامَ إِنَّ اللّهَ كَانَ عَلَيْكُمْ رَقِيباً


﴾Ô vous les Hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là a fait répandre sur la Terre beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes, Allah vous observe parfaitement.﴿


Sourate 4 Verset 1



يُصْلِحْ لَكُمْ أَعْمَالَكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ ذُنُوبَكُمْ وَمَن يُطِعْ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَقَدْ فَازَ فَوْزاً عَظِيماً إِنَّا عَرَضْنَا الْأَمَانَةَ عَلَى السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ وَالْجِبَالِ فَأَبَيْنَ أَن يَحْمِلْنَهَا وَأَشْفَقْنَ مِنْهَا وَحَمَلَهَا الْإِنسَانُ إِنَّهُ كَانَ ظَلُوماً جَهُولاً


﴾Ô vous les croyants ! Craignez Allah et parlez avec droiture, il vous améliorera vos actions et vous pardonnera vos péchés. Celui qui obéit à Allah et Son Messager obtient certainement une immense réussite. ﴿


Sourate 31 Verset 70 - 71



Il existe une personne qui ne cesse de se dévouer et de se sacrifier. Combien s’est-elle affligée pour que tu sois heureux ! Combien s’est- elle affamée pour que tu sois rassasié ! Combien a-t- elle pleuré pour que tu ries !

Combien est-elle restée éveillée pour que tu dormes ! Combien a-t- elle supporté les difficultés pour que tu sois tranquille !

Lorsque tu es heureux, elle l’est aussi, et lorsque tu es triste, elle l'est aussi. Lorsque tu es accablé par les malheurs, sa vie n’est alors que soucis. Son souhait est que tu vives heureux, content, satisfait et agréé des autres. Cette personne est une personne faible qui donne sans rien demander en retour, qui se dévoue sans attendre de remerciements.

As-tu entendu parler d’une personne qui t’aime plus que ses biens ? Mais non ! Plutôt qui t’aime plus que sa vie ?

Mais non ! Plutôt plus que sa propre personne ? Si, cette personne t’aime plus que sa propre personne ; cette personne n’est autre que la mère. En effet, cher serviteur musulman, cette personne est ta mère.

Ô toi -qu’Allah te préserve - médite sur ta situation lorsque tu étais enfant et remémores ta faiblesse. Ta mère t’a porté dans son ventre durant neuf mois, subissant pour toi peine sur peine. Elle te porta péniblement et accoucha dans la douleur.

Plus tu te développais et plus elle s’affaiblissait. Tu lui fis subir plus que ce qu’elle pouvait supporter, tant son corps était faible et son état en fragilité extrême. Pendant l’accouchement, elle a pu percevoir la mort de ses propres yeux.

Ce fut, en effet un accouchement chargé de soupirs, de gémissements, d’angoisses et de souffrances. Malgré tout, elle continua à patienter encore et encore, et lorsqu’elle t’aperçut près d’elle et te serra contre sa poitrine, et lorsqu’elle sentit ta respiration se réitérer, elle oublia ses souffrances, et fit mine d’oublier ses douleurs.

À l'heure où elle te vit, elle reposa tous ses espoirs sur toi, et vit en toi tous les plaisirs et la beauté de la vie. Ensuite, elle se consacra à ton service nuit et jour. Elle sacrifia sa santé pour te nourrir, elle s’amaigrit pour ta croissance, elle s’affaiblit pour te rendre fort.

Ta nourriture fut son lait, ton foyer fut son giron, et ses deux bras te transportèrent. Elle t’entoura (d’affection) et prit soin de toi. Elle restait affamée pour te rassasier et restait éveillée pour que tu dormes. Elle fut clémente et tendre avec toi.

Si jamais elle s’absentait, aussitôt tu la demandais, et lorsqu’elle se détournait de toi, aussitôt tu l’appelais à l’aide, et lorsque te touchait un mal, aussitôt tu l’appelais au secours.

Tu avais l’impression qu’elle détenait tout le bien. Tu t’imaginais que le mal ne pouvait pas t’atteindre lorsqu’elle te serrait contre sa poitrine ou lorsqu’elle portait le regard sur toi. Elle te préférait à elle-même en se privant de la nourriture et du repos pour les mettre à ta disposition.

Quand ton sevrage fut mené à son terme au bout de deux années, et au moment où tu commenças à marcher, elle fit cercle autour de toi avec une grande prévenance, en te suivant du regard et en restant toujours derrière toi, de peur qu’un mal te touche. Puis lorsque tu grandis, son espoir en toi grandit également. Elle considère ton bonheur plus cher que les biens de cette vie, quand bien même ils lui auraient été entièrement proposés.

Toutes choses sont possibles pour ton confort, même sa propre personne n’a plus grande valeur. En effet, elle préférerait choisir la mort pour que tu vives en bonne santé.

Ahmad, An-Nassâï, et Ibnu Mâjah rapportent d’après Mou’âwiya As-Soulamy qui a dit :

« Je suis allé chez le Messager d’Allah et je lui dis : Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie, cherchant par là le Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. » Il rétorqua alors : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Je répondis : « oui. » Il dit ensuite : « Retourne près d’elle et sois bon envers elle. »

Ensuite, je vins lui parler de l’autre coté, et je lui répétai : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie, cherchant par là le Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. » Il rétorqua alors : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Je répondis : « oui, ô Messager d’Allah ! »

Il dit ensuite :

« Retourne donc près d’elle et sois bon envers elle. » Enfin, je me tins face à lui pour lui parler, et je lui réitérai : « Ô Messager d’Allah ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie, cherchant par là le Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.» Il rétorqua alors : « Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? » Je répondis :« oui, ô Messager d’Allah ! » Il dit ensuite : « Malheur à toi ! Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis. » Mais si ! Je jure par le Seigneur de la Kaaba, ceci est bel et bien le paradis : « Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis.»



Muhammad Ibnu Al-Mounkadir a dit :

« J’ai passé ma nuit à titiller les pieds de ma mère, alors que mon frère Omar a passé la sienne en prière ; sa nuit ne me comblait pas autant que la mienne. »



D’après Ibnu Omar qui a dit :

« Un homme, est venu voir le Messager d’Allah et dit : Ô Messager d’Allah ! Je suis venu pour accomplir le djihad en ta compagnie, cherchant par là le Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. Je suis venu auprès de toi en laissant derrière moi mes parents pleurants. » Il dit alors : « Retourne les voir, et fais-les rire comme tu les as fait pleurer. »


Rapporté par Ibnu Mâjah et authentifié par Al-Albâny.



D’après Anas Ibnu Nadr Al-Achja’y qui dit :

« Une nuit, la mère de Ibnu Mass’ûd (qu’Allah l’agrée) lui demanda de l’eau. À son retour, il lui apporta de l’eau, mais il la trouva en plein sommeil. Il resta immobile auprès d’elle jusqu’au petit matin.»


De même, lorsqu’Abu Mûssa Al-Ach’ary et Abu ‘Amir vinrent voir le Messager d’Allah, ils lui firent allégeance et se convertirent à l’islam, ensuite le Prophète leur demanda :

« Qu’est devenue une des femmes de votre tribu qu’on prénomme unetelle... ? » Ils répondirent : « Nous l’avons laissée chez elle. » Le Prophète dit : « (Sachez) qu’Allah lui a absout ses péchés. » Ils dirent : « Pour quelle raison, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Pour sa bonté envers sa mère. » Le Prophète  dit ensuite : « Un jour, alors que sa mère était une très vieille dame, un envoyé est venu les avertir qu’un ennemi s’apprêtait à les envahir. Dès lors, elle porta sa mère sur son dos, puis lorsqu’elle fatiguait, elle la reposait, en plaçant le flanc de sa mère contre son ventre et en plaçant ses pieds sous les pieds de sa mère craignant qu’elle se brûle, car le sol était brûlant, et ceci, jusqu’à ce qu’elle soit sauvée. »


Rapporté par Abdarrazzâq dans son recueil.


Cette mère, ô toi qui souhaites la réussite, agrippe-toi donc à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis.

En effet, Ibnu Omar a dit à une personne :

« as-tu peur de pénétrer en enfer et aimerais-tu entrer au paradis ? »

Il répondit : « oui. »

Il lui dit : « Sois bon envers ta mère. Je jure par Allah que si tu lui adresses des paroles douces et tu la pourvois en nourriture, alors tu entreras certainement au paradis, mais ceci, tant que tu éviteras celles qui ont les conséquences regrettables. »

cela signifie les péchés capitaux (les péchés qui mènent à la perdition).


Muhammad Ibnou Sîrîne a dit :

« le prix du palmier atteignit mille dirhams au temps d’Othmâne Ibnu ‘Affâne . Oussâma Ibnu Zaïd opta pour un palmier et l’acheta. Ensuite, il l’évida pour en extraire son cœur (cœur de palmier) qu’il donna à manger à sa mère.

On lui dit : « Qu’est-ce qui t’a amené à faire cela sachant que le prix du palmier a atteint mille dirhams ?! » Il rétorqua : « Ma mère me le demanda, et il n’y a pas une chose qu’elle me demande et que je peux accomplir, sans que je le lui ramène. »

La mère d’Abbullah Ibnu ‘Awne l’appela et il haussa la voix sur elle. Il affranchit deux esclaves
(à cause de son geste).

De même, Zîne Al-‘Abidîne était la plus bienfaisante des personnes envers sa mère. Malgré cela, il ne mangeait pas avec elle dans un même plat.

On lui demanda : « tu es la personne la plus bienfaisante envers ta mère, pourtant on ne te voit pas manger avec elle dans un même plat ?! » Il rétorqua : « J’ai peur que ma main s’empresse de prendre un aliment sur lequel elle a des vues, et par ce geste, je lui aurais désobéi. Sachez qu’il y a encore très peu de temps, il y avait une communauté chez laquelle on ne trouvait pas de personnes qui habitent à l’étage au-dessus alors que leurs mères habitaient à l’étage au-dessous. »

Ce paradis, ô toi qui le demandes, agrippe- toi donc aux pieds de ta mère, c’est là qu’il se trouve.

At-Tirmidhî rapporte un hadith qu’il a authentifié d’après Abu Dardâ’ qui a dit : j’ai entendu le Messager d’Allah dire :

« le géniteur est la porte centrale du paradis. Si tu veux, égare cette porte ou bien préserve-la. »


On trouve également dans Sahîh At- Tirmidhy d’après Abdullâh Ibnu ‘Amr , d’après le Prophète qui dit :

« L’agrément du Seigneur (est acquis) par l’agrément du géniteur, et le mécontentement du Seigneur (est contracté) par le mécontentement du géniteur. »


Ibnu ‘Abâss a dit :

« il n’est pas de musulman qui possède des parents musulmans et par qui il espère la récompense d’Allah par le bon comportement, sans qu’Allah lui ouvre deux portes (c.-à-d. du paradis), et s’il lui reste un seul des deux parents, alors une porte lui sera ouverte. À l’inverse, s’il contrarie un de ses parents, Allah ne sera satisfait de lui que lorsque ce parent sera satisfait de lui. »

On lui répliqua : « Ceci même si ses parents sont injustes (envers lui). » Il répondit : « Oui, même s’ils sont injustes. »


Il est mentionné dans une poésie :

Ta mère, si tu savais, détient sur toi un droit éternel !
Tout ce que tu as fait pour elle est peu de chose en parallèle.

Combien de nuits s’est-elle plainte sous le faix de la grossesse !
Sa souffrance fit jaillir lamentations et cris de détresse.

Tu ne peux t’imaginer l’accouchement dans la douleur,
Accablée d’atroces tiraillements qui lui arrachent le cœur !

Elle t’a si souvent purifiée de ses propres mains,
Cette mère dont le giron t’offrit un repos serein.

Elle sacrifiait tout pour toi lorsque tu te lamentais,
Et en son sein une boisson pure dont tu te nourrissais.

Combien s’est-elle affamée par compassion et tendresse
T’offrant son pain quotidien pendant ta prime jeunesse.

Tu l’as perdue lorsque par ignorance tu as mal agi,
Tu as trouvé le temps long, mais si courte est la vie !

Misère à celui qui possède toute sa raison et suit son bon vouloir,
Dont le cœur est aveugle et ses yeux ne le privent pas de voir !

Prends garde et convoite ses nombreuses prières,
Car ses invocations te sont plus que nécessaires…



Ibnou Omar vit un homme yéménite tourner autour de la maison (sacrée) portant sa mère derrière son dos. Cet homme dit : « Je suis pour elle un doux chameau, si d’autres montures se fatiguent de ton poids, moi je ne m’en lasse pas.

Allah est mon Seigneur, plein de majesté et il est le plus grand. Je l’ai portée plus qu’elle ne m’a porté. Trouves-tu, ô Ibnu Omar, que je lui ai bien rendu (le bien qu’elle m’a donné) ? » Il répondit : « Non, même pas le moindre gémissement (que tu lui as fait subir) ! »


Il y a non seulement ce qu’on a mentionné, mais, être bon envers sa mère a pour conséquence l’expiation des grands péchés.

L’imam Ahmad a dit :

« être bon envers ses parents a pour conséquence l’expiation des grands péchés. »


On interrogea Ibnu ‘Abbâss au sujet d’un homme qui a tué sa femme. On lui demanda :« comment pouvait-il se repentir ? » Il répondit :« Si ses parents sont vivants, qu’il soit bon envers eux tant qu’ils sont encore en vie ; peut-être qu’Allah lui pardonnera. » Il donna la même réponse pour le repentir de celui qui étudia la sorcellerie.


Ô communauté des croyants, combien le musulman a-t-il passé d’heures à rendre service à ses parents !

Par ce geste, Allah lui a pardonné ses péchés, ses fautes et le libéra des soucis et des chagrins. Combien de fils bienfaisants et de filles bienfaisantes qui quittent leurs parents en les ayant salués ou après leur avoir adressés de douces paroles ou après leur avoir offerts un modeste présent, ont vu les portes du ciel s’ouvrirent de par les invocations exaucées de leurs faibles parents âgés.

Craignez donc Allah au sujet de vos parents, notamment s’ils ont atteint la vieillesse et leurs os se sont affaiblis et leurs têtes se sont garnies de cheveux blancs. Mais aussi, s’ils ont atteint un stade où ils te regardent comme celui qui attend une bouchée rassasiante de nourriture ou un petit don gratifiant.

Malgré le grand amour, l’affection et l’effusion de tendresse des parents envers leurs enfants, on voit et on entend tant de situations de désobéissance, d’ingratitude, de surprenantes méchancetés, de brutalités terrifiantes, de maltraitances et de mauvaises relations. Des situations telles, que si une personne n’avait pas pris connaissance de quelques-unes d’entre elles, et n’en avait pas entendu d’autres de gens de confiance, elle démentirait tout cela fort sévèrement et ne lui serait jamais venue à l’esprit que cela est bien véridique et bien réel.

Justement, voilà un père et une mère qui vinrent au Centre de la Police des Mœurs, les suppliant de les sauver de qui ??? De leur fils.

Ce fils rouait de coups ses parents matin et soir. Il n’y a pas un jour qui passait, disait la mère, sans qu’il la tape d’abord, pour ensuite s’en prendre au père. Tristement, des histoires aussi malheureuses sont nombreuses.

Voici la lettre d’une mère meurtrie qu’elle adresse à son fils bien-aimé. Cette pauvre mère, après avoir fait son éducation, veillée les nuits pour lui, sacrifiée sa vie et son bonheur pour sa cause, et organisé son mariage avec une des jeunes filles, s’est vue soudainement reniée par ce dernier en lui désobéissant et la rejetant.

Elle dit dans un extrait de sa lettre :

« Mon fiston, il y a maintenant vingt-cinq ans, ce fut dans ma vie une rayonnante journée lorsque le médecin m’informa que j’étais enceinte. Tu sais, mon fils, les mères maîtrisent bien le sens de ce mot, c’est à la fois un mélange de joie et de bonheur, avec le début de la fatigue et les changements psychologiques et physiologiques.

Après cette bonne nouvelle, je t’ai porté dans mon ventre pendant neuf mois mon fils, tout en étant heureuse et enjouée. Pourtant, je me levais péniblement, je dormais difficilement, je mangeais à contrecœur, et je respirais malaisément. Malgré tout, cela n’a jamais affaibli l’amour que je te porte et la joie de t’avoir. Au contraire, plus les jours passaient et plus mon amour pour toi ne cessait de se développer et le désir de te voir grandissait. Je t’ai porté, mon fils, subissant pour toi peine sur peine et douleur sur douleur. Cependant, j’étais heureuse, heureuse chaque fois que je ressentais dans mon ventre un de tes mouvements. Je me réjouissais lorsque tu prenais du poids bien que la grossesse me soit pénible. C’est en effet une longue fatigue.

Après cela, l’aube de cette fameuse nuit est arrivée, cette nuit où je n’ai pas dormi, où je n’ai pas pu fermer l’œil. Cette nuit, j’ai été secouée par les douleurs, les difficultés, l’anxiété et la peur. Une situation telle qu’il est impossible de la décrire par écrit ou même oralement.

Je jure par Allah mon enfant, à maintes reprises, j’ai perçu la mort de mes propres yeux jusqu’à ce que tu viennes au monde. Tes larmes de naissance se sont mêlées à mes larmes de joie, et toutes mes douleurs et mes blessures disparurent. Mon cher fils, pendant des années de ma vie je t’ai porté dans mon coeur, je t’ai lavé de mes propres mains, mon giron fut ton lieu pour dormir et de ma poitrine tu prenais ta nourriture.

J’ai veillé mes nuits pour que tu dormes, et durant mes jours, je me suis fatiguée pour ton bonheur. Mon seul souhait est de pouvoir entrevoir ton sourire et ma joie de tout instant est que tu me demandes de te préparer quelque chose. Ceci était mon bonheur extrême. Je demeurais ainsi pendant toutes les nuits et les jours qui s’écoulèrent. Je demeurais une servante sans reproche, une nourrice ininterrompue et une travailleuse sans relâche. Ceci jusqu’à ce que tu aies atteint ta maturité et ta pleine croissance, et jusqu’à commencer à voir en toi les signes de la virilité.

Donc, je me suis précipitamment mise à courir ici et là pour te trouver la femme que tu demandais. Puis vint le jour de ton mariage. Mon cœur déchiré, alors mes larmes coulaient, car j’étais d’une part heureuse de contempler ta nouvelle vie de bonheur, mais d’autre part, j’étais triste de te quitter.

Ensuite, les heures s’écoulèrent lentement, mais brusquement tu n’étais plus le fils que j’avais connu auparavant. Soudainement, tu m’as rejeté et tu as feint d’oublier mes droits sur toi, les jours passent sans que je te voie, ni t’entende. Tu as feint d’ignorer celle qui t’a présenté le meilleur service. Mon enfant, je ne demande rien de plus que de me compter parmi les membres de tes plus lointains amis et parmi ceux que tu rencontres le moins souvent.

Mon tendre fils, fais en sorte de m’accorder chaque mois une place dans ta vie, pour te voir ne serait-ce que quelques minutes. Mon cher fils, sache que mon dos s’est courbé, mes membres sont tremblotants, les maladies m’ont exténuée et le dépérissement m’a frappée.

En effet, je ne me lève que difficilement et ne m’assieds que péniblement. Malgré tout, mon cœur ne cesse d’être animé par ton amour. Si un jour une personne te montre du respect, tu t’empresserais de la remercier pour avoir bien agi et pour le bienfait reçu, alors que dire de ta mère – que mon Seigneur te garde !-- qui a été bonne envers toi, d’une bonté que tu ne conçois pas et d’une bienfaisance à laquelle tu es ingrat.

Cette mère qui était aux petits soins avec toi et s’est occupée de toi des années successives ; cette mère qu’a-t-elle donc récoltée comme récompense et qu’a-t-elle obtenue en compensation ?! Comment en es-tu arrivé à être aussi insensible et comment le temps a-t-il autant agi sur toi ?!

Mon fils chéri, chaque fois qu’on m’apprend que tu es heureux dans ta vie, ma joie et ma réjouissance redoublent. Cependant, je suis étonnée par ton comportement alors que tu es le produit de mes mains.

Je me pose la question : quel crime ai-je commis pour être devenue ton ennemie, pour ne plus vouloir venir me voir et pour te montrer réticent à mon égard ?!

Pourtant, je ne vais pas me plaindre de toi (auprès d’Allah) et je ne vais pas communiquer ma tristesse (à Allah), car si jamais elle s’élève au-dessus des nuages et monte jusqu’aux portes du ciel, alors le malheur te frappera pour avoir été ingrat (envers moi), le châtiment t’atteindra, et l’adversité s’installera dans ta propre maison. Non ! Je ne le ferai pas, car tu es toujours — ô mon enfant — le fruit de mes entrailles, le doux parfum de ma vie, et le plaisir de mon existence.

Réveille-toi mon fils, la vieillesse n’est plus si lointaine, les années passeront et tu deviendras un vieux père à ton tour, mais sache que la peine est proportionnée à la faute. À ton tour, tu écriras à ton fils en pleurs de la même façon que je t’ai écrit. Certes, les litiges seront jugés par Allah. »

Crains Allah au sujet de ta mère, sèche ses larmes, et allège sa souffrance. Ensuite si tu le désires, déchire donc sa lettre, mais sache que quiconque fait une bonne œuvre, c’est pour son bien, et quiconque fait le mal, il le fait à ses dépens.
[..]



D’après Zaïd qui demanda à Hassan Al- Bassry :

« Qu’en est-il de l’invocation des parents pour leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui sa délivrance. » J’ajoutais : « Qu’en est-il si l’invocation des parents est contre leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui son anéantissement. » c.- à-d. sa perte.

Le droit de la mère sur son fils est énorme et de grande importance. Il n’a pas à l’appeler par son prénom, mais il doit l’appeler par les noms qu’elle aime ou par son surnom (Oumm untel). Ne t’assieds pas avant elle et ne marche pas devant elle.

Accueille-la avec un visage rayonnant, embrasse-lui la tête et baise-lui la main. Lorsque tu l’enjoins à faire une chose, fais-le correctement sans la blesser. Réponds à son invitation lorsqu’elle t’invite sans éprouver la moindre lassitude ou la moindre répugnance.

Parle-lui avec douceur, nourris-la lorsqu’elle a faim et empresse-toi de lui ramener toutes les bonnes choses qu’elle désire. Donne-lui ce qu’elle souhaite avant même qu’elle ne le demande et informe-toi de ce qu’elle aime pour le lui apporter. Sois pour elle un servant obéissant.

Obéis-lui tant que cela n’induit pas un péché. Ne la devance pas en mangeant ou en buvant. Réjouis-la en invoquant pour elle la miséricorde et le pardon pendant la nuit et aux extrémités du jour. Ne tiens pas compte de ses fautes et ses faux pas.

Ne parle d’elle à quiconque d’un ton plaintif ou outrageant et n’exprime à quiconque ce qui te chagrine à son sujet. Fais-lui plaisir et respecte-la. Ne t’enorgueillis pas face à elle, car tu étais à l’intérieur de ses entrailles et tu étais entre ses mains. Rends-la heureuse et entretiens un bon comportement avec elle. Enfin, demande qu’elle invoque Allah pour toi, car les portes du ciel s’ouvrent pour ce genre d’invocation.

Louange à Allah, et que la paix et sa bénédiction soient accordées à Son Prophète Muhammad, ainsi qu’à sa famille et ses compagnons et tous ceux qui les ont suivis de la meilleure manière…


Traduit de l’arabe par Abu Hamza Al-Germâny

Par Al Bayan - Publié dans : La femme en Islam
Voir les 0 commentaires
Samedi 3 février 2007 6 03 /02 /Fév /2007 12:05

La louange appartient à Allah, nous le louons, implorons de lui aide, sollicitons de lui rémission. Que le salut et la paix d’Allah soient sur Son messager bien-aimé Mouhammad, sur sa famille et sur l’ensemble de ses compagnons.

Chère sœur musulmane, où que tu sois sur cette terre, que le salut et la paix d’Allah soient sur toi. Sache, tout d’abord, chère sœur en dieu, que tu es la consœur de l’homme, égale à l’homme et que tu représentes la moitié de toute l’humanité. Tu es une mère, une épouse, une fille, une sœur, une tante paternelle, une tante maternelle, une petite fille et une grand-mère. Notre prophète -Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui- a dit : « Les femmes sont les consœurs des hommes »1.

Ensuite, chère sœur musulmane, tu fais partie d’une illustre et immense communauté, la communauté de l’Islam. Celle qui n’est égalée par aucune autre communauté sur cette terre. Elle a engendré des dirigeants, des hommes, des personnalités de très grande importance et des conquérants. Avant tout, ta communauté est une communauté de la guidance et de la religion droite. C’est la meilleure communauté qu’Allah -Exalté soit-Il- a fait surgir pour les hommes. Elle ordonne le convenable et le bien et interdit le blâmable ainsi que le mal. Elle dirige l’humanité vers la justice et l’excellence. Elle fait sortir les hommes de l’adoration des adorateurs vers l’adoration du Seigneur des adorateurs, de l’étroitesse de cette vie d’ici-bas vers la largeur de cette même vie et de celle de l’au-delà et de l’injustice des religions vers la justice de l’Islam.

Et il n’y a pas de doute que les précédentes femmes de cette communauté ont été un élément essentiel qui a permis à cette dernière d’acquérir sa haute et immense place.

Sache, chère sœur, qu’Allah -Exalté soit-Il- a donné à la femme une immense place dans la responsabilité et dans l’honneur. Allah a dit :


وَالْمُؤْمِنُونَ وَالْمُؤْمِنَاتُ بَعْضُهُمْ أَوْلِيَاء بَعْضٍ يَأْمُرُونَ بِالْمَعْرُوفِ وَيَنْهَوْنَ عَنِ الْمُنكَرِ وَيُقِيمُونَ الصَّلاَةَ وَيُؤْتُونَ الزَّكَاةَ وَيُطِيعُونَ اللّهَ وَرَسُولَهُ أُوْلَـئِكَ سَيَرْحَمُهُمُ اللّهُ إِنَّ اللّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٌ



Traduction relative et approchée


« Les croyants et les croyantes sont alliés les uns des autres. Ils commandent le convenable, interdisent le blâmable, accomplissent la Salât, acquittent la Zakât et obéissent à Allah et à Son messager. Voilà ceux auxquels Allah fera miséricorde, car Allah est Puissant et Sage »


Sourate 9 Verset 71



Allah -Exalté soit-Il- t’a légiféré, chère sœur, des règles et des jugements, t’a donné des spécificités qui ne sont qu’en ta faveur et en parfaite concordance avec ton instinct naturel.
Allah a dit sur Lui-même :


أَلَا يَعْلَمُ مَنْ خَلَقَ وَهُوَ اللَّطِيفُ الْخَبِيرُ



Traduction relative et approchée


« Ne connaît-Il pas ce qu’Il a créé alors que c’est Lui Le Compatissant et Le Parfaitement Connaisseur »


Sourate 67 Verset 14



Tu es invitée, chère sœur, à retourner vers Allah -Exalté soit Il -, à t’accrocher à Sa religion et à suivre la Sounna authentique de Son prophète -Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui-. Ceci par la sincérité de ton appartenance à la communauté musulmane, par le sacrifice et la dépense pour la construction d’une génération musulmane bien guidée qui prendra à nouveau le flambeau de la foi.

Chère sœur, les ennemis de l’Islam, partout dans le monde, veulent te détourner de tes honorables tâches et de tes grands efforts dans le travail de la religion et la construction de la communauté.

Nous constatons avec amertume qu’ils te proposent des tentations mondaines et excitantes, des décorations éphémères tels que les expositions de parures, de bijoux et de modèles captivants et mensongers. Le tout, conçu et fabriqué par les incrédules. Tout ceci n’a pour conséquences que des hystéries interminables, des passions enflammées, des ventres incontinents, des parures dévastatrices et des concurrences attractives. Comme si tu n’avais été créée que pour ces futilités que répugnent les âmes pures. Tout ceci est entouré par la prêche au gâchis, à la jalousie, à la vantardise et à l’imitation. Puis, nous voyons ces oppresseurs allumer un feu de haine et de colère entre l’homme et toi. Tu es pour eux une fille frustrée !! une épouse oppressée !! une mère lésée !! Et les hommes - prétendent-ils- sont des oppresseurs, des hypocrites, des dictateurs et des tyrans.

Tout ceci n’est que conflits programmés pour que tu te rebelles contre le père, que tu t’ostentes vis à vis du frère et que tu te retournes contre le mari. Ces gens-là ne prêchent ni la justice, ni la tendresse, ni la miséricorde, mais ils prêchent la rébellion, la destruction et l’injustice.

Nous constatons aussi, que ces tricheurs ne se contentent pas que de cela. Ils inversent les compréhensions et changent les réalités. Ils incitent la femme à sortir des règles de la législation musulmane et de ses limites. Ils représentent la piété ainsi que la pudeur comme des obstacles à la liberté et au progrès, le voile islamique comme couverture de l’esprit et de la pensée, la prière et le jeûne comme des futilités et une perte de temps et l’obéissance au mari comme un rabaissement et une humiliation.

Chère sœur, ces gens là, comparables à des loups sauvages, veulent que tu sois sans cesse entre leurs mauvaises mains injustes dans n’importe quel lieu : les bureaux, la rue, les endroits d’amusements et de turpitudes… dépourvu de toute éthique, religion et honneur.

Ils te veulent sans religion, sauf la religion de leurs passions sans valeurs, de leurs tentations vaines et de leurs principes ridicules. Ils ne font qu'imiter, dans tout cela, leurs ancêtres parmi les associateurs occidentaux ; car la femme -en occident- est un élément persécuté, porté à préjudice, humilié, gratuit, malgré toutes leurs prétentions et leurs proclamations à « L’égalité », quelle égalité ? c’est plutôt l’égalité de la faiblesse, de l’humiliation et du rabaissement !!

Chère sœur, n’as tu pas vu les filles de ta catégorie qui se sont dévêtues du voile de la pudeur, qui ont accouru vers les désirs et les passions et qui ont suivi les trompeurs égarés, quelle en a été la conséquence ?! Quel en a été le bénéfice ?!

Chère sœur, sois fière de ta religion car c’est ton honneur, celui de tes parents ainsi que celui de tes ancêtres. Sois un guide vertueux pour tes enfants, tes frères, tes sœurs, ta famille, tes voisins, et sois sincère dans ton appartenance à ta noble communauté. Et saches que la pudeur est un honneur chez les personnes de noble caractère et que l’impudeur est une immoralité chez les communautés vertueuses même si certains lui donnent des noms trompeurs comme « L’amour », « La liberté » et « L’égalité ». Et sois sûre, chère sœur, que ton bonheur éternel est que tu sois une fille vertueuse et obéissante, une épouse fidèle et généreuse, une mère pieuse, tout ceci, entouré par la grandeur de la vérité, la clairvoyance du bien et la lumière de la foi.

Sache, chère sœur, que la prière est le pilier de l’islam et l’arbitre entre les musulmans et les mécréants, que le jeûne du Ramadan est un pilier fondamental, que l’aumône fait partie des immenses actes par le biais desquels Allah -Exalté soit-Il- efface les péchés.

Rappelle-toi toujours, Ô sœur, que les vêtues-nues (qui sont vêtues mais en réalité nues) qui ont abandonné l’étoffe de la pudeur pour l’habit de la civilisation éphémère, n’entreront pas au paradis et n’en sentiront pas l’odeur 2.

Sache et apprends le à celles que tu connais, chère sœur honorable, que plusieurs conditions sont attachées au voile islamique. Parmi les plus importantes : qu’il couvre tout le corps3 hormis le visage et les mains4, qu’il ne soit pas une beauté en lui-même, qu’il n’attire pas les regards, qu’il ne soit pas serré au point de décrire le corps5, qu’il ne soit pas transparent dévoilant ce qu’il y a en dessous, qu’il ne soit pas parfumé et qu’il ne ressemble ni aux vêtements des mécréantes et polythéistes ni aux vêtements masculins.


DERNIERE PAROLE que je dirige à la femme en général, dans nos pays musulmans, je lui dis :

Veille à ne pas te laisser aller dans la décadence qu’a connue la femme dans les pays mécréants car elle ne trouve pas, là-bas, une religion qui puisse préserver ses droits. En ce qui concerne la femme dans les pays musulmans, quelle est son excuse alors qu’Allah -Exalté soit-Il- lui a fait descendre la religion qui lui préserve toutes ses aspirations légitimes en droit et en justice ?

Nous refusons que la femme, dans nos pays, soit une perruche ne sachant que répéter tout ce qui se dit, suivre les faux désirs, porter tout ce qui se fabrique, courir derrière n’importe quelle brillance mensongère et s’essouffler après toutes les envies.
Nous voulons que la femme ait sa personnalité distincte dans la croyance, la pensée, le comportement, l’habillement et dans le mode de vie.

La croyance… C’est le plus important principe de notre noble religion. Que les femmes se méfient de faire un acte qui irait à l’encontre de cette croyance comme : invoquer autre qu’Allah -Exalté soit- Il- parmi les prophètes, les saints ou les vertueux, jurer sur autre qu’Allah -Exalté soit-Il- égorger ou faire un vœu pour un autre qu’Allah -Exalté soit-Il-, aller chez les voyants et les astrologues, porter des talismans, pratiquer des séances de guérison comportant des actes d’associationnisme ou toute chose semblable parmi les actes de mécréance et d’égarement !


En résumé :

Nous voulons que la femme musulmane mesure les choses par la voie d’Allah l’Immense -Exalté soit- Il-, qu’elle regarde cette vie à travers le saint Coran, qu’elle contemple dans cette vie d’ici-bas celle de l’au-delà, qu’elle prenne l’Islam comme itinéraire et la Sounna du Prophète -Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui- comme un exemple et un compagnon.

C’est cette femme musulmane que nous voulons et c’est elle qui pourra réaliser dans la vie actuelle, de nombreuses choses, pour elle, ainsi que pour les autres.

Chère sœur, voici entre tes mains un rappel et une subsistance dans ta route, qui peut être longue ou courte, qui se terminera par la mort, puis la tombe. Celui qui fera partie des gens du paradis, sa tombe s’élargira de soixante dix coudées et sera pleine de verdoyance jusqu’au jour de la résurrection. Et celui qui fera partie des gens de l’enfer, sera frappé par des matraques de fer et sa tombe se rétrécira jusqu'à lui briser les côtes6!

Puis la résurrection ! le jugement et le compte ! Enfin une demeure éternelle, soit dans un paradis large comme les cieux et la terre ou bien dans un feu noir et sombre.


فَمَن زُحْزِحَ عَنِ النَّارِ وَأُدْخِلَ الْجَنَّةَ فَقَدْ فَازَ وَما الْحَيَاةُ الدُّنْيَا إِلاَّ مَتَاعُ الْغُرُورِ



Traduction relative et approchée

«Quiconque donc est écarté du feu et introduit au paradis, a certes réussi »

Sourate 3 Verset 185



Chère sœur, ceci est le discours de l’espérance et la parole d’un loyal conseiller. Fais attention aux alliés du diable qui ne veulent que ton égarement et sois une pieuse servante d’Allah -Exalté so it-Il-, une descendante des ancêtres pieuses et sache que ton rôle dans la construction de la communauté est immense. Prends le donc en considération et ne sois pas un moyen de destruction et d’anéantissement mais plutôt une constructrice de l’honneur et de la gloire.

Il faut impérativement retourner aux deux immenses révélations : Le Livre d’Allah -Exalté soit-Il- et la Sounna de Son prophète -Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui- pour que l’on puisse gagner le bonheur suprême des deux demeures, celle d’ici-bas et celle de l’au-delà.



La dernière de nos invocations est : « Louanges à Allah, Le Seigneur de l’univers ».



Azzarqua, 1 er Ramadan 1405 de l’hégire. Abou Al Harith ‘Ali ibn Hassan ibn ‘Ali (7).



-------------------------------------------------------

1 Hadith rapporté par Ahmed, Abou Daoud et Tirmidhi selon Aïcha –qu’Allah l’agréée. « Sahih al Jaami’ : n°2329 ».

2 Ceci a été rapporté dans un hadith authentique. voir «Sahih Al Jaami’» ( n° 3693 ). Le traducteur.

3 Certaines femmes raccourcissent leurs vêtements jusqu’au dessus des chevilles, cela n’est pas légiféré !

4 Les couvrir (c’est à dire le visage et les mains) est préférable et plus pieux -surtout à cette époque, pleine de tentations-

5 Certaines femmes font une erreur lorsqu’elles portent des écharpes sur leurs têtes, ceci pour deux raisons. Premièrement, car cela décrit la forme de la tête et deuxièmement car cela ne couvre ni le cou, ni la poitrine. Il faut donc faire très attention à cela

6 Tout ce qui a été cité, est rapporté dans la Sounna authentique de notre Prophète -Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui- . Le traducteur.

7 Pour écrire ce fascicule, je me suis servi d’une publication faite par les jeunes de la mosquée «Sa’d ibn abi Waqass» au Kowe ït -Qu’Allah les récompense en bien -, puis je l’ai revue, corrigée et annotée.

 

Par Al Bayan - Publié dans : La femme en Islam
Voir les 0 commentaires
Vendredi 2 février 2007 5 02 /02 /Fév /2007 12:26

A l'origine le mot "Arabe" était un nom désignant trois types de gens :

1. Ceux dont la langue était l'Arabe

2. Ceux qui étaient enfants d'Arabes

3. Ceux qui vivaient sur les terres des Arabes qui correspondent à la péninsule arabique, à partir de la mer Qulzum (1) la mer de Basra et de l'extrême limite du Yémen jusqu'à l’entrée du Shâm.

Donc le Yémen est inclus dans leur terre mais pas al-Shâm. C'était la terre des Arabes, au temps de l'éveil et de la propagation des Arabes, et avant cela.

Lorsque l'Islam est apparu et s'est répandu jusqu'au grandes villes, les Arabes sont restés vivre dans ces terres, de l'extrême orient à l'extrême occident, et des côtes du Shâm et de l'Arménie. Et dans ces terres habitaient les Perses, les Romains, les Berbères et d'autres.


Les terres se divisaient en deux catégories :

1. Les lieux profondément marqués par la langue arabe au point où les gens ne connaissaient rien
d'autre que la langue arabe. Ou : les gens connaissaient l'Arabe et celui qui était "fabriqué" et qui s'était introduit dans la langue Arabe. C'est le cas de la majorité des gens du Shâm, l'Irak, l'Egypte, l'Andalousie etc… Et je pense que ce fut aussi le cas pour la Perse et le Khurasân dans le passé.

2. Les lieux où les non-arabes étaient nombreux ou en majorité comme les terres des Turcs, Khurasân[2], l'Arménie, l'Azerbaïjan [3] et d'autres pays semblables.


Ces endroits se divisent en deux : ceux qui étaient Arabes depuis le début et ceux qui étaient Arabes parrésidence, et ceux qui ne sont pas Arabes.


Ainsi, les origines se divisent en trois catégories :


1. Les gens qui ont un lignage d'arabes et qui ont conservé la langue et le lieu d'origine arabes. Ou
qui ont gardé la langue mais pas le lieu d'origine, ou le lieu d'origine mais pas la langue arabe. [4]

2. Les gens qui sont d'une descendance arabe à l'origine, en fait ils sont des Bâni Hâshim mais
leur langue et leur lieu de résidence sont devenus non-arabes, ou l'un des deux [est devenu arabe].
[5]

3. Les gens qui ne connaissent pas leurs origines et qui ne savent pas s'ils ont une lignée Arabe ou
non. La majorité des gens aujourd'hui sont dans ce cas, sans se soucier du fait qu'ils étaient
Arabes par la langue et la résidence, ou non arabes dans l’un des deux [cas].


Aussi, les Arabes se divisent en trois catégories au niveau de la langue :

1. Les gens qui parlent Arabe dans la prononciation, l'articulation et l'accent.

2. Ceux qui parlent Arabe dans la prononciation mais pas dans l'accent. C'est le cas de ceux qui se
sont "arabisés", au début, ils n'ont pas étudié la langue arabe auprès des arabes, et parlaient d'autres langues. Puis ils ont par la suite appris la langue arabe. C'est le cas pour la plupart des
gens de science qui ont appris l'arabe.

3. Les gens qui ne parlent que très peu l'arabe.


Donc dans ces deux groupes de gens, il y a :

• Ceux qui étaient profondément marqués par l'arabe
• Ceux qui ont été plus influencés par la langue non arabe
• Ceux qui sont concernés par les deux cas, que ce soit par coutume ou tradition.

Donc si l'arabe doit se diviser selon l'origine, la langue, et la résidence, alors les règles sont
différentes selon les cas, surtout en ce qui concerne le lignage et la langue.

Ce que nous avons mentionné jusqu'ici au sujet de l'interdiction d'imiter les non-arabes était très
important aux débuts de l'Islam, pour les tout premiers hommes (les Sahabah). Puisque tout ce qui était le plus proche de leur guidée est préférable, et tout ce qui s'en éloignait est contradictoire, que
l'opposant de cette guidée aujourd'hui soit un Arabe de par sa lignée ou par la langue. Et c'est ce qui nous est connu des Salaf. [6]


Al-Hâfidh Abu Tahir as-Silafi, dans "Les vertus des Arabes", rapporte de Abu Shihâb al-Hannât, de Jâbir bin Mûsa, de Abu Ja'far Muhammad bin 'Ali bin al- Hasan ibn 'Ali qui dit :

"Quiconque naît dans l'Islam, est un Arabe."


C'est ce qui est rapporté par Abu Ja'far. Ceci, car celui qui est né dans l'Islam, est né dans un milieu arabe et s'est familiarisé avec leur langue.[7]

Et celui qui médite sur ce que nous venons de parler dans ce chapitre, connaîtra l'intention de la Sharî'ah dans ce que nous avons mentionné comme consensus ordonné et divergences interdites à ce sujet, puisque j'ai commencé par les indiquer, avec leurs raisons et ce qu'ils contiennent comme sagesses (hikma).


-----------------------------------------------------------

[1] Il s'agit de l'ancien nom de la mer rouge

[2] Khurasân est une grande province dans le nord-est de l'Iran, s'étend de l'Irak à l'ouest jusqu'aux frontières de l'Inde à l’est. Ses principales villes sont Naysabûr (Nishapur) et Mashhad. Les Muslims y ont connu l'Islam à l'époque des Sahabas. L'ancien "grand Khurasân" inclut des terres qui sont maintenant en Iran, en Afghanistan, au Turkménistan et en Uzbékistan. Quatre des principales villes historiques de la Perse sont situées dans l'ancien Khurasân : Nishapur (aujourd'hui en Iran), Mery (aujourd’hui au Turkménistan), Herat et Balkh (tous les deux en Afghanistan). Les
Mongols l'ont conquis en 1220 (de l’ère grégorienne) et un tremblement de terre dévastateur toucha la province en 1997.

[3] L'Azerbaïjan est actuellement situé à l'extrême nord de l'Iran, une de ses
célèbres villes était Tabriz, au Nord de l'Iran.

[4] Dans son explication de "Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm" (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah) fut interrogé en ces termes : "Est-ce possible qu’une personne qui ne connaît pas la langue arabe puisse
être arabe par résidence et par descendance, même si elle n'en maîtrise pas la langue et le parler ?" Le Shaikh répondit : "Oui, cela est possible, de manière claire, par exemple, si une personne réside dans la péninsule arabique mais ne sait pas parler l'arabe. Les domestiques et
employés que nous avons et qui ne savent pas parler la langue arabe, ils se font adresser la parole par des enfants avec la langue des domestiques et des employés. Et parfois, un traducteur est nécessaire, alors un enfant traduira la langue du domestique en arabe. Ils ne sont pas arabes à l'origine, mais il est possible pour eux d'être arabes par la résidence, et non par la langue."

[5] Dans son explication de "Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm" (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah) fut interrogé en ces termes : "Qu'en est-il d'une personne qui est arabe par langue et lignage, mais qui aime les pays de l'Occident et des non-Arabes, est-ce que cette personne est arabe ?"

Le Shaikh répondit : "Cela n'est pas bien, une telle personne est arabe par la langue et la descendance, mais n'est pas arabe dans sa manière de penser."

[6] Concernant cela, le Mujaddid de cette époque, le Muhaddith, Shaikh Nasir ud-Din al-Albâni (rahimahullah) a dit dans Silsilat ul-ahadith al-dha'ifah, dans le commentaire d’un hadith inventé faisant l'éloge des Arabes : "La gloire de l'Islam, son succès et son honneur ne dépendent pas du pouvoir et de la force des Arabes. Cela peut même être réalisé sans eux, comme ce fut le cas
durant la période Ottomane, surtout les (au) débuts de leur règne lorsque Allah (subhanahu wa ta'ala) accorda la gloire à l'Islam à travers eux au point que l'Islam pénétra au coeur même de l'Europe. Mais lorsque les Ottomans perdues, le mérite est perdu : "Les arabes ne sont pas supérieurs aux non arabes sauf par la taqwa" Et cela devrait montrer l'hypocrisie de celui qui
appelle au nationalisme arabe alors qu'il ne possède même pas les qualités qui y sont liées (avec le fait d'être un arabe). Au contraire, une telle personne est occidentale dans l'apparence et dans l'âme !

[7] Il est mentionné dans l'explication de "Iqtidaa us-Sirat al-Mustaqîm" (Edition Istiqamah : Riyadh et Unayzah, 1416 AH, cassette n.13), par le noble Shaikh Muhammad bin Salih al-Uthaymin (rahimahullah), une narration de as-Silafi de Abu Qâsim al-Hallâl, de Abu Muhammad al-Hasan bin
Husayn an-Nawbakhti, de 'Ali bin 'Abdillah al-Mubashir, de Ibn Harb al- Masha'i, de Ishaq al-Azraq, de Hishâm ibn Hassan, de Hasan qui le tient de Abu Hurayrah (radhiallahu'anhu) qui dit :

"Quiconque parle arabe est un arabe"

Par Al-Bayan - Publié dans : Rappels Divers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés