F O R U M

Nombre de visiteurs

Recommander

Moteur de Recherche Islamique

Loading
Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 20:05

 


 
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Rappels Divers
Voir les 0 commentaires
Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 01:19



Il est né en 1349H/1927 comme indiqué sur ses papiers.

Le cheikh a grandi dans le village de Tugha Tab en Abyssinie où il étudia le Noble Coran.
Après l'avoir terminé, il commença l'étude des livres de fiqh du madhab chafi'ite. Il étudia aussi la langue arabe au village avec cheikh Muhammad Amîn Ibn Al Hurarrî. Il quitta ensuite son village pour un autre où il rencontra un autre étudiant, cheikh Abdulkarîm avec lequel ils partirent plus tard tous deux émigrer en Arabie Sa'oudite. Ils ont été tous les deux auprès de Cheikh Moussâ et ont étudié chez lui Nuthum Az Zuhd d'Ibn Raslan. Puis ils ont étudié Matan al Minhadj auprès de Cheikh Abadir qui contient beaucoup de sujets de science.

Il eut par la suite le désir de voyager à la ville sainte de Mekka pour chercher la science et accomplir al Hajj. Ils quittèrent tous deux Al Habbasha (Erythrée/Ethiopie) pour la Somalie où ils embarquèrent sur un bateau en direction d'Aden au Yémen. Ils ont du faire face à beaucoup de dangers sur terre et sur mer.
Ils voyagèrent donc à pied et jeûnèrent le mois de Ramadan dans ce pays jusqu'à atteindre l'Arabie Sa'oudite.

Après que le Cheikh accomplit al Hajj à Mekka, ils débuta la recherche de la science dans les cercles dans le Masjid Al Harâm, parmi les cercles de Cheikh AbduRazâq Hamzah et Cheikh AbdulHaqq Al Hachimî et Cheikh Muhammad 'Abdullah As Somalî et d'autres parmi eux.

A Mekka, il fit la connaissance de son Excellence Cheikh AbdulAziz Ibn Bâz et l'accompagna lors de son voyage à Riyad pour l'ouverture de l'Institut d'Education. C'était au début des années 1370H/1970.

Parmi ceux qui lui étaient proches lors de son deuxième niveau secondaire à l'Institut Educationnel de Riyad, il y'a Cheikh AbdulMuhsin bnou Al 'Abbad Al Badar et le noble Cheikh 'Ali Al Mahna qui devient plus tard, juge au grand tribunal shar'i de la ville de Médine.

Le Cheikh assista aussi aux nombreux cercles de science de la ville de Riyad.

Il bénéficia et fut touché par son Excellence, le faqih mufti Cheikh Mouhammad Ibn Ibrahim Âli Cheikh.

Il fut parmi les compagnons du Cheikh Abdurahmân Al 'Afifî comme il l'était avec son Excellence Cheikh AbdulAziz bnou Bâz, il bénéficia des vastes connaissances et des nobles manières et caractéristiques du Cheikh. De même, il chercha la science auprès de Cheikh Muhammad Al Amîn Ach Chanqity et le noble Cheikh et Muhadîth Hammad Al Ansarî et le noble Cheikh Abdurazaq Al 'Afifi qui l'influença par ses méthodes d'enseignement. Comme il fut influencé par Cheikh Abdurahmân As Sa'di qui ne l'enseigna pas mais ils s'écrivaient l'un l'autre. Il étudia aussi auprès de cheikh Muhammad Khalîl Harras et le noble Cheikh 'Abdullah Al Qar'awî.

Gradué des études secondaires de l'Institut Educationnel de Riyad, il poursuivit à la Faculté de Chari'ah d'où il fut gradué en 1380H. Il obtenus son magistère en Chari'ah de l'Université de Punjab en 1974 et un doctorat de dar al Ouloum du Caire.

Le Cheikh atteigna une haute considération auprès des gens de science pour son bon parler, sa confiance, au point que Cheikh Ibnou Bâz intercéda auprès de cheikh Muhammad Ibn Ibrahîm pour le nommer enseignant à l'Université Educationnel de la ville de Samitah dans la région d'Al Jazan.

En plus de cela ce qui prouve sa connaissance complète en 'Aquidah et le respect des autres gens de science pour lui, est que lors de l'ouverture de l'Université Islamique de Médine, il fut transférer comme professeur par choix de Cheikh Ibnou Bâz

Et il est connu que l'Université Islamique de Médine fut construite pour propager l 'Aquidah pure et correcte des Pieux Prédécesseurs, l'Université l'engagea comme responsable d'Aquidah à La Faculté du niveau secondaire de l'Institut, et par après à la Faculté de Chari'ah à cause de sa forte connaissance dans al 'Aquidah.

Après sa mort Cheikh Ibnou Bâz écrivit:
"Il était connu auprès de moi pour sa connaissance saine et sa 'Aquidah correcte et son activité dans la da'wah à Allah et la mise en garde conte les innovations et les déviations. Qu'Allah lui pardonne et lui accorde une demeure au Paradis et qu'Il fasse que sa descendance et nous même le rejoignons dans Son noble Paradis, en effet Il est le Tout Entendant, le proche." (9/1/1418H)

Cheikh Abdoul Mouhsi bnou Al 'Abadd Al Badar, professeur au masjid An nabawi dit:"J'ai connu Cheikh Muhammad Aman Ibn 'Alî Al Jamî' comme étudiant à l'Université Educationnel de Riyad,puis à la Faculté de Chari'ah de Riyad, puis comme professeur à l'Université Islamique de Médine dans la Faculté d'éducation secondaire. Puis comme professeur à la Faculté de Chari'ah. Je l'ai connu avec une correcte 'Aquidah et une vision saine, il travailla dans l'appel à l'Aquidah des Pieux Prédécesseurs , et la mise en garde contre les innovations via ses leçons et ses cercles et ses livres. Qu'Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde et le récompense bien."

Cheikh Salih Al Fawzân écrit:
"Cheikh Mouhammad Aman comme je l'ai connu: les professeurs qui ont des certificats élevés dans l'Education sont nombreux mais peu sont ceux de qui ont peut tirer bénéfice. Cheikh Muhammad Amman Al Jamî fait parti du peu de savants qui ont travailler dur avec leur connaissance pour le bénéfice des musulmans et leur guidée à l'appel à Allah avec connaissance à travers ses enseignements à la Jami'yah Islamiyaah et au masjid An Nabawi et ses voyages à l'intérieur et à l'extérieur du Royaume en donnant des leçons et des conférences, appelant au tawhid, propageant la saine 'Aquidah, guidant les jeunes de la Oummah au minhaj des Pieux Prédécesseurs et mettant en garde contre les innovations et l'égarement. Quiconque ne l'a pas connu personnellement, le connaîtra par la voie de ses livres bénéfiques et de ses cassettes contenant une abondance de connaissance immensément bénéfiques. Il était constant dans ses bonnes actions jusqu'à ce qu'il meure. Et il a laissé de la science bénéfique et saine dans ses livres et à ses étudiants. Qu'Allah lui fasse miséricorde et lui pardonne et le récompense de ce qu'Il commit comme acte de bien. Que les prières et les salutations soient sur notre Prophète Muhammad et sa famille et ses compagnons."

Parmi ses nombreux étudiants il y'a:

- Le noble Cheikh Rabi' bnou Hadî 'Umayr Al Madghalî
- Le noble Cheikh Zeyd bnou Hadî Al Madghalî
- Le noble Cheikh 'Alî bnou Nasser Faqihî
- Le noble Cheikh Muhammad bnou Hamoud Al Wa ilî
- Le noble Cheikh Abdul Qadir bnou Habiboullah As Sindî
- Le noble Cheikh Salih Sa'd As Souhaymî
- Le noble Cheikh Falih bnou Nafi' Al Harbî ( Qui est desormais le chef de la haddadiyya voir les mises en gardes contre lui qui devoile son vrai visage ici )
- Le noble Cheikh Salih Ar Rifa'î
- Le noble Cheikh Falih Isma'il
- Le noble Cheikh Falih bnou Thanî
- Le noble Cheikh Ibrahîm bnou 'Amir Ar Ruhaylî

-Le noble cheikh Bakrou bnou ‘Abdilllah Abou Aeyd
- Et beaucoup d'autres.

Le Cheikh était connu pour se mélanger très peu avec les gens sauf dans ce qui est bien. La plupart de son temps était occupé et son chemin était bien connu. Il quittait la maison pour enseigner à l'Université et retourna à la mosquée du prophète pour y enseigner après Al Asr, Magrib et l'Ichâ puis après Al Fajr. Il continua ainsi jusqu'à ce qu'il soit alité à cause de la gravité de la maladie.

Le Cheikh était très prudent avec sa langue et ne médisait ni ne calomniait quelqu’un ou parlait en mal de quelqu’un. Il ne permettait pas qu'on parle mal de quelqu’un en sa présence et il ne permettait pas qu'on répande les faux propos des gens et leurs défauts à lui.

Si l'un de ses étudiant tombe dans une erreur, il demande la k7 ou le livre. Il l'écoute ou le lit et si il est clair qu'il a fait une erreur, il s'approche de celui qui a fait l'erreur et le conseille de la meilleure des manières.

Il y'en a beaucoup parmi les gens qui le médisait et parlaient mal sur lui mais il les pardonnait et disait:
"J'espère qu'Allah ne fera pas rentrer quelqu’un en enfer à cause de moi"

Il avait l'habitude de dire dans ses réunions et cercles qu'il pardonnait à chacun et il disait à ses élèves de propager cela de lui. Le Cheikh était aussi quelqu’un de préoccupé par ses étudiants et pas seulement dans les leçons il assistait à leurs réunions et leur demandait l'état de leurs affaires et les aidait en conseil ou finance.

Pendant les derniers moments de sa vie, il devient gravement malade et resta au lit environ un an patientant sur ce qui lui arrivait.

Le Cheikh mourut le matin du 26 du mois de Cha'aban 1416H, la prière mortuaire eut lieu sur lui après la salat ad dhohr du même jour et il fut enterré dans le cimetière d'Al Baqi al Gharqad de Médine.
Beaucoup de gens assistèrent à ses funérailles et parmi eux il y'avait des Savants, des juges du Tribunal char'i et des étudiants et d'autres qu'eux.

Avec sa mort, la communauté a perdu un de ses savants qui agissaient selon leur connaissance saine.

Qu'Allah lui pardonne et lui fasse miséricorde et produise d'autres savants qui agissent selon leur connaissance Amin


Source : fatwa-online.com

 

Traduit de l’anglais au français par Abou 'Aderrahman al Broukseli

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Les Savants
Voir les 0 commentaires
Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 21:40

               Défense de Cheikh Rabi’ Partie 1        Défense de Cheikh Rabi’ Partie 2

    Cheikh Rabi’ Ibn Hadi Al Madkhali Al Qahtani, est l’un des savants de Médine actuellement à Mekka 

 Il était à la tête du département des hautes études concernant la Sounnah prophétique(Hadith) à l’université islamique de Médine.Il est né en l’an 1352 de l’Hégire.  

 

Parmi ses professeurs :

     On compte d’éminents savants tels que Cheikh ‘Abdel ‘Aziz Ibn Baz, Cheikh Hafidh Al Hakami, Cheikh Mouhammad al Amin Achinqiti, Cheikh Mouhammad Naçiroudine Al Albani, Cheikh ‘Abdel Mouhsin al ‘Abbad, Cheikh ‘Abdel Ghaffar Hassan al Hindi, et de nombreux autres… 

  • Spécialisé dans la science des hommes (‘ilm ar-Rijal), Cheikh Rabi’ connaît les savants ainsi que les prêcheurs, passés et contemporains, dont la Da’wa a eu un impact chez les étudiants ainsi que chez la masse des musulmans. Il fait l’éloge des plus droits d’entre eux et critique ceux dont la croyance et le chemin divergent du chemin et de la croyance authentique. Sa critique ferme et efficace fait de lui un défenseur du Minhaj as Salafi. Il a déclaré la guerre, par sa parole et par sa plume, aux innovateurs ainsi qu’à tous les prêcheurs qui diffusent des idées qui ne sont basées ni sur le Coran, ni sur la Sounnah authentique, ni sur les dires des Ancêtres Pieux (Salafs) et de ceux qui les ont suivis sur ce chemin. 
  • Malheureusement, ce travail considérable ne fait pas plaisir à tout le monde, et comme tous les savants dénonciateurs, il est l’objet de nombreuses critiques non fondées, contrairement à sa critique qui, elle, est appuyée par des faits véridiques et une science fondée sur des bases solides, c'est la raison pour laquelle notre frère Hassan Abou Asma Qu'Allah le récompense a traduit une rissala regroupant les éloges des Savants sur Cheikh Rabi' Ibn Hadi Al Madkhaly Qu'Allah le préserve et récompense les frères du site alminhadj.com pour leurs efforts dans la da'wa Salafiyya.

 

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Les Ambiguités des gens de la passion et de l'inno
Voir les 0 commentaires
Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 15:05

                 Cheikh al Albany -qu'Allah lui fasse miséricorde

« La louange est à Allah. Nous le louons, nous demandons son secours,  nous lui demandons pardons, et nous demandons sa protection contre notre propre mal et contre nos mauvaises actions. Celui qu’Allah guide, personne ne peut l’égarer, et celui qu’il égare, personne ne peut le guider. J’atteste qu’il n’y a qu’une seule divinité : Allah, le seul, sans associés, et j’atteste que Mouhammad est son serviteur et son messager.

 

 

 

« Ô les croyants! Craignez Allah comme Il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission. » [Âl ‘imrân : 102]

 

 

 

«  Ô hommes! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. » [Nisâ : 1]

 

 

 

« Ô vous qui croyez! Craignez Allah et parlez avec droiture, afin qu’Il améliore vos actions et vous pardonne vos péchés. Quiconque obéit à Allah et à Son messager obtient certes une grande réussite. »[Al-Ahzâb : 70-71]

 

Le livre d’Allah est la plus véridique des paroles, et la guidé du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui est la meilleur des guidé. Les plus mauvaises choses, sont celle innové. Toute innovation est Bid’a, toute Bid’a est égarement, et tout égarement mène au feu. » [1]

 

 

La meilleure parole par laquelle nous puissions ouvrir notre discours est la parole d’Allah :

 

« Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture, Allah les agrée, et ils L’agréent. Il a préparé pour eux des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, et ils y demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès ! »

 

Ce verset est la base à partir de laquelle tout musulman doit démarrer pour connaître la prêche (Da’wa)[2].

Les anciens savants, ainsi que les contemporains, ont utilisé l’expression « Da’wa Salafiyya » pour désigner cette prédication particulière.

Certains l’appellent aussi : « la prédication de ceux qui secourent (ou préservent) la Sounnah de Mouhammad », et d’autres l’appellent : « La prédication des gens du Hadith ».

 Toutes ces appellations renvoient à la même chose. Cette chose en question, beaucoup de musulmans parmi ceux qui nous ont précédés et les contemporains sont passés à côté et l’on pris à la légère, ou bien ils y ont prêté attention, mais pas autant qu’il aurait fallu.

Car tout au long des siècles qui ont défilé, s’est fixé dans le cœur des gens de la sounnah, qui se réclament de la Sounnah et de la Jamaa’a, l’attachement exagéré aux doctrines. Après que soient passé les trois premières générations reconnues comme les trois meilleurs, le culte de l’imitation c’est fixé dans le cœur de tout ceux là. Et ne parlons pas des autres groupes qui ne se réclament pas de la Sounnah et de la Jamaa’a et que le prophète  à désigné lorsqu’il a dit : « Les juifs se sont divisé en 71 sectes, les Chrétiens en 72 sectes, et ma communautés se divisera en 73 sectes. Toutes iront au feu, sauf une. », Ils dirent : « quelle est-elle ô messager d’Allah ? », Il dit : « c’est la Jamaa’a ».

Et dans une autre version qui explique la première, il dit : « c’est celle qui sera sur ce sur quoi je suis, moi et mes compagnons » [3]

Donc, ce Hadith fait parti des Hadiths clairs qui nous informent explicitement que le groupe sauvé fait parti des 73 groupes qui émergeront de sa communauté. Et la parole du prophète est véridique, comme l’a dit Allah :

 «et il ne prononce rien sous l’effet de la passion;  ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée. » [annajm : 3-4]

Ce qui caractérise le groupe sauvé n’est pas, comme le prétendent certains mouvements, qu’il se réclame de ceux qui suivent le coran et la sounnah. Parce qu’en réalité, aucun musulman – même ceux qui ne font pas parti du groupe sauvé –, aucun mouvement ne peut dire qu’il ne suit pas le Coran et la Sounnah. Parce que cela le ferait sortir de l’Islam. C’est pour ça que tous les mouvements islamiques et tous les groupes islamiques, que le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui a désigné dans le hadith précédent ont un point en commun :

Il disent tous qu’ils suivent le Coran et la Sounnah.

Quand aux Salafî dont nous parlions tout à l’heure, ainsi que ceux qui suivent leur chemin mais auxquels ont à attribué d’autre appellations, ils se distinguent des autres groupes par leur lien avec une chose supplémentaire [que les autres n’ont pas] : la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah[4] grâce à leur attachement à la voix des compagnons du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui parmi lesquels on compte : les premiers émigrants, les Ansars, ceux qui les ont suivis, puis les suivants des suivants. C'est-à-dire les trois premières générations connus pour leur grande valeur comme le dit le hadith authentique, et même Moutawâtir, du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui :

 

« Les meilleurs personnes sont celle ne mon époque, ceux de la génération qui arrive après»[5]

C’est-à-dire la génération qui arrive juste après celle des pieux compagnons. Puis ceux qui viendrons après diront :

 «Seigneur, pardonne nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ».[6]

Toute personne désireuse de faire parti du groupe sauvé doit obligatoirement être sur le chemin des compagnons et des suivants. Ce sont eux les pieux prédécesseurs que nous prenons pour models.

L’obligation de suivre les prédécesseurs n’est pas une innovation. Elle est au contraire clairement stipulée dans le livre d’Allah, comme par exemple dans le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

Dans ce verset Allah a sévèrement mis en garde ceux qui contrediraient le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui, puis a couplé à cette avertissement la parole suivante : « et suit un sentier autre que celui des croyants ». Il ne fait aucun doute que les croyants dont parle Allah, et du chemin desquels il a interdit les musulmans de s’éloigner, sont ceux évoqués dans le verset précédent : « Les tout premiers (croyants) parmi les Émigrés et les Ansars et ceux qui les ont suivis avec droiture », Allah les a agréé et ils l’ont agréé.

Ceci[7] est donc le critère qui permet de distinguer le musulman qui prétend avec sa langue suivre le Coran et la Sounnah et qui en même temps contredit le Coran et La Sounnah, car il n’est pas retourné vers ce qui lui garantie qu’il ne contredira pas le Coran et la Sounnah ; c'est-à-dire l’ancrage dans la voie des compagnons du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui.

Vous êtes donc maintenant face à un texte tiré du verset et du hadith authentique. Le verset à évoqué le chemin des croyants, et le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui a évoqué ses compagnons de même qu’il a évoqué les Khalifs bien guidé dans l’autre hadith authentique rapporté par un groupe des gens des Sounans, parmi lesquels : Abou Dâwoud, attirmidhi, Ahmad bni Hanbal et d’autres :

 

D’après ‘Irbâd bni Sâriya : « Le Messager d’Allah Prière et Salut d'Allah sur lui nous fit un sermon tel que nos cœurs en frémirent et nos yeux en versèrent des larmes. Nous lui demandâmes : « Ô Messager d’Allah ! Serait-ce un sermon d’adieu ? Fait nous donc quelques recommandations. « Je vous recommande, dit-il, la crainte d’Allah – ta’âla – et une totale obéissance, même si un esclave devient votre chef. Car celui auquel sera prêté une longue vie verra de nombreux différents. Aussi, tenez vous fermement à ma Sounnah et à celle des Khalifs bien guidés après moi. Accrochez vous y de toute vos dents et gardés vous des choses forgés, car toute chose forgé est innovation et toute innovation est égarement. » ».

Et dans une autre version il y est ajouté : « et toute égarement mène au feu ». Vous voyez que le prophète Prière et Salut d'Allah sur lui a également couplé dans ce hadith la Sounnah du prophète avec celle des Khalifs bien guidés.

Ce hadith rejoint celui du groupe sauvé, ainsi que le verset : « Et quiconque fait scission (se sépare) d’avec le Messager, après que le droit chemin lui est apparu et suit un sentier autre que celui des croyants, alors nous le laisserons comme il s’est détourné, et le brûlerons dans l’Enfer. Et quelle mauvaise destination ! »

C’est pour cela qu’il n’est pas permis au musulman de suivre, au nom du livre et de la Sounnah, des opinions ou des paroles qui contredisent la voie de nos pieux prédécesseurs. Car leur voie est une explication du Coran et de la Sounnah. Vous savez tous que la Sounnah explique le Coran, comme l’a dit Allah en s’adressant à la personne du prophète Prière et Salut d'Allah sur lui : « Nous avons fait descendre sur toi le rappel (le coran) afin que tu explique au gens ce qu’on a fait descendre sur eux »[8]

 

 

 

 


[1] Sa parole : « Le livre d’Allah est la plus véridique des paroles… » se trouve dans le sahih de mouslim (3/1321), il prononçait cette dernière formule surtout dans les  khoutba du joumou’a.

[2] Ce verset nous appelle à suivre les traces de nos prédécesseurs, et nous informe de la récompense qu’il en résulte.

[3] Le Hadith avec la version « Jamaa’a » a été authentifié par : Al hâkem, Al-Hâfidh adhahabî, ibn Hajar al ‘asqalâni, l’imâm Châtibî et ibn taymiya.

Ibn mas’oud a dit : « la Jamaa’a c’est le fait d’être conforme à la vérité même si tu est tout seul !» («Histoire de damas » de ibn ‘asâkir avec une chaîne de transmission sûr).

[4] Dans la version arabe il dit : « la garantie de ne pas sortir du coran et de la Sounnah au nom du coran et de la Sounnah ». Nous n’avons pas voulu alourdir la phrase. [T]

[5] Cette version est celle qui est Moutawâtir. Il existe d’autres versions authentiques ou il ajoute « puis ceux d’après ». [T]

[6] Sourate 59 verset 10

[7] Suivre les prédécesseurs

[8] sourate 16 verset 44

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 novembre 2006 5 10 /11 /Nov /2006 01:00

de chaykh Rabî` ibn Hâdî al-Madkhalî
Ancien directeur de la section Hadîth à l’Université de Médine


Au Nom d’Allah, Le Très Miséricordieux, Le Tout Miséricordieux


Louange à Allah, que Ses Prières et Son Salut soient sur Son Prophète, ainsi que sur ses proches, ses Compagnons et ceux qui suivent sa voie.

La situation des peuples avant l’Islam et la condition de la femme

D’après un long Hadîth Qodosî (divin), rapporté par `Iyâd ibn Himar, le Prophète a transmis de la part du Seigneur: « J’ai créé tous mes serviteurs fervents [1], mais les démons leur sont venus ensuite pour les détourner de leur religion ; ils leur ont interdit ce que Je leur avait autorisé, et leur ont ordonné de m’associer ce dont Je n’ai descendu aucune autorité. Allah a considéré les gens de la terre et les a exécrés à l’exception des derniers croyants parmi les gens du Livre. » [2] Le Coran illustre bon nombre d’exemples concernant les pratiques et les coutumes païennes d’une part, et l’idolâtrie des gens du Livre, d’autre part.

Entre autre, chez les arabes la femme était vile et traitée avec injustice ; ses droits étaient complètement bafoués dans leurs coutumes. Celle-ci constituait un poids dans la société et elle représentait un malaise dès sa naissance. Ils enterraient les filles vivantes, lorsqu’elles étaient en bas âge ou un peu plus grandes. (Si une femme était annoncée à l’un d’entre eux, son visage s’assombrissait de douleur, et il se cachait des autres tellement la nouvelle était terrible ; devait-il la garder dans la honte ou l’enfouir dans la terre, quel bien mauvais jugement de leur part !) (S. Les abeilles ; V. 8-9)

Concernant les autres civilisations, la situation n’était pas mieux. Les grecques, à titre d’exemple, traitaient la femme comme une vile marchandise. Privée de droits civiques, elle se faisait acheter ou vendre dans les marchés. Dans la civilisation romaine, les hommes au pouvoir absolu, avaient tous les droits sur leur famille. Ils étaient en mesure de donner la mort à leurs épouses à la moindre suspicion. Ils pouvaient tuer leurs enfants ou les maltraiter en toute immunité. En Inde, elle était opprimée et méprisée à l’extrême. Si son mari venait à mourir, elle devait se faire incinérer à proximité du défunt. Quoique cette opportunité ne fût pas plus mal, si elle voulait mettre fin à son calvaire et à sa vie misérable. Pour les juifs, elle était maudite pour avoir inciter Adam au péché. Certaines de leurs tendances autorisent au père, de la vendre à sa guise. Pendant les menstrues, ils ne s’assoient pas à table avec elle. Elle n’a pas le droit de toucher au moindre plat pour ne pas le souiller.

Chez les premiers chrétiens, le mariage étant impure, ils considéraient qu’il fallait s’éloigner des femmes. Ils ont fait courir l’idée que les rapports sexuels avec elle étaient malsains, car elle représentait la porte de Satan. En France, un concile fut organisé en 587 après J.C. pour déterminer s’il fallait lui attribuer un statut d’être humain. En outre, les participants cherchaient à savoir si elle avait une âme. Le cas échéant, serait-elle une âme humaine ou animale ? Ils ont établi en conclusion qu’elle avait certes une âme humaine, mais que son rôle sur terre était limité à servir l’homme.

Jusqu’à la moitié du siècle dernier environ, la femme, selon la constitution anglaise, n’était pas considérée comme une personne ou une citoyenne à part entière. C’est pourquoi, elle n’avait aucun droit personnel ni sur la propriété ni sur la disposition de son argent gagné ni même sur ses propres vêtements.

La constitution anglaise autorisait à l’homme jusqu’en 1805 après J.C. de vendre sa conjointe ; le prix officiel était fixé à six cents (la moitié d’un shilling). En 1921, un anglais a vendu sa femme pour cinq cents guinées. Son avocat a allégué pour sa défense que : « La loi anglaise de 1801 a fixé le prix de la conjointe à six cents, à condition que l’acte de vente soit conclu avec l’accord de l’épouse. » Le tribunal lui a rétorqué que cette loi a été révolue par la loi 1805 interdisant de vendre son épouse ou de la concéder. Après délibération, le tribunal condamna le mari inculpé d’avoir vendu sa femme, à dix mois de prison. Dans la revue La civilisation musulmane de l’année suivante (p. 1078), il est dit : « L’an passé, un italien à vendu sa femme à un tiers à crédit. Quand l’acheteur s’est abstenu de verser le dernier acompte, le vendeur l’a tué. » Chaykh Mohammed Rachid Rida –qu’Allah lui fasse miséricorde – a signalé : « Parmi les informations insolites divulguées par certains journaux anglais ces jours-ci, c’est qu’il existe encore dans les campagnes anglaises des hommes vendant leurs femmes à des prix dérisoires (trente guinées). Ils n’ont pas manqué de dévoiler (autrement dit : les journaux anglais) les noms de certains cas relevés. » [3]
Il a rapporté aussi, d’après une personne étudiant aux Etats-Unis que dans ce pays des couples échangistes se prêtent les partenaires pour une période donnée comme chez nous, nos paysans prêtent leurs bêtes ou nos citadins prêtent un ustensile. Quant à l’histoire des femmes dans l’héritage chinois et perse, elle est des plus moroses.

Voici donc la situation de la femme dans les civilisations non musulmanes. Quant à l’Islam il a sorti la femme de son précipice et a dissipé son cauchemar des ténèbres, de l’injustice, de l’oppression et de l’asservissement. La religion musulmane lui a offert un rang noble qui n’a pas son équivalent dans les autres nations, qu’elle soit aussi bien mère, fille, épouse, ou sœur. Allah a établi son affiliation au sang humain d’au-dessus des sept cieux en disant : (O gens ! Nous vous avons créé à partir d’un mâle et d’une femme, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus afin de vous connaître. Certes, le plus noble d’entre vous, c’est le plus pieux, Allah est Savant et Connaisseur) (S. Les chambres / V. 13). Ainsi, la femme musulmane n’a pas besoin de tenir des colloques pour prouver son appartenance aux humains, et faire approuver ses droits, puisque le Seigneur s’en est chargé lui-même ainsi que Son Messager , sans compter que tous les musulmans y adhère déjà.

Les avantages concédés par l’Islam à la femme croyante ne sont pas offerts ainsi par les religions altérées ou inventées, ou par les lois fabriquées par les hommes, quoiqu’elles aient pu atteindre en matière de respect de la femme, comme elles l’assument. A l’inverse, la civilisation moderne menée par les juifs et les chrétiens tend terriblement à effacer la femme de sa nature. Elle a fait d’elle une vulgaire marchandise et un simple jouet entre les mains des hommes dans le monde du travail, dans les galeries marchandes, dans les défilés de mode, dans les revues et journaux. Combien peut-on voir dans les journaux, de photos de femmes dépravées, à moitié nues et déshonorantes ! Ces images honteuses et avilissantes sont un vrai divertissement pour les pervers ! Les statistiques ne peuvent certainement pas recensées les cas de femmes enceintes d’enfants illégitimes.

Cette recrudescence de la débauche est alimentée par ces institutions qui revendiquent l’équité envers les femmes en leur attribuant notamment les droits de liberté et d’égalité. Les vilains médias sont l’outil de cette propagande manipulée par les législations dont la volonté est de combattre les lois du Dieu Créateur et Sage (Il est le Législateur et le Juge par excellence) intégrées à l’Islam à travers le Coran et la Sunna. Ces lois conservent pareillement aux hommes et aux femmes leurs droits respectifs qui sont dignes, justes et équitables. Les constitutions modernes font le jeu des corrompus musulmans à l’instar des laïcs, des démocrates, et des libertins. Leurs ambitions en terre d’Islam sont de précipiter la femme dans des marécages dévastateurs. La religion musulmane a pourtant concédé aux deux sexes des droits d’après la juste balance. Elle a établi pour l’homme des droits et des devoirs en harmonie avec sa virilité, sa force, et sa raison. Elle a tenue compte de ses aptitudes à supporter la difficulté et à parer au danger potentiel. Ces droits coïncident avec sa nature intrinsèque qu’Allah lui a dotée.

Elle a décrété pour la femme des droits et des devoirs correspondants à sa féminité et à sa faiblesse ; sa raison et sa force étant diminuée par rapport à l’homme. Elle est en effet moins forte physiquement face au péril et à l’adversité. Les musulmans hommes et femmes adhèrent entièrement à cette législation sage et compatissante. Ils considèrent ses enseignements comme une vérité établie. Quiconque s’aventure à la contester ne peut prétendre à l’Islam ; un musulman digne de ce nom oserait-il remettre Allah et son Messager en question ?

La religion musulmane a tenue compte de ces différences entre les deux sexes, c’est pourquoi elle a édifié des droits et des devoirs en fonction des aptitudes qui sont propres à chacun, et des prérogatives réciproques, après avoir établi le Droit qui revient à ALlah. Les serviteurs d’Allah hommes ou femmes, doivent en effet Lui vouer l’adoration exclusive sans ne lui associer personne dans le culte. Ils doivent ensuite accomplir les piliers notoires de l’Islam et de la foi. Il leur incombe entre autre le respect des parents, de veiller au lien de sang, de répandre la morale (ordonner le bien et interdire le mal), et toute autre fonction commune aux hommes et aux femmes.

Parmi les devoirs spécifiques aux hommes :

  1. Le Djihad où il sacrifie à Allah sa vie et ses biens dans le but de rendre Sa Parole prépondérante, de propager l’Islam, et de répandre ses frontières.
  2. L’assemblée rituelle journalière et celle du vendredi dans les lieux de prières.
  3. Les dépenses du foyer (en habillement et les charges de la maison), reviennent à l’homme qui doit entretenir ses épouses dans les limites du convenable. Cette responsabilité en elle-même est énorme ; elle demande beaucoup d’argent, d’effort, et d’investissement de sa propre personne. La femme n’est pas en mesure de la remplir, à l’exception de ses efforts bénévoles.
  4. Les armées sont constituées d’hommes uniquement ; la femme n’ayant aucun rôle dans leur formation.

Parmi les droits légitimes prépondérant à l’homme au dépend de la femme :

  1. la responsabilité du couple incombe à l’homme. Allah a révélé à cet effet : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent. Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence de ce qu’Allah a préservé).
  2. La tutelle de la femme concernant le contrat de mariage étant donné que dans ce domaine celle-ci incombe exclusivement à l’homme ; la femme ne pouvant le contracter seule ou en faveur de quiconque.
  3. La prépondérance des garçons par rapport aux filles pour la ‘Aqîqa (appeler à tord : baptême ndt) ; il est consacré à chacun deux moutons au lieu d’un seul pour la fille.
  4. La prépondérance des garçons par rapport aux filles en matière d’héritage ; la part de la femme correspondant à la moitié de celle de l’homme, cela concerne aussi bien la sœur, la mère, la fille ou l’épouse.
  5. La distinction dans le prix du sang ; celui de la femme correspondant à la moitié de celui de l’homme.
  6. Dans le domaine du témoignage, celui de l’homme vaut celui de deux femmes. Dans certains cas, le témoignage de la femme n’est pas accepté comme dans les affaires criminelles.
  7. Entre autre, le khalifat, les fonctions de juge, de chef des armées, et de gestion des affaires du peuple relèvent de l’autorité de l’homme et de ses responsabilités.
  8. Il a le droit aussi à la polygamie dans la limite de quatre épouses, ce qui n’est pas permis à la femme. Cette prérogative est aussi valable dans l’au-delà.
Or, l’Islam a offert à la femme des droits au dessus de ses devoirs imposés. Les obligations, comme les dépenses d’argent et les tâches physiques, lourdes à supporter et pénibles à la fois, sont à la charge de l’homme ; la femme en est soulagée. Quel système actuel ou passé offre-t-il autant d’opportunités à la femme ?

Parmi les devoirs de la femme :

  1. l’obéissance à son mari sans que cela n’implique de désobéir à Allah. Les droits à l’égard de l’époux sont supérieurs à ceux des parents.
  2. Garder la maison et veiller à la famille. « La femme est une bergère dans la maison de son mari, et elle est responsable de son troupeau. »
  3. Elle ne peut effectuer des jours de jeûne facultatif sans l’autorisation de son conjoint.
  4. Elle ne peut faire entrer personne chez elle sans l’autorisation préalable de son mari.
  5. Elle ne peut sortir de chez elle sans l’autorisation de son mari.
  6. Elle doit lui préserver sa religion et son honneur, etc

Parmi les droits qu’elle concède envers son conjoint :

  1. il doit lui verser une dote pour la prendre en mariage.
  2. Il doit subvenir à ses besoins dans les limites du convenable.
  3. Il doit lui assurer son habillement, et son habitation.
  4. Il doit lui entretenir des rapports convenables.
Cette question mérite de plus amples détails. Entre autre, l’homme doit veiller à se faire aimer de sa femme en l’appelant par exemple par ses plus beaux noms. Il doit communiquer et avoir un bon comportement avec elle.
Quant à moi, bien que je sois convaincu que l’homme est supérieur à la femme, je la respecte cependant en tant que mère, sœur, épouse, fille, etc. Les musulmans doivent également la respecter et prendre soin d’elle conformément aux recommandations du Messager d’Allah . Il leur a fait connaître ses nouveaux droits que les coutumes païennes lui avaient supprimés. Il a recommandé conjointement à la femme de considérer les droits de l’homme envers elle. Elle doit tenir sa fonction comme le Seigneur le lui a instituée. Si les membres du couple respectent les droits d’Allah ainsi que les droits et les obligations réciproques, il vivra en harmonie au grand bonheur de la famille et de la société. Il sera heureux et comblé ici-bas et dans l’au-delà.

La part d’égalité entre l’homme et la femme concernant les droits et les devoirs

Cette égalité des sexes ne provient d’aucune législation divine, et n’est en rien conforme à la raison. Concernant la législation, Allah (Soubhanahou wa ta`ala) a clarifié dans Son Livre parfait qu’Il a créé la femme pour l’homme ; elle fait partie ainsi des bienfaits ou jouissances qu’Allah a fait don aux hommes sur cette terre et dans l’autre monde.

  1. Allah a révélé : (Allah a fait pour vous à partir de vous-même, des épouses, Il vous a offert grâce à vos épouses des enfants et des petits enfants, et Il vous a pourvu de bonnes choses) (S. Les abeilles / V. 71).
  2. Comme il a révélé : (Parmi ses signes, Il a créé pour vous, à partir de vous-mêmes, des épouses, afin d’habiter auprès d’elle et Il a mis entre vous de l’affection et de la compassion. Il y a en cela des signes pour les gens qui réfléchissent) (S. Les romains / V. 21).
Croyants et croyantes qui font preuves de raison ! Si vous réfléchissez un peu sur des deux expressions : (Il a créé pour vous, à partir de vous-mêmes). (Allah a fait pour vous à partir de vous-même) ; vous vous rendrez compte que le Seigneur a distingué l’homme par rapport à la femme qui a été conçue pour lui ; ce qui représente un bienfait immense. Ce bienfait en engendre un autre, autrement dit la possibilité d’avoir des enfants et une descendance affilié à lui uniquement, non à la femme ; on dit en effet, le fils, la fille, ou le petit fils d’untel. D’autre part, le verset dans la Sourate Les romains constitue une preuve irréfutable soutenant que la femme a été créée à l’attention de l’homme, d’après une sagesse immense ; autrement dit, elle est un refuge, une stabilité, et un repos pour l’âme. Il a confirmé cette faveur en installant entre les époux de l’affection et de la miséricorde. Ce bien-être ne peut s’avérer si l’ambiance n’est pas parfumée de bons sentiments et de compassion.

Ainsi, si la femme éprouve envers l’homme un sentiment de supériorité, ou si elle voit en lui son égal et son rival dans les prérogatives et les obligations, la vie risque de se changer en un conflit perpétuel et infernal. Si le réconfort, la quiétude, et la sérénité de l’âme s’envolent, la vie devient tout bonnement insupportable. Sans compter qu’il faudra ranger aux oubliettes, ce fameux climat de bonne humeur et de compassion.

Le Messager a dit : « La vis d’ici-bas est un bien-être (jouissance), et le meilleur bien-être, c’est la femme pieuse. »
[4]. Un bien-être correspond aux avantages que l’on tire plus ou moins de ce bas monde. Le meilleur des agréments dont un homme croyant peut jouir, c’est une femme vertueuse. Elle est donc un bienfait et un bonheur, et la femme non vertueuse, un châtiment un malheur. Allah révèle : (O croyant ! Il y a en vos épouses et vos enfants un ennemi ; méfiez-vous d’eux, mais si vous excusez et pardonnez, Allah est alors Absoluteur et Compatissant) (S. Taghâbun / V. 14). Si la femme n’est pas pieuse, elle peut effectivement divertir l’homme de ses devoirs religieux et le dissuader de faire les bonnes œuvres. Elle est capable de l’inciter à couper les liens de sang ou autre. Il doit donc être sur ses gardes vis-à-vis d’elle, car elle se comporte comme un ennemi. Il doit en outre, lui donner de bons conseils, l’orienter, et lui faire la morale. Il doit lui susciter la crainte d’Allah. En parallèle, il est primordial de pardonner, d’excuser, d’absoudre les incartades qu’il endure de sa part, surtout si cette dernière s’arroge envers lui en rival !

L’autorité légiférée par Allah, et adhérée par les musulmans

Allah a révélé : (Les hommes ont l’autorité sur les femmes, pour la prépondérance qu’Allah confère les uns sur les autres, et pour les dépenses provenant de leur argent. Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence de ce qu’Allah a préservé. Celles dont vous craignez la rébellion, faites leur la morale, isolez-les de vos couches, et frappez-les (le cas échéant), si celles-ci se plient, alors vous devez les laisser) (S. Les femmes / V. 34).

Ce Verset démontre un certain nombre de choses : notamment, Allah a décrété à l’homme la tutelle du couple qui correspond à l’autorité des hommes sur les femmes. Ensuite, Il en informa la cause qui n’est autre que la prépondérance de l’un par rapport à l’autre ; j’ai exposé ci-dessus les différents points de vue de cette prééminence. Il existe cependant une autre raison dans le domaine des dépenses, étant donné que les charges financières du foyer reviennent à l’homme, tout comme la dote du mariage est à ses frais. Ces dépenses ne peuvent matériellement être supportées par la conjointe, surtout à notre époque où ayant pris des formes variées, elles sont devenues un poids très lourd pour l’homme ; palaces, immobiliers composés de tapis, canapés, climatiseurs, téléphones, toutes les nécessités féminines qui n’ont pas de limites chez beaucoup d’entre elles [5]. Ce phénomène a eu pour résultat de noyer les hommes dans les dettes, ce qui sans aucun doute conforte leur autorité.

C’est pourquoi, le Seigneur Tout Puissant a ajouté ensuite : (Les vertueuses, résignées, protectrices en leur absence). Ainsi, la femme pieuse et éveillé est pleinement consciente de l’autorité de l’homme au regard de la place qu’Allah lui a privilégiée certes, mais aussi en raison de ses efforts énormes pour supporter les charges familiales dans le but de l’entretenir. Cette prise de conscience et ce sentiment noble, en parallèle à sa piété l’inclinent à la résignation, qui correspond à l’obéissance à son mari dans le respect et la considération. Elle éprouve et saisit au plus profond de son être, la place et le droit que son conjoint occupe. Cette noble compréhension l’a pousse également à préserver sa dignité, et celle de son mari. Son scrupule religieux et sa loyauté l’encouragent également à veiller sur les biens de son époux que ce soit en sa présence ou en son absence.

Il est possible de trouver une femme vertueuse dans une certaine mesure, mais dont la compréhension et l’intelligence est quelque peu faible. Elle est successible aussi de n’être pas très pieuse, et pour l’une de cess deux raisons, elle sera encline à la rébellion qui se traduit par de l’arrogance envers son conjoint et sa désobéissance, sans ne tenir compte de sa place dans le couple ni au niveau de ses droits ni au niveau de son autorité. Le cas échéant, l’homme peut usé de ses prérogatives et de son autorité, offerts par Allah (Soubhanahou wa ta`ala). Il doit d’abord lui faire la morale, et lui faire prendre conscience de la crainte d’Allah et de Son châtiment à l’encontre de ce comportement illégitime. Il doit aussi lui rappeler les droits qu’il concède à son égard.
Si celle-ci revient à l’ordre, et se décide à nouveau d’obéir à son mari, c’est tant mieux. Sinon, il faudra passer à la seconde étape qui correspond à l’isolement dans la couche. Si celle-ci persiste dans l’erreur et dans sa rébellion, il est toujours possible d’avoir recours au dernier remède ; la corriger physiquement, sans toutefois être excessif ou violent. Si cela ne marche pas, on peut éventuellement avoir recours au dernier ressort ; le divorce pour lui, ou le rachat pour elle. Tout ceci, sur la base de cette autorité offerte de la part d’un Dieu Créateur et Savant, à l’homme sur la femme. C’est du moins, ce qu’exprime ce texte céleste, c’est aussi ce que comprend tout musulman sensé, instruit de la langue du Coran et de la législation islamique.

(Restez dans vos demeures, et ne vous parez pas comme les païennes de la première époque) (S. Les coalisés / V.33). En principe, elle doit rester chez elle ; celle-ci ne peut se passer de l’entretient de son mari et de sa protection aussi bien au foyer qu’en voyage. Si elle veut aller au marché ou ailleurs, elle a besoin d’un gardien contre les loups humains, qui se courbent et se sauvent à la vue de ce protecteur. S’il l’a voyaient seule, ils seraient à l’affût. Ils seraient tentés de s’approcher, et de bondir éventuellement pour certains sur cette proie facile. Au meilleur des cas, ils vont simplement la dévorer des yeux. Tu peux dire la même chose au sujet du voyage ou plus.
La femme a toujours été, et l’est toujours d’ailleurs faible dans sa raison et faible dans sa religion, incapable de se suffire à elle-même, en commençant au niveau de ses propres besoins, pour lesquels la présence d’une force virile tant en voyage que chez elle, se fait la plus pressente. Elle a sans cesse besoin de soin et de protection en voyage comme chez elle, sinon elle se ferait dévorer par les loups humains parmi les pervers et les scélérats.

La tutelle qui n’est autre que l’autorité est un droit légiféré par Allah (Soubhanahou wa ta`ala), et de surcroît une nécessité de l’existence. On ne peut s’épanouir dans la vie et parvenir au bonheur sans s’y soumettre. Toutefois, cette autorité est astreinte à des conditions et à des critères, à défaut de les respecter que ce soit de la part de l’un ou de l’autre élément du couple, le fautif doit absolument être remis à l’ordre ici-bas. Sinon, inévitablement le Seigneur fait justice en rendant à l’opprimé ses droits, à tel point qu’Il dédommage la chèvre sans corne des préjudices que lui a fait subir la chèvre ayant des cornes. Cela, au regard de la loi musulmane ; quant aux législations humaines, c’est un autre domaine.

(…) La femme est plus à même de supporter les grossesses, l’allaitement, et l’éducation des nourrissons que les mâles (…) (En ce sens), elle est plus responsable que l’homme pour des fonctions qui sont propres à sa physionomie, sa nature, et à ses sentiments. Il est incontestable que sa place est au foyer. C’est pourquoi, le Seigneur a révélé : (et restez dans vos demeures) (S. Les coalisés / V. 33) et (questionner les de derrière un voile) (S. Les coalisés / V. 54). La nation ne peut survivre si la femme ne tient pas son rôle. Le partage des rôles entre l’homme et la femme est ainsi indispensable à la communauté. Or, si celle-ci se désiste de ses fonctions originelles, dans l’ambition d’encombrer l’homme dans son domaine particulier, en s’insurgeant contre lui au nom des droits de la femme, elle se fait avant tout du tord à elle-même, avant de faire du tord à la société. Elle devient ainsi l’outil de la décadence non de l’épanouissement des sociétés ; un outil qui corrompt la religion et les mœurs comme nous pouvons le constater chez d’autres nations égarées qui se sont éloignées des enseignements de leur religion à l’instar des juifs et des chrétiens, et qui se sont dégradées dans les mœurs. Les gens d’esprit parmi eux, ayant pris conscience de ce phénomène, se morfondent dans un long remord, mais le plus heureux est celui qui prend leçons des malheurs des autres ! Il n’est pas normal que les musulmans se mettent en croupe derrière les ennemis de l’Islam. Ces colloques (sur l’émancipation des femmes ndt) sont plus conformes à leur civilisation et à leur conjoncture qui n’est pas très rayonnante. Leurs références religieuses qui sont falsifiées ne sont pas à même de répondre aux problèmes de leur sociétés actuelles. Ils n’ont rien d’autre à faire que de se rassembler et de revendiquer des droits. Quant à notre religion, qu’Allah soit loué, elle s’inspire des Textes et des Lois immuables pour légiférer indépendamment les problèmes de l’homme et de la femme et pour les protéger de toute injustice dans n’importe quel domaine de la vie de tous les jours. Elle propose des solutions infaillibles à tous les fléaux rencontrés…


Extraits du livre : Huqûq wa Wâjibât Rijâl wa Nissâ fî el Islâm de Chaykh Rabî` ibn Hâdî el-Madkhali.


Traduit par Par Karim ZENTICI




Notes de bas de page :

[1] Dans le sens : prédisposés à l’adoration du Seigneur, en ayant aucune inclination pour toute autre adoration. (N. du T.).
[2] Rapporté par Muslim (2865) et Ahmed (162/4).
[3] D’après le livre le retour au voile (2/ 41-43) en ayant résumé certains passages.
[4] Rapporté par Muslim, Hadith (3533), e-Nasâî, et ibn Mâja.
[5] Le discours s’adresse notamment à la femme saoudienne. (N. du T.)

Tiré du site http://dourous.free.fr qu'Allah les récompenses

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : La femme en Islam
Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés