Il est né en 1349H/1927 comme indiqué sur ses papiers.
Le cheikh a grandi dans le village de Tugha Tab en Abyssinie où il étudia le Noble Coran.
Après l'avoir terminé, il commença l'étude des livres de fiqh du madhab chafi'ite. Il étudia aussi la langue arabe au village avec cheikh Muhammad Amîn Ibn Al Hurarrî. Il quitta ensuite son village pour un autre où il rencontra un autre étudiant, cheikh Abdulkarîm avec lequel ils partirent plus tard tous deux émigrer en Arabie Sa'oudite. Ils ont été tous les deux auprès de Cheikh Moussâ et ont étudié chez lui Nuthum Az Zuhd d'Ibn Raslan. Puis ils ont étudié Matan al Minhadj auprès de Cheikh Abadir qui contient beaucoup de sujets de science.
Il eut par la suite le désir de voyager à la ville sainte de Mekka pour chercher la science et accomplir al Hajj. Ils quittèrent tous deux Al Habbasha (Erythrée/Ethiopie) pour la Somalie où ils embarquèrent sur un bateau en direction d'Aden au Yémen. Ils ont du faire face à beaucoup de dangers sur terre et sur mer.
Ils voyagèrent donc à pied et jeûnèrent le mois de Ramadan dans ce pays jusqu'à atteindre l'Arabie Sa'oudite.
Après que le Cheikh accomplit al Hajj à Mekka, ils débuta la recherche de la science dans les cercles dans le Masjid Al Harâm, parmi les cercles de Cheikh AbduRazâq Hamzah et Cheikh AbdulHaqq Al Hachimî et Cheikh Muhammad 'Abdullah As Somalî et d'autres parmi eux.
A Mekka, il fit la connaissance de son Excellence Cheikh AbdulAziz Ibn Bâz et l'accompagna lors de son voyage à Riyad pour l'ouverture de l'Institut d'Education. C'était au début des années 1370H/1970.
Parmi ceux qui lui étaient proches lors de son deuxième niveau secondaire à l'Institut Educationnel de Riyad, il y'a Cheikh AbdulMuhsin bnou Al 'Abbad Al Badar et le noble Cheikh 'Ali Al Mahna qui devient plus tard, juge au grand tribunal shar'i de la ville de Médine.
Le Cheikh assista aussi aux nombreux cercles de science de la ville de Riyad.
Il bénéficia et fut touché par son Excellence, le faqih mufti Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim Âli Cheikh.
Il fut parmi les compagnons du Cheikh Abdurahmân Al 'Afifî comme il l'était avec son Excellence Cheikh AbdulAziz bnou Bâz, il bénéficia des vastes connaissances et des nobles manières et caractéristiques du Cheikh. De même, il chercha la science auprès de Cheikh Muhammad Al Amîn Ach Chanqity et le noble Cheikh et Muhadîth Hammad Al Ansarî et le noble Cheikh Abdurazaq Al 'Afifi qui l'influença par ses méthodes d'enseignement. Comme il fut influencé par Cheikh Abdurahmân As Sa'di qui ne l'enseigna pas mais ils s'écrivaient l'un l'autre. Il étudia aussi auprès de cheikh Muhammad Khalîl Harras et le noble Cheikh 'Abdullah Al Qar'awî.
Gradué des études secondaires de l'Institut Educationnel de Riyad, il poursuivit à la Faculté de Chari'ah d'où il fut gradué en 1380H. Il obtenus son magistère en Chari'ah de l'Université de Punjab en 1974 et un doctorat de dar al Ouloum du Caire.
Le Cheikh atteigna une haute considération auprès des gens de science pour son bon parler, sa confiance, au point que Cheikh Ibnou Bâz intercéda auprès de cheikh Muhammad Ibn Ibrahîm pour le nommer enseignant à l'Université Educationnel de la ville de Samitah dans la région d'Al Jazan.
En plus de cela ce qui prouve sa connaissance complète en 'Aquidah et le respect des autres gens de science pour lui, est que lors de l'ouverture de l'Université Islamique de Médine, il fut transférer comme professeur par choix de Cheikh Ibnou Bâz
Et il est connu que l'Université Islamique de Médine fut construite pour propager l 'Aquidah pure et correcte des Pieux Prédécesseurs, l'Université l'engagea comme responsable d'Aquidah à La Faculté du niveau secondaire de l'Institut, et par après à la Faculté de Chari'ah à cause de sa forte connaissance dans al 'Aquidah.
Après sa mort Cheikh Ibnou Bâz écrivit:
"Il était connu auprès de moi pour sa connaissance saine et sa 'Aquidah correcte et son activité dans la da'wah à Allah et la mise en garde conte les innovations et les déviations. Qu'Allah lui pardonne et lui accorde une demeure au Paradis et qu'Il fasse que sa descendance et nous même le rejoignons dans Son noble Paradis, en effet Il est le Tout Entendant, le proche." (9/1/1418H)
Cheikh Abdoul Mouhsi bnou Al 'Abadd Al Badar, professeur au masjid An nabawi dit:"J'ai connu Cheikh Muhammad Aman Ibn 'Alî Al Jamî' comme étudiant à l'Université Educationnel de Riyad,puis à la Faculté de Chari'ah de Riyad, puis comme professeur à l'Université Islamique de Médine dans la Faculté d'éducation secondaire. Puis comme professeur à la Faculté de Chari'ah. Je l'ai connu avec une correcte 'Aquidah et une vision saine, il travailla dans l'appel à l'Aquidah des Pieux Prédécesseurs , et la mise en garde contre les innovations via ses leçons et ses cercles et ses livres. Qu'Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde et le récompense bien."
Cheikh Salih Al Fawzân écrit:"Cheikh Mouhammad Aman comme je l'ai connu: les professeurs qui ont des certificats élevés dans l'Education sont nombreux mais peu sont ceux de qui ont peut tirer bénéfice. Cheikh Muhammad Amman Al Jamî fait parti du peu de savants qui ont travailler dur avec leur connaissance pour le bénéfice des musulmans et leur guidée à l'appel à Allah avec connaissance à travers ses enseignements à la Jami'yah Islamiyaah et au masjid An Nabawi et ses voyages à l'intérieur et à l'extérieur du Royaume en donnant des leçons et des conférences, appelant au tawhid, propageant la saine 'Aquidah, guidant les jeunes de la Oummah au minhaj des Pieux Prédécesseurs et mettant en garde contre les innovations et l'égarement. Quiconque ne l'a pas connu personnellement, le connaîtra par la voie de ses livres bénéfiques et de ses cassettes contenant une abondance de connaissance immensément bénéfiques. Il était constant dans ses bonnes actions jusqu'à ce qu'il meure. Et il a laissé de la science bénéfique et saine dans ses livres et à ses étudiants. Qu'Allah lui fasse miséricorde et lui pardonne et le récompense de ce qu'Il commit comme acte de bien. Que les prières et les salutations soient sur notre Prophète Muhammad et sa famille et ses compagnons."
Parmi ses nombreux étudiants il y'a:
- Le noble Cheikh Rabi' bnou Hadî 'Umayr Al Madghalî
- Le noble Cheikh Zeyd bnou Hadî Al Madghalî
- Le noble Cheikh 'Alî bnou Nasser Faqihî
- Le noble Cheikh Muhammad bnou Hamoud Al Wa ilî
- Le noble Cheikh Abdul Qadir bnou Habiboullah As Sindî
- Le noble Cheikh Salih Sa'd As Souhaymî
- Le noble Cheikh Falih bnou Nafi' Al Harbî ( Qui est desormais le chef de la haddadiyya voir les mises en gardes contre lui qui devoile son vrai visage ici )
- Le noble Cheikh Salih Ar Rifa'î
- Le noble Cheikh Falih Isma'il
- Le noble Cheikh Falih bnou Thanî
- Le noble Cheikh Ibrahîm bnou 'Amir Ar Ruhaylî
-Le noble cheikh Bakrou bnou ‘Abdilllah Abou Aeyd
- Et beaucoup d'autres.
Le Cheikh était connu pour se mélanger très peu avec les gens sauf dans ce qui est bien. La plupart de son temps était occupé et son chemin était bien connu. Il quittait la maison pour enseigner à l'Université et retourna à la mosquée du prophète pour y enseigner après Al Asr, Magrib et l'Ichâ puis après Al Fajr. Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il soit alité à cause de la gravité de la maladie.
Le Cheikh était très prudent avec sa langue et ne médisait ni ne calomniait quelqu’un ou parlait en mal de quelqu’un. Il ne permettait pas qu'on parle mal de quelqu’un en sa présence et il ne permettait pas qu'on répande les faux propos des gens et leurs défauts à lui.
Si l'un de ses étudiant tombe dans une erreur, il demande la k7 ou le livre. Il l'écoute ou le lit et si il est clair qu'il a fait une erreur, il s'approche de celui qui a fait l'erreur et le conseille de la meilleure des manières.
Il y'en a beaucoup parmi les gens qui le médisait et parlaient mal sur lui mais il les pardonnait et disait:
"J'espère qu'Allah ne fera pas rentrer quelqu’un en enfer à cause de moi"
Il avait l'habitude de dire dans ses réunions et cercles qu'il pardonnait à chacun et il disait à ses élèves de propager cela de lui. Le Cheikh était aussi quelqu’un de préoccupé par ses étudiants et pas seulement dans les leçons il assistait à leurs réunions et leur demandait l'état de leurs affaires et les aidait en conseil ou finance.
Pendant les derniers moments de sa vie, il devient gravement malade et resta au lit environ un an patientant sur ce qui lui arrivait.
Le Cheikh mourut le matin du 26 du mois de Cha'aban 1416H, la prière mortuaire eut lieu sur lui après la salat ad dhohr du même jour et il fut enterré dans le cimetière d'Al Baqi al Gharqad de Médine.
Beaucoup de gens assistèrent à ses funérailles et parmi eux il y'avait des Savants, des juges du Tribunal char'i et des étudiants et d'autres qu'eux.
Avec sa mort, la communauté a perdu un de ses savants qui agissaient selon leur connaissance saine.
Qu'Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde et produise d'autres savants qui agissent selon leur connaissance Amin
Source : fatwa-online.com
Traduit de l’anglais au français par Abou 'Aderrahman al Broukseli
Défense de Cheikh Rabi’ Partie 1 Défense de Cheikh Rabi’ Partie 2
Cheikh Rabi’ Ibn Hadi Al Madkhali Al Qahtani, est l’un des savants de Médine actuellement à Mekka
Il était à la tête du département des hautes études concernant la Sounnah prophétique(Hadith) à l’université islamique de Médine.Il est né en l’an 1352 de l’Hégire.
Parmi ses professeurs :
On compte d’éminents savants tels que Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz, Cheikh Hafidh Al Hakami, Cheikh Mouhammad al Amin Achinqiti, Cheikh Mouhammad Naçiroudine Al Albani, Cheikh ‘Abdel Mouhsin al ‘Abbad, Cheikh ‘Abdel Ghaffar Hassan al Hindi, et de nombreux autres…
Cheikh al Albany -qu'Allah lui fasse miséricorde
« La louange est à Allah. Nous le louons, nous demandons son secours, nous lui demandons pardons, et nous demandons sa protection contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’il égare, personne ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a qu’une seule divinité : Allah, le seul, sans associés, et j’atteste que Mouhammad est son serviteur et son messager.
« Ô les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. » [Âl ‘imrân : 102]
« Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. » [Nisâ : 1]
« Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture, afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite. »[Al-Ahzâb : 70-71]
Le livre d’Allah est la plus véridique des paroles, et la guidé du prophète
est la meilleur des guidé. Les plus mauvaises choses, sont celle innové. Toute innovation est Bid’a, toute Bid’a est égarement, et tout égarement mène au feu. » [1]
La meilleure parole par laquelle nous puissions ouvrir notre discours est la parole d’Allah :
« Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! »
Ce verset est la base à partir de laquelle tout musulman doit démarrer pour connaître la prêche (Da’wa)[2].
Les anciens savants, ainsi que les contemporains, ont utilisé l’expression « Da’wa Salafiyya » pour désigner cette prédication particulière.
Certains l’appellent aussi : « la prédication de ceux qui secourent (ou préservent) la Sounnah de Mouhammad », et d’autres l’appellent : « La prédication des gens du Hadith ».
Toutes ces appellations renvoient à la même chose. Cette chose en question, beaucoup de musulmans parmi ceux qui nous ont précédés et les contemporains sont passés à côté et l’on pris à la légère, ou bien ils y ont prêté attention, mais pas autant qu’il aurait fallu.
Car tout au long des siècles qui ont défilé, s’est fixé dans le cœur des gens de la sounnah, qui se réclament de la Sounnah et de la Jamaa’a, l’attachement exagéré aux doctrines. Après que soient passé les trois premières générations reconnues comme les trois meilleurs, le culte de l’imitation c’est fixé dans le cœur de tout ceux là. Et ne parlons pas des autres groupes qui ne se réclament pas de la Sounnah et de la Jamaa’a et que le prophète
à désigné lorsqu’il a dit : « Les juifs se sont divisé en 71 sectes, les Chrétiens en 72 sectes, et ma communautés se divisera en 73 sectes. Toutes iront au feu, sauf une. », Ils dirent : « quelle est-elle ô messager d’Allah ? », Il dit : « c’est la Jamaa’a ».
Et dans une autre version qui explique la première, il dit : « c’est celle qui sera sur ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons » [3]
Donc, ce Hadith fait parti des Hadiths clairs qui nous informent explicitement que le groupe sauvé fait parti des 73 groupes qui émergeront de sa communauté. Et la parole du prophète est véridique, comme l’a dit Allah :
«et il ne prononce rien sous l’effet de la passion; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. » [annajm : 3-4]
Ce qui caractérise le groupe sauvé n’est pas, comme le prétendent certains mouvements, qu’il se réclame de ceux qui suivent le coran et la sounnah. Parce qu’en réalité, aucun musulman – même ceux qui ne font pas parti du groupe sauvé –, aucun mouvement ne peut dire qu’il ne suit pas le Coran et la Sounnah. Parce que cela le ferait sortir de l’Islam. C’est pour ça que tous les mouvements islamiques et tous les groupes islamiques, que le prophète
a désigné dans le hadith précédent ont un point en commun :
Il disent tous qu’ils suivent le Coran et la Sounnah.
Quand aux Salafî dont nous parlions tout à l’heure, ainsi que ceux qui suivent leur chemin mais auxquels ont à attribué d’autre appellations, ils se distinguent des autres groupes par leur lien avec une chose supplémentaire [que les autres n’ont pas] : la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah[4] grâce à leur attachement à la voix des compagnons du prophète
parmi lesquels on compte : les premiers émigrants, les Ansars, ceux qui les ont suivis, puis les suivants des suivants. C'est-à-dire les trois premières générations connus pour leur grande valeur comme le dit le hadith authentique, et même Moutawâtir, du prophète
:
« Les meilleurs personnes sont celle ne mon époque, ceux de la génération qui arrive après»[5]
C’est-à-dire la génération qui arrive juste après celle des pieux compagnons. Puis ceux qui viendrons après diront :
«Seigneur, pardonne nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ».[6]
Toute personne désireuse de faire parti du groupe sauvé doit obligatoirement être sur le chemin des compagnons et des suivants. Ce sont eux les pieux prédécesseurs que nous prenons pour models.
L’obligation de suivre les prédécesseurs n’est pas une innovation. Elle est au contraire clairement stipulée dans le livre d’Allah, comme par exemple dans le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »
Dans ce verset Allah a sévèrement mis en garde ceux qui contrediraient le prophète
, puis a couplé à cette avertissement la parole suivante : « et suit un sentier autre que celui des croyants ». Il ne fait aucun doute que les croyants dont parle Allah, et du chemin desquels il a interdit les musulmans de s’éloigner, sont ceux évoqués dans le verset précédent : « Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture », Allah les a agréé et ils l’ont agréé.
Ceci[7] est donc le critère qui permet de distinguer le musulman qui prétend avec sa langue suivre le Coran et la Sounnah et qui en même temps contredit le Coran et La Sounnah, car il n’est pas retourné vers ce qui lui garantie qu’il ne contredira pas le Coran et la Sounnah ; c'est-à-dire l’ancrage dans la voie des compagnons du prophète
.
Vous êtes donc maintenant face à un texte tiré du verset et du hadith authentique. Le verset à évoqué le chemin des croyants, et le prophète
a évoqué ses compagnons de même qu’il a évoqué les Khalifs bien guidé dans l’autre hadith authentique rapporté par un groupe des gens des Sounans, parmi lesquels : Abou Dâwoud, attirmidhi, Ahmad bni Hanbal et d’autres :
D’après ‘Irbâd bni Sâriya : « Le Messager d’Allah
nous fit un sermon tel que nos cœurs en frémirent et nos yeux en versèrent des larmes. Nous lui demandâmes : « Ô Messager d’Allah ! Serait-ce un sermon d’adieu ? Fait nous donc quelques recommandations. « Je vous recommande, dit-il, la crainte d’Allah – ta’âla – et une totale obéissance, même si un esclave devient votre chef. Car celui auquel sera prêté une longue vie verra de nombreux différents. Aussi, tenez vous fermement à ma Sounnah et à celle des Khalifs bien guidés après moi. Accrochez vous y de toute vos dents et gardés vous des choses forgés, car toute chose forgé est innovation et toute innovation est égarement. » ».
Et dans une autre version il y est ajouté : « et toute égarement mène au feu ». Vous voyez que le prophète
a également couplé dans ce hadith la Sounnah du prophète avec celle des Khalifs bien guidés.
Ce hadith rejoint celui du groupe sauvé, ainsi que le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »
C’est pour cela qu’il n’est pas permis au musulman de suivre, au nom du livre et de la Sounnah, des opinions ou des paroles qui contredisent la voie de nos pieux prédécesseurs. Car leur voie est une explication du Coran et de la Sounnah. Vous savez tous que la Sounnah explique le Coran, comme l’a dit Allah en s’adressant à la personne du prophète
: « Nous avons fait descendre sur toi le rappel (le coran) afin que tu explique au gens ce qu’on a fait descendre sur eux »[8]
[1] Sa parole : « Le livre d’Allah est la plus véridique des paroles… » se trouve dans le sahih de mouslim (3/1321), il prononçait cette dernière formule surtout dans les khoutba du joumou’a.
[2] Ce verset nous appelle à suivre les traces de nos prédécesseurs, et nous informe de la récompense qu’il en résulte.
[3] Le Hadith avec la version « Jamaa’a » a été authentifié par : Al hâkem, Al-Hâfidh adhahabî, ibn Hajar al ‘asqalâni, l’imâm Châtibî et ibn taymiya.
Ibn mas’oud a dit : « la Jamaa’a c’est le fait d’être conforme à la vérité même si tu est tout seul !» («Histoire de damas » de ibn ‘asâkir avec une chaîne de transmission sûr). [4] Dans la version arabe il dit : « la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah au nom du coran et de la Sounnah ». Nous n’avons pas voulu alourdir la phrase. [T] [5] Cette version est celle qui est Moutawâtir. Il existe d’autres versions authentiques ou il ajoute « puis ceux d’après ». [T]
a transmis de la part du Seigneur: « J’ai créé tous mes serviteurs fervents [1], mais les démons leur sont venus ensuite pour les détourner de leur religion ; ils leur ont interdit ce que Je leur avait autorisé, et leur ont ordonné de m’associer ce dont Je n’ai descendu aucune autorité. Allah a considéré les gens de la terre et les a exécrés à l’exception des derniers croyants parmi les gens du Livre. » [2] Le Coran illustre bon nombre d’exemples concernant les pratiques et les coutumes païennes d’une part, et l’idolâtrie des gens du Livre, d’autre part.
, sans compter que tous les musulmans y adhère déjà.
. Il leur a fait connaître ses nouveaux droits que les coutumes païennes lui avaient supprimés. Il a recommandé conjointement à la femme de considérer les droits de l’homme envers elle. Elle doit tenir sa fonction comme le Seigneur le lui a instituée. Si les membres du couple respectent les droits d’Allah ainsi que les droits et les obligations réciproques, il vivra en harmonie au grand bonheur de la famille et de la société. Il sera heureux et comblé ici-bas et dans l’au-delà.
a dit : « La vis d’ici-bas est un bien-être (jouissance), et le meilleur bien-être, c’est la femme pieuse. » [4]. Un bien-être correspond aux avantages que l’on tire plus ou moins de ce bas monde. Le meilleur des agréments dont un homme croyant peut jouir, c’est une femme vertueuse. Elle est donc un bienfait et un bonheur, et la femme non vertueuse, un châtiment un malheur. Allah révèle : (O croyant ! Il y a en vos épouses et vos enfants un ennemi ; méfiez-vous d’eux, mais si vous excusez et pardonnez, Allah est alors Absoluteur et Compatissant) (S. Taghâbun / V. 14). Si la femme n’est pas pieuse, elle peut effectivement divertir l’homme de ses devoirs religieux et le dissuader de faire les bonnes œuvres. Elle est capable de l’inciter à couper les liens de sang ou autre. Il doit donc être sur ses gardes vis-à-vis d’elle, car elle se comporte comme un ennemi. Il doit en outre, lui donner de bons conseils, l’orienter, et lui faire la morale. Il doit lui susciter la crainte d’Allah. En parallèle, il est primordial de pardonner, d’excuser, d’absoudre les incartades qu’il endure de sa part, surtout si cette dernière s’arroge envers lui en rival !
Notes de bas de page :
[1] Dans le sens : prédisposés à l’adoration du Seigneur, en ayant aucune inclination pour toute autre adoration. (N. du T.).
[2] Rapporté par Muslim (2865) et Ahmed (162/4).
[3] D’après le livre le retour au voile (2/ 41-43) en ayant résumé certains passages.
[4] Rapporté par Muslim, Hadith (3533), e-Nasâî, et ibn Mâja.
[5] Le discours s’adresse notamment à la femme saoudienne. (N. du T.)
Tiré du site http://dourous.free.fr qu'Allah les récompenses