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Jeudi 11 janvier 2007 4 11 /01 /Jan /2007 13:21


D'aprés le Cheikh Mouhammad Nacerdine al-Albany qu’Allah lui fasse miséricorde


Toute personne raisonnable et ayant de la clairvoyance dans sa religion, ne peut comprendre du discours que nous avons eu jusqu’ici, au sujet de l’interdiction du Taqlid, que cela implique que tous les musulmans, quelque soit leur niveau de science, doivent faire l’ijtihad scientifique. Ce serait une grossière erreur.

Mais apparemment le Cheikh (Tantâwy) a compris la chose de cette manière[1], car il a dit :

«il lui est alors obligatoire de faire l’ijtihad , et il lui est interdit d’imiter »


il a donc opposé l’ijtihad scientifique au Taqlîd ! Pour nous, ceci est une erreur évidente, car ce qui oppose l’imitation interdite n’est rien d’autre que l’obligation pour tout musulman de « suivre ».

Il y a entre les deux expressions, une différence claire.

Abou ‘abdillah bni khawîz Mindâd al-Basrî al-Mâlikî [2] a dit :

« La signification du Taqlîd (imiter) dans la législation (islamique), c’est le fait de s’appuyer sur une parole dont l’auteur n’apporte aucune preuve. Et ceci est interdit dans la Religion d’Allah. Al-ittibâ’ (suivre) c’est le fait de s’appuyer sur une parole dont l’auteur apporte la preuve».


Et il dit à un autre endroit :

« La personne dont tu suis la parole et qui ne t’oblige pas à regarder le dalil qui justifie sa parole, tu es son imitateur (mouqallidouhou ), et le Tâqlîd (imitation) dans la religion d’Allah n’est pas autorisé. La personne qui t’oblige à regarder son dalîl pour que tu suives sa parole, tu es son suiveur (moutabbi’ouhou). Dans la religion d’Allah, il est permis de suivre et il est interdit d’imiter »[3]. (1)



En ce qui concerne l’ijtihad [scientifique], on connaît sa définition :

« c’est le fait de faire des efforts dans le but de déduire les lois qui découlent du livre d’Allah et de la sounnah de son messager ».


Et il ne fait aucun doute que ce n’est pas une obligation pour tous les musulmans, bien au contraire seule une petite partie d’entre eux peuvent le faire, et je dirais même plus, les moujtahids (ceux qui font l’ijtihad) sont rare aujourd’hui du fait que beaucoup de savants ont adopté l’imitation, et aussi à cause des conditions trop sévères qu’ils ont imposées aux savants pour devenir moujtahid.

Mais le plus étonnant c’est que ceux qui ont imposé ces conditions sont des imitateurs qui ne pratiquent leur religion que dans le cadre de ce qu’a dit leur imâm ! Il sont en contradiction avec eux même, ils interdisent l’ijtihad et obligent l’imitation alors que, eux, pratiquent l’ijtihad et n’imitent pas. Si au moins, ils avaient raison lorsqu’ils font l’ijtihad et ne se trompaient pas !!!

Cet article serait trop long si je devais présenter les preuves de cela, c’est pourquoi je me contente d’en évoquer une seule, voir le commentaire[4].

Je pense que l’ijtihad n’est pas difficile, contrairement à ce que pensent certains, bien au contraire, c’est une chose facile pour celui qui sait raisonner (qui a l’habitude des textes), qui comprend les arguments dont il a besoin et qui sont tirés du Livre et de la sounnah.

Autrement dit, celui qui est capable de comprendre les livres des madhâhibs ainsi que leur vocabulaire particulier, surtout les livres des contemporains qui ressemblent quelquefois à des énigmes, il est alors capable de comprendre le livre d’Allah et la sounnah de son Messager qui, sans aucun doute, sont plus clairs que n’importe quelles autres paroles.

En particulier si la personne s’aide des livres qui expliquent le coran et des livres qui expliquent les hadiths ainsi que des livres de Fiqh qui présentent les différentes divergences entre madhâhibs avec leurs arguments réciproques comme par exemple « al majmou’ » de Nawawî, « fathoul qadîr » de ibn alhoumâm, « nîl al awtâr » de Chawkânî et d’autres encore.

Et le plus intéressant d’entre eux « bidâyatoul moujtahid wa nihâyatoul mouqtasid » du grand savant ibn Rouchd qui l’a spécialement écrit afin de préparer l’étudiant à atteindre le stade de l’ijtihad, comme il l’a dit lui même[5] .


Conclusion :

les gens qui prêchent le retour à la sounnah n’imposent l’ijtihad qu’à celui qui en est capable, et ils obligent tout musulman à « suivre ».

Ils interdisent l’imitation, conformément aux pieux prédécesseurs, sauf en cas de nécessité et lorsqu’ils n’ont pas accès à la sounnah. Celui qui les accuse de faire autre chose que cela, a enfreint les limites et a fait du tort.

Après cela, celui qui dit du mal d’eux, même s’il se prétend salafi a en fait dit du mal des pieux prédécesseurs, et parmi eux, les quatre imâms ! car la salafiyya n’est rien d’autre que le fait d’avoir la même compréhension que nos pieux prédécesseur (salafs) et de suivre leur voie et de ne pas en sortir.

1) Et de tout ce qui vient d’être dit, il apparaît clairement au lecteur l’erreur du Professeur Tantâwy dans le paragraphe quatre lorsqu’il dit : « …les spécialistes du hadith sont comparables aux pharmaciens et les fouqahâs sont semblables à des médecins. Les pharmaciens connaissent… ».

Cette parole, dans l’absolu, revient à dépouiller les spécialistes du hadith de leur capacité à comprendre les textes qu’ils rapportent. Et de la même manière cette parole dépouille les savants du Fiqh de leur capacité à connaître et à trouver les hadiths du prophète .

Il est évident que cette parole porte atteinte aux deux catégories. Je ne nie pas que certains savants du Fiqh puissent mieux comprendre les hadiths que certains savants du hadith, comment pourrait on le nier alors que le prophète a mentionné cela dans un hadith célèbre : « qu’Allah comble de ses bienfaits une personne qui a entendu de notre part un hadith et l’a retenu jusqu’à ce qu’il le transmette à une autre personne, combien (ROUBBA) de porteurs de hadiths ne sont pas des gens de science, et combien de porteurs de science transmettent cette science à plus savant qu’eux. »[6].

Mais ce hadith ne suggère pas que tous les savants du hadith (mouhadith) n’ont pas la compréhension des hadiths, comme semble l’exprimer le Cheikh, bien au contraire le hadith est clair sur l’idée inverse : « combien (ROUBBA) de porteurs de hadiths ne sont pas des gens de science… », il indique dans ce hadith que ces mouhadiths là sont très peu nombreux, car l’origine du mot « ROUBBA » (traduit ici par « combien ») exprime la petite quantité [7].

Et comment en serait-il autrement puisque le prophète les a désignés dans le hadith suivant : « une partie de ma communauté ne cessera jamais d’être sur la vérité, ils ne seront pas touchés par ceux qui les abandonneront jusqu’à ce que vienne l’ordre d’Allah. »[8] .

ibn Madîny [9] a dit :

« se sont les gens du hadith et ceux qui s’engagent dans le madhab du Messager d’Allah et qui protégent la science. Sans leur présence, les gens auraient été détruits par les Mou’tazilat, les Râfida, les jahmiyya, les Arjâa, et les gens de l’opinion (les gens du kalâm). »[10].


Le seul intérêt à distinguer la connaissance du hadith et la déduction des lois tirées du hadith ainsi que distinguer le Mouhaddith du Faqîh se situe dans les cas où il y a divergence au sujet d’une question pour laquelle les deux groupes ont les mêmes sources et que leur divergence se résume en réalité à une différence de compréhension, et d’application.

Dans ce cas précis l’imitateur, qui ne connaît pas les différents chemins qui lui permettraient de trancher, peut donner la prédominance à l’avis du Faqîh.

Par contre, le « suiveur » pourra donner la prédominance à l’avis du mouhaddith parce qu’il lui apparaîtra que ces arguments sont plus convaincants.

Dans le cas où la cause de la divergence se situe dans les sources utilisées par les deux parties, c’est-à-dire que l’un utilise le hadith et l’autre utilise l’opinion, ou bien le Qiyâss, ou bien un hadith faible, il convient alors de ne plus tenir compte de la distinction que le Cheikh a mentionnée car on aurait le résultat inverse de ce que le Cheikh, qu’Allah le préserve, recherche.


Nous allons éclaircir cela par un exemple :


Un homme oublie et prie le dhohr avec cinq rak’âts.


Les Hanafîs disent que :

· La prière n’est pas valable s’il n’est pas resté le temps d’un tachahoud [à la quatrième rak’a] et n’a pas fait de prosternation dans la cinquième rak’â.

· S’il est resté assis le temps d’un tachahoud à la fin de la quatrième rak’â alors sa prière est valable et la cinquième rak’â lui sera comptée comme une nâfila. Il doit à ce moment là ajouter une rak’â, faire le tachahoud puis faire deux prosternations.

Cette parole contredit le texte du hadith rapporté par al Boukhâri et Mouslim d’après ibn Mas’oud : le prophète a prié le dohr avec cinq rak’âts, on lui dit : « est ce qu’il a été rajoutée une rak’â à la prière ? » il dit : « que voulez vous dire par là? » il dit : « tu as prié cinq rak’ât ! » il a donc fait deux prosternations après le salut finale.

Il n’y a donc pas dans ce hadith ce que les hanafîs affirment au sujet de l’ajout d’une sixième rak’a et de la pause à la fin de la quatrième rak’a. C’est pour cela que la majorité des savants ont suivi le texte du hadith et ont dit : celui qui prie la prière du dohr cinq rak’ât, il lui suffit de faire les deux prosternations de l’oubli même s’il ne s’est pas assis à la quatrième.


Donc ici nous interrogeons le Cheikh :

Est ce que la distinction, que vous avez faite auparavant a un effet dans ce cas précis et dans tous les cas de ce genre ? C’est-à-dire :

1) Est-il permis à un mouhadith qui a grandi par exemple dans le madhab Hanafî de prendre en considération ce hadith même s’il contredit son madhab,

2) ou bien dites vous qu’il doit obligatoirement s’accrocher au madhab même s’il contredit le hadith car il s’appuie sur « les spécialistes du hadith sont comparables aux pharmaciens et les fouqahâ sont semblables à des médecins. » ?

Si vous répondez par le premier, alors vous êtes conforme à ceux qui prêchent le retour à la sounnah car ils appellent les gens à cela.

Si vous répondez par le deuxième, alors c’est une contradiction au livre et à la sounnah et vous êtes sortis de votre imitation envers votre imâm qui vous a ordonné de privilégier le hadith plutôt que sa parole !

De la même manière, vous devez qualifier les savants qui ont pris en compte le texte du hadith, et ils sont la majorité, de pharmacien et ceux qui les ont contredit de médecin !!

Ô toi l’ami, la compréhension de la religion n’est pas réservé à un groupe au dépend

d’un autre. Ce n’est pas parce que certains sont spécialisé dans la science du Fiqh que cela veut dire qu’ils ont raisons dans tout ce qu’il déduisent de la législation.

De la même façon, ce n’est pas parce que d’autre sont spécialisé dans la science du hadith qu’il se trompent dans tout ce qu’ils déduisent de la législation.

On doit revenir aux preuves (dalîls), celui pour qui la preuve témoigne qu’il a connu et atteint la vérité sur un sujet sur lequel les gens divergent est le véritable Faqîh, et peu importe qu’il soit spécialiste dans la science du hadith ou du Fiqh.

C’est pour cela qu’il aurait mieux value pour vous que vous réfutiez les gens qui prêchent le retour à la sounnah sur des sujets où vous pensez qu’ils ont commis des erreurs en vous appuyant sur des arguments valables dans la législation, et non pas en vous appuyant sur des arguments tiré du Doctrinarisme étroit.

Si vous aviez fait celas les gens auraient su lequel des deux groupes est le plus proche du chemin droit et cela aurais facilité aux musulmans l’entré dans cette nouvelle méthodologie scientifique qui permet de dévoiler les réalités et qui, du point de vu divergence, permet de rapprocher les musulmans tant que ceux-ci resterons dans cette méthodologie.

2) Ensuite le Cheikh a dit : « Chez les compagnons du prophète il n’y avait que cent personnes qui émettaient des fatwas et les cent milles autres se référaient à ces cents compagnons, ils ne faisaient pas d’ijtihad personnel. »

Je dit : ceci est une faute de la part du Cheikh, qu’Allah le préserve, d’où sort-il qu’il n’y avait que ce nombre là de compagnons qui étaient des mouftis ? Nous sommes persuadés qu’il y en avait bien plus que cela du fait de leur valeur et du fait qu’ils ont côtoyés le prophète , même si on n’est pas capable de déterminer leur nombre, si ce n’est que nous avons la parole d’une personne qui est une preuve dans ce domaine et qui mentionnent un nombre supérieur à celui du Cheikh, même mieux que ça puisqu’il affirme que chaque personne qui a côtoyait le prophète et qui apprenait de lui une science allait faire des fatwas aux gens, l’imâm ibn Hazm[11] a dit : « Chaque personne qui côtoyait le prophète et prenait de lui une science, allait faire des fatwas (aftâ) à sa famille, à ses voisins et à sa tribut. C’est une chose que l’on sait par évidence. Pour ce qui est des fatwas qui concernent les adorations et les jugements, nous ne connaissons que cent trente et quelques compagnons qui les faisaient»[12]


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[1] de même que le docteur al Bouti dans son livre « la non conformité aux quatre doctrines ».[T]
[2] Abou ‘abdillah bni khawzi mindâd al-basrî al-mâlikî mort au début du quatrième siècle de l’Hégire.

NB : la distinction entre imiter et suivre ne date pas de l’époque de Cheikh Albany, comme certains voudraient le faire croire. Cette distinction a été faite aussi par le professeur hassan al banna et al qardâwî (voir « kayfa nata’âmalou ma’a ttourâth wa tamadhob wa likhtilâf » p72 du docteur Yousouf al Qardâwi).

Donc pourquoi le docteur al Bouti s’étonne que le cheikh al Albany face cette distinction. [T]

[3] ibn ‘abdel Barr p787/2

[4] dans târîkh tachrî’ al-islâmî (358 – 359) al khoudrî a dit :

« Nous avons vu auparavant que dans cette période stigmatisée par le Taqlîd ces gens défendaient coûte que coûte l’avis de leur imâm dans chaque question, de plus, les gouverneurs leur ont demandé de régler leurs différents devant eux, ce qui les a amenés à camper chacun dans sa position avec ostentation. l’imâm Ghâzâlî a condamné ce comportement.

Certains d’entre eux sont allés jusqu’à l’inimitié et les gens du commun des musulmans les ont suivi dans cette voie.

L’affaire a failli arriver jusqu’à l’interdiction de suivre dans la prière celui qui n’était pas du même madhab s’appuyant sur une règle, dont on ne sait pas d’où elle sort, qui dit : « on doit suivre le madhab de de celui qui prie derrière l’imam et non celui de l’imam.».


On sait que la salat des châfi’îs n’est pas valable au yeux des hanafîs ; les châfi’îs ne refont pas les ablutions lorsqu’ils saignent car cela n’annule pas les ablutions chez leur imam. De même chez les hanafîs, ils ne refont pas les ablutions lorsqu’ils touchent une femme qui ne fait pas partie des mahrams (proches) car celas n’annule pas les ablutions chez leur imam.

Du coup cela sème le doute chez les gens lorsqu’ils font la prière derrière une personne qui n’est pas de leur madhab.

Je ne comprends pas pourquoi ils disent cela sachant que les imâms eux-même, ont mutuellement accepté leur ijtihâds et leurs divergences, et ont considéré que tout moujtahid doit appliquer son ijtihad et ne doit pas obliger autrui à le suivre, cela m’amène à considérer que la prière de tout moujtahide est valable et donc il en ressort que c’est le madhab de l’imam qui doit être pris en considération et non pas le madhab de celui qui prie derrière, mais les fanatiques des madhâhibs continuent à mettre des cloisons entre les madhâhibs. »

[5] ibn Rouchd a dit (2/147) :

« nous avons écrit ce livre afin que le moujtahid atteigne le stade de l’ijtihade à condition qu’il ait au préalable acquis les bagages suffisants : la langue arabe, la grammaire et dans les fondement de la jurisprudence, et de tout cela il ne lui faut que le nécessaire pour décortiquer ce présent ouvrage, ou même moins que cela.

Et avec ce niveau, il peut être appelé « Faqîh », et non pas en apprenant par cœur des sujets de fiqh, même s’ils atteignent un nombre incalculable, comme le font les pseudos Faqîh de notre époque qui s’imaginent que le plus savant est celui qui a appris le plus de sujets. A ceux là on leur donne un exemple : à ceux qui pensent que le véritable cordonnier est celui qui possède le plus de chaussures et non pas celui qui est capable de les fabriquer ! Il est clair que le cordonnier qui possède beaucoup de chaussures aura un jour un client qui chaussera une pointure n’entrant pas dans sa gamme, il ira indubitablement chez le cordonnier qui est capable de fabriquer les chaussures sur mesure. Voilà l’exemple de nos savants du fiqh à notre époque. »


Je dis : que ceux qui considèrent que seuls les gens qui apprennent les sujet de fiqh peuvent être interrogés dans la religion réfléchissent à ces paroles.

[6]Rapporté par Ahmad (5/183), et Dâramiy(1/86) et d’autre d’après Zayd ibn Thâbit avec une chaîne authentique.

[7]Les grammairiens ont dit : « Roubba » fait partie des particules qui influent sur la signification, la différence entre « roubba » et « kam » c’est que « roubba » est utilisé pour exprimer une petite quantité tandis que « kam » est utilisé pour exprimer une grande quantité. (lisân al ‘arab 1/408).
La traduction ne rend pas cette notion, il faudrait traduire par « peu de porteur de hadith » mais dans tout les cas la traduction ampute le hadith d’une partie de son sens véritable rendu par l’arabe. [T]

[8] Rapporté par Mouslim d’après Thawbân, et el Boukhâri d’après Mou’âwiya. Ibn Hajar al ‘Asqalânî a dit dans « al fath » (13/293) : « Rapporté par el Hâkm dans « ma’rifa ‘ouloum al hadith » avec une chaîne de transmission authentique, l’imâm Ahmad a dit : ci ce ne sont pas les gens du hadith, alors je ne vois pas qui c’est ! ».

[9]‘Ali bni Madînî mort en 178H, savant spécialiste des hadiths, l’un des professeur de al Boukhari. [T]

[10] Rapporté par nasr al mouqadisî dans « houjja ‘alâ târikil mahajja » comme l’a rapporté assouyoutî dans « miftâh al janna fîl ihtijâj bi sounnah » p68

[11] « al-ahkâm fî ousouli al-ahkâm » (5/87)

[12] la liste complète des noms se trouve dans le début du livre de ibn al Qaym « al a’lâm »


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Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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Lundi 1 janvier 2007 1 01 /01 /Jan /2007 19:33

ما الرأي الشرعي في التبوُّل (للرجل) واقفا ً؟ لدينا مناظرة ساخِنة في هذا الموضوع . البعض يقول إنه مسموح والآخر يقول إنّه حرام مستدلين بحديث أم المؤمنين عائشة (رضي الله عنها) في قولها: "من قال لكم إنَّ النبي (صلى الله عليه وسلم ) بال واقِفاً لا تُصدقوه". لُطفاً وضِّح هذا الموضوع .


الجواب
:

الحمد لله

لا يَحْرُم تَبَوُّل الإنسان قائِماً ، لكِنْ يُسَنّ له أن يَتَبَوّل قاعداً ، لقول عائشة رضي الله عنها : " مَن حدّثكم أن النبي صلى الله عليه وسلم كان يَبُول قائما فلا تصَدِّقوه ، ما كان يبول إلا قاعداً ) رواه الترمذي ( الطهارة/12) وقال هو أصح شيء في هذا الباب وصححه الألباني في صحيح سنن الترمذي برقم
11

ولأنه استر له وأحفظ له من أن يصيبه شيء من رِشَاشِ بَوْلِه
.

وقد رُوْيَتْ الرّخصة في البول قائماً بشرط أن يأمن تطاير رشاش البول على بدنه وثوبه ، ويأمن انكشاف عورته ، عن عمر وابن عمر وزيد بن ثابت رضي الله عنهم ، لما رواه البخاري ومسلم عن حذيفة رضي الله عنه عن النبي صلى الله عليه وسلم ( أنه أَتى سُبَاطَةَ قومٍ فبالَ قائِماً ) ، ولا منافاة بينه وبين حديث عائشة رضي الله عنها ، لاحتمال أن يكون النبي صلى الله عليه وسلم فعل ذلك لكَوْنِه في موضِعٍ لا يتمكَّن فيه من الجلوس ، أو فعَلَه ليُبَيِّن للناس أن البول قائماً ليس بِحَرَام ، وذلك لا ينافي أن الأصل ما ذكَرَتْهُ عائشة رضي الله عنها ، من بَوْلِه صلى الله عليه وسلم قاعداً ، وأنه سُنّة لا واجب يحرم خلافه . والله أعلم
.

فتاوى اللجنة الدائمة 5/88

 

 

 

 

 

 

 

 

Question :


Comment la loi religieuse juge-t-elle le fait d'uriner debout ? Nous avons engagé un débat passionné sur cette question. Les uns disent que c'est permis alors que les autres soutiennent qu'il est prohibé sur la base du hadith d'Aïcha (qu'Allah l'agrée), la mère des croyants, dans lequel elle dit : « Si quelqu'un vous dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a uriné debout, ne le croyez pas. » Veuillez daigner éclaircir ce sujet.


Réponse :


Louange à Allah.

Il n'est pas interdit d'uriner debout, mais il est recommandé de le faire assis compte tenu de la parole de 'Aïcha (qu'Allah l'agrée) : « Si quelqu'un vous dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a uriné debout, ne le croyez pas. Il n'urinait qu'assis » [rapporté par At-Tirmidhi, chapitre at-Tahara, 12 qui l'a déclaré le plus authentique hadith relatif à ce chapitre, et al-Albani l'a déclaré authentique dans Sahihi Sunani At-Tirmidhi sous le n° 11].

La posture assise est plus à même d'empêcher l'intéressé d'être éclaboussé par l'urine.

La permission d'uriner debout, sous réserve qu'on soit à l'abri d'être éclaboussé par l'urine et qu'on ne laisse pas se découvrir les parties honteuses, a été rapportée d'après 'Omar, Ibn 'Omar et Zaïd Ibn Thabit (qu'Allah les agréé) . Cette permission est fondée sur ce hadith rapporté par Houdhaïfa (qu'Allah l'agrée) selon lequel le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a uriné debout sur un dépôt d'ordures. Il n'y a pas de contradiction entre ce hadith et celui de 'Aïcha, car il est possible que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) se soit comporté ainsi puisqu'il n'avait pas trouvé un endroit où il pouvait s'asseoir ou qu'il l'a fait pour montrer aux gens que ce n'était pas interdit. Ceci ne contredit pas le principe indiqué par 'Aïcha (qu'Allah l'agrée), à savoir que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) n'urinait qu'assis, mais indique que son application est recommandée et ne constitue pas une obligation qu'il serait interdit de ne pas observer. Allah le sait mieux.


 

 

Avis de la Commission permanente, 5/88

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

السؤال:

السؤال : هل هناك بأس من الوضوء قائماً والشرب قائماً والبول قائماً ؟

الجواب
:
الحمد لله
يتوضأ المسلم حسبما يتيسر له قاعداً أو قائماً وله أن يشرب قائماً وقاعداً والأفضل أن يشرب قاعداً وهكذا له البول قائماً إذا دعت الحاجة إليه ولم ير عورته أحد ولم يخش من عود رشاش البول عليه ، والبول جالساً أفضل ؛ لأنه الغالب من فعل النبي صلى الله عليه وسلم .



فتاوى اللجنة الدائمة 5/202





Question :


Y a -t- il un inconvénient à faire des ablutions ou boire ou uriner debout?



Réponse :



Louange à Allah.

Le musulman fait ses ablutions comme il peut, en restant assis ou debout. Il lui est permis aussi de boire debout ou assis, mais il est préférable de le faire assis. De même, il lui est permis d'uriner debout en cas de nécessité, à condition que ses organes génitaux ne soient pas visibles par les autres et que l'urine ne risque pas de l'éclabousser. Il est préférable cependant d'uriner assis car c'était la pratique la plus courante du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui).

 

 

Avis de la Commission Permanente , 5/202

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Avis juridiques
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Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /Déc /2006 16:24

Al Maghrawi était parmi les élèves de cheikh Rabi' dans l’institut secondaire de l’Université Islamique de Médine.

Les liens étaient très forts entre cheikh Rabi' et ses élèves de haut niveau, arabes ou étrangers, à part Al Maghrawi.

En effet il n’y avait pas entre lui et cheikh Rabi' ce lien fort qu’il existe entre un élève et son professeur.

Et ceci n’est la faute que d’Al Maghrawi qui a de l’antipathie pour ses professeurs, à la tête de ceux là, l’imam Taqi Ad Dine Al Hilâli qui a dit à son sujet :

« Je crains pour la Da’wa Salafia à cause de cet homme »



Al Maghrawi fût diplômé de l’Université Islamique de Médine et il y eut un différend entre lui et un de ses amis, Baqshish Al Maghribi.

Il accusa mensongèrement ce dernier de s’être marié illégalement. L’affaire fût portée à un tribunal saoudien, et la sentence de la sanction de al iftira (accuser mensongèrement) fût prononcée contre al Maghrawi qui par la suite s’enfuit au Maroc Il commença à se donner l’image de celui qui a développé la da’wa salafia au Maroc.

Baqshish s’était préparé à porter plainte contre al Maghrâwi au Maroc au sujet de l’affaire du mariage. Cheikh Rabi' l’en empêcha car il avait une bonne opinion d’Al Maghrâwi et car il s’était repentit et à cause de ses efforts dans la da’wa aux yeux de cheikh Rabi' à cette époque Cheikh Rabi' fût informé que les élèves d’Al Maghrâwi prenaient parti pour ‘Adnân ‘Arour , ce grand fauteur de troubles en Europe et en Amérique, cet ennemi de la da’wa salafia.

Alors une personne très proche d’Al Maghrâwi vint nier cette accusation. Cheikh Rabi' accepta cela de lui et l’honora lui et Al Maghrâwi Des informations vinrent du Maroc comme quoi la da’wa d’Al Maghrâwi était dirigée par des qotbis. Cheikh Rabi' refusa ces informations et réprimanda sévèrement ceux qui amenèrent ces informations et il dit du bien d’Al Maghrâwi.

Par la suite, Cheikh Rabi' se rendit compte qu’il existait entre Al Maghrâwi et ‘Adnân ‘Arour une relation solide et que les livres et les k7 de ‘Arour, remplies d’erreurs, se propageaient au Maroc par l’intermédiaire d’Al Maghrâwi. Mais à cette époque, il avait une bonne opinion de lui et pensait qu’il était trompé par ‘Adnân. Alors cheikh Rabi' se mit à lui expliquer les égarements de ‘Adnân à travers ses livres et ses k7 de même qu’il conseilla les élèves d’Al Maghrâwi, mais les relations de ces derniers avec ‘Adnân ne firent que devenir plus fortes.

Pendant ce temps, ‘Adnân ne cessait de propager ses troubles en Europe en se concentrant spécialement sur cheikh Rabi'. Les troubles de ‘Adnân se répandirent au maroc.

Alors, certains salafis, étonnés de la mauvaise position prise par al Maghrâwi, firent front après que la goutte ait débordé le vase. Alors Al Maghrâwi, ‘Adnân et son armée les combattirent en les insultant d’hypocrites et prêcheurs du trouble.

Quand cheikh Rabi' apprit cela, il tenta de calmer la tension en ordonnant le silence. Cheikh Rabi' s’était auparavant mis à répliquer à ‘Adnân et ses k7 se propagèrent dans plusieurs pays. Cependant, il ne permis de les diffuser au Maroc qu’avec l’accord de Al Maghrâwi.

Cela montre bien le rang auquel cheikh avait placé Al Maghrâwi. Mais al Maghrâwi donna de fausses excuses en disant par exemple que ‘Adnân était inconnu au Maroc.

Malgré cela, cheikh Rabi' ordonna aux salafis de patienter face aux dures nuisances qu’ils rencontraient de la part d’Al Maghrâwi et de ses partisans et insista pour que ses k7 ne soient diffusées au Maroc qu’avec l’accord d’Al Maghrâwi.

Après cela cheikh Rabi' apprit que Al Maghrâwi se préparait à partir en Espagne pour participer à une série de conférences avec ‘Adnân. Abdoulqadir Al Jounid tenta, avec l’appui de cheikh Rabi', de convaincre Al Maghrâwi de ne pas y participer à causes des nuisances et des troubles qui risquaient d’en découler, comme il est connu des conférences de ‘Adnân.

Mais Al Maghrâwi n’écouta pas ces conseils. A l’occasion de ces conférences, Al Maghrâwi, ‘Adnân et ‘Abdoulqadir Shou’a ( un fauteur de trouble qui fait partie de leur équipe ; il résidait à l’époque en Belgique) se rassemblèrent dans une assise qui fut enregistrée. Cette assise était pleine de mensonges et d’injustice, tout cela dirigé contre cheikh Rabi' et les salafis véridiques.

Cet enregistrement k7 fut largement diffusé en Europe et en Afrique du nord. Elle fit de gros dégâts et finalisa les desseins de ‘Adnân et Al Maghrâwi. Cheikh Rabi' et beaucoup de salafis saisirent que cela était une ruse orchestrée par ‘Adnân et Al Maghrâwi Adnân et Al Maghrâwi.

Les salafis voulurent répondre à cette ruse, mais cheikh Rabi' leur interdit de le faire afin de contenir la fitna, et cela malgré qu’il était persuadé que Al Maghrâwi était plus responsable des troubles provoquées par cette assise que ‘Adnân. Donc, malgré cela, il s’occupa de répondre seulement à ‘Adnân et laissa Al Maghrâwi afin d’aider ce dernier à revenir.

Ensuite, lorsque cheikh Rabi' vit qu’Al Maghrâwi n’adoptait pas la bonne position malgré les conseils qu’il lui donnait et le temps qu’il lui laissait pour le faire, il décida de diffuser ses k7 sans plus attendre son autorisation. Alors ce dernier et ses alliés s’y opposèrent en qualifiant ces k7 de fitna, et ceux qui les propageaient d’hypocrites.

Les jeunes salafis du Maroc se rendirent alors compte que cette fitna n’était pas apparue involontairement mais qu’elle était organisée et qu’elle visait le manhaj salafi. Ils se mirent donc à éplucher les livres et les k7 d’Al Maghrâwi. Ils y trouvèrent d’énormes erreurs comme le manhaj qotbi takfiri. Ils étudièrent cela de manière sûre et exposèrent ces fautes aux savants.

Ces derniers répondirent par des réponses scientifiques basées sur le manhaj des salafs condamnant Al Maghrâwi. Mais cheikh Rabi' refusa de répondre préférant qu’Al Maghrâwi revienne à la vérité de lui-même. Pendant ce temps Al Maghrâwi continuait sur son chemin. Après un certain moment, Al Maghrâwi demanda à s’asseoir en privé avec cheikh Rabi' qui accepta.

Lors de cette assise, cheikh Rabi' sortit deux livres et quelques k7 d’Al Maghrâwi et lui demanda de les étudier et de proclamer clairement la vérité. Mais Al Maghrâwi refusa de les étudier sur place mais seulement à son retour au Maroc. Alors cheikh Rabi' lui donna des conseils profitables et qui permettrait d’éteindre la fitna, de même qu’il le mit en garde contre certains fauteurs de troubles qui invitaient Al Maghrâwi à persister sur ses erreurs.

Il lui dit également que s’il revenait sur ses erreurs, il demanderaient aux salafis qui n’étaient pas d’accord avec lui de se réconcilier avec lui et ainsi la fitna cesserait. Mais par la suite cheikh Rabi' apprit qu’Al Maghrâwi se mit à forger des mensonges sur lui et qu’il appela ses alliés à le « descendre » le boycotter et le désavouer , et c’est ce qu’ils firent.

Il fut clair à présent pour cheikh Rabi' que la demande d’Al Maghrâwi à le rencontrer seul à seul et son refus d’enregistrer cette rencontre était une ruse planifiée. Il demanda alors à ses frères de ne pas prêter attention à l’équipe d’Al Maghrâwi car ils n’en valaient pas la peine.

Par la suite, Al Maghrâwi annonça à cheikh Rabi' qu’il allait revenir de ses erreurs et que les portes de ses écoles d’apprentissage du Coran seraient grandes ouvertes à ceux qui lui avaient montré ses fautes. Mais il ne tint pas parole et enregistra une k7 dans laquelle il se vanta et humilia les autres au grand étonnement de cheikh Rabi' qui ne fit aucun commentaire sur cette k7.

Une foule de questions de la part de l’équipe d’ Al Maghrâwi furent posée à cheikh Rabi' au sujet du contenu de cette k7. Mais cheikh Rabi' n’y répondit pas comprenant qu’en fait ils continuaient à propager la fitna. Cette équipe donc continua à répandre la fitna et à magnifier leurs maître pendant environ deux années.

Pendant ce temps les salafis patientaient si ce n’est la distribution de l’un d’entre eux de l’exposé des fautes de al Maghrâwi à des savants salafis car l’équipe de ce dernier propageait leurs mensonges et leurs injustices. Il fallait donc que certains savants en soient informés.

Ensuite, trois amis d’ Al Maghrâwi vinrent à cheikh Rabi' durant le mois du ramadan de l’an 1421 et lui demandèrent qu’est-ce qu’il attendait d’ Al Maghrâwi. Cheikh leur répondit qu’il ne voulait que son retour de ses fautes et qu’il mette fin à cette fitna.


Il leur montra un livre d’ Al Maghrâwi « la croyance des salafs » et expliqua que les fautes que ce livre contenait étaient attribuées aux salafs et qu’il ne nous était pas permis de les approuver car c’était un crime perpétré contre eux. Il leur exposa trois fautes d’al Maghrâwi dans le domaine des bases de la religion.


L’un des trois amis dit alors à cheikh qu’il allait demander à Al Maghrâwi de revenir sur ces fautes et qu’il allait s’efforcer d’amener la réconciliation entre Al Maghrâwi et ses frères.


Cheikh Rabi' informa sur le champs un frère du Maroc qu’un ami d’ Al Maghrâwi viendrait pour la réconciliation après que ce dernier se soit repenti. Il lui répondit « volontiers !». Cheikh Rabi' en fût réjouit et invita Al Maghrâwi et deux autres personnes à Makka.


Il l’honora très largement afin de l’encourager à revenir de ses fautes. Alors que cheikh Rabi' et les salafis attendaient ce retour et cette réconciliation, ils furent surpris par une k7 d’ Al Maghrâwi diffusée par ses partisans dans laquelle il faisait l’étalage de sa gloire et celle de son équipe pendant qu’il abaissait ceux qui suivent la vérité.


Il apparut au grand jour la tromperie de cet homme et de son équipe, leurs ignorance et à quel degré Al Maghrâwi ne tenait pas ses promesses. Un frère exposa les déviations d’ Al Maghrâwi à un certain nombre de savants qui jugèrent alors qu’il avait dévié du droit chemin.


Alors Al Maghrâwi se mit à les dénigrer et à se moquer d’eux. Il enregistra une k7 dans laquelle il prétendit ne pas avoir fait d’erreurs, jurant que si c’était le cas il serait revenu. Ensuite il écrivit un livre intitulé


« Les menteurs et les diffamateurs qui détournent du Coran et de la Sounna ».



C’est en fait un livre qui est lui-même rempli de mensonges et de diffamations. Parmi les choses étonnantes de ce livre est le fait qu’il cite les fautes d’un certain nombre de Prophètes et de savants dont il prétend que les fautes de certains d’entre eux nécessiteraient des volumes de livres pour les recenser. Tout cela pour quoi ? Pour s’innocenter de ses fautes !


Traduit par Ayoub Abou Youssouf



Telecharger le dossier complet de mise en garde sur Al Maghrawi :


 

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Les Innovateurs
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Jeudi 28 décembre 2006 4 28 /12 /Déc /2006 13:13

Le jugement juridique concernant la prière des deux fêtes

 

 

 

 

 

 

Oum ‘Atiyya dit :

 

 

 

 

« On nous donna l’ordre de faire sortir le jour des deux l’Aïd, les femmes qui avaient leurs menstrues et celles qu’on gardait loin des regards, afin qu’elles assistent à la prière en groupe faites par les musulmans ainsi qu’aux invocations. Cependant on ordonna à celle qui avait leur règle de rester à l’écart de la mouçalla des autres femmes.

 

 

 

 

Et une femme de dire :

 

 

 

 

« Ô Messager d’Allah et si l’une de nous n’a pas de voile ….  

 

 

 

 

Le prophète répondit :

 

 

 

 

« Que sa compagne la recouvre de son voile! » »

 

 

 

 

Hadith n° : 351 du Sahih Boukhari

 

 

 

 

Hafsa dit :

 

 

 

 

« Nous avions l’habitude d’empêcher nos jeunes filles nubiles (Qui sont en âge d'être marié) de se rendre à la prière des deux Aïd, lorsqu’un jour arriva une femme qui se rendit au palais des Bani Khalaf. Rapporta que de l’époux de sa sœur avait participé avec le prophète à douze expéditions–. « Quand à ma sœur, dit la femme, elle était avec lui dans six de ces expéditions elle dit :

 

 

 

 

« Nous soignions les blessés et nous occupions des malades »

 

 

 

 

Elle ajouta :

 

 

 

 

« Ma sœur avait interroger le prophète en disant : « Y a-t-il un inconvénient que l’une de nous ne sorte pas au lieu de prière lorsqu’elle n’a pas de voile ?

 

 

 

 

Le prophète répondit :

 

 

 

 

« Que sa compagne la recouvre de son voile et qu’elle assiste aux œuvres de bienfaisance et aux invocations des musulmans »

 

 

 

 

« A l’arrivée d’Oum ‘Atiyya, je l’interrogeai : « As-tu entendu le prophète dire cela ? »

 

 

 

 

Elle répondit :

 

 

 

 

« Que mon père puisse être sacrifié pour lui (pour le prophète), je l’ai entendu dire : « Que les jeunes filles nubiles (Qui sont en âge d'être marié) gardées loin des regards et celles qui ont leurs menstrues sortent. Qu’elles assistent aux œuvres de bienfaisance et aux invocations des croyants. Mais pour celles qui ont leurs menstrues, elles doivent se mettre à l’écart de la moussalla »

 

 

 

 

Hadith n° : 324 du Sahih Boukhari

 

 

 

 

Cheikh Salim Al Hilali rapporte dans son livre intitulé : «  Les règles des deux fêtes » chapitre 11, les Paroles des Savants suivants :

 

 

 

 

1°)  Cheikh Al Islam Ibn Taymiyya a dit :

 

 

 

 

« Pour cette raison, je dis que la prière de la fête est obligatoire pour toute personne, comme le dis Abou Hanifa (Voir Hashiya b. ‘Âbidin 2/166) et bien d’autres. Et c’est une des paroles de l’Imam Shafi’î et aussi une des deux paroles de l’école de Ahmad Ibn Hanbal.

 

 

 

 

Quand a ceux qui disent quelle n’est pas obligatoire, si la personne habite trop loin comment peuvent ils dirent cela or, c’est l’un des plus grands rites de l’islam où le nombre de gens est beaucoup plus grand que lors du joumou’a.

 

 

 

 

Et certain on dit que c’était une obligation kifaya, c'est-à-dire que si une partie de la communauté y est présente, le reste en est acquitté. Cette parole n’est pas juste. »

 

 

 

 

Voir Majmou’ Al Fatawi 23 /161

 

 

 

 

2°) L’Imam  Shawkâni a dit :

 

 

 

 

«  Saches, que le prophète a toujours observé cette prière lors des deux fêtes, il ne l’a jamais délaissé. Il a ordonné aux gens de s’y rendre et cela même aux servantes, celles qui sont cachées aux regards (les nubiles) et celles qui ont leurs menstrues.

 

 

 

 

Mais il ordonna à celles qui avaient leurs menstrues de s’éloigner de la prière, mais elles pouvaient assister à ce bienfait et aux invocations des musulmans. »

 

 

 

 

 

Il dit à ce sujet :

 

 

 

 

«  Même si une femme n’a pas de jilbab, que l’une de ses compagnes le revête de son jilbab »

 

 

 

 

Ceci est une preuve que la prière de la fête est obligatoire pour toute personne, comme, il nous a ordonné de nous y rendre, cela est une preuve que la prière est une obligation pour toute personne qui n’a pas d’excuse valable, homme ou femme.

 

 

 

 

Voir Nayl Al Awtar 3 / 382,383

 

 

 

 

L’Imam Shawkani dit ensuite :

 

 

 

 

« La preuve de son obligation, c’est que si la fête tombe le jour du vendredi, la prière du vendredi n’est pas obligatoire, et ce qui n’est pas obligatoire, ne peut annuler ce qui l’est.

 

 

 

 

 Il est rapporté que le Messager d’Allah l’a observé jusqu’à sa mort, de plus il a ordonné aux gens de participer à la prière. »

 

 

 

 

Voir Rawdatu Al Nadiya 1 / 142

 

 

 

 

 

 

3°) Cheikh Al Albani  a dit :

 

 

 

 

« Son ordre prouve l’obligation de s’y rendre, donc, il va de soit que la prière aussi est obligatoire. Elle est donc obligatoire »

 

 

 

 

Voir Tamâm Al Minna (344)

 

 

 

 

 

 

 4°) Cheikh Mohammed ibn Salih Al Utheimine a dit :

 

 

 

 

« La prière de « al-'Aîd ». Les Musulmans se sont unanimement consentis sur le fait que la prière de « al-'Aîd » est légiférée.

 

 

 

 

Certains parmi eux disent :

 

 

 C’est une Sounnah.

 

 

 

 

D'autres disent :

 

 

C’est une obligation communautaire [Fardh al-Kifâyah].

 

 

 

 

Et d'autres encore parmi eux disent :

 

 

 

 

C’est une obligation individuelle [Fardh al-'Ayn], et que celui qui l'a délaisse est un pécheur.

 

 

 

 

Ils ont cité comme principe le fait que le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a ordonné aux femmes vierges et [les femmes] célibataires, ce qui veut dire, celles qui ordinairement ne sortait pas, d'assister à la prière de « al-'Aîd », mais que celles qui avaient leurs règles [al-Haydh] devaient rester loin du lieu de prière, car il n'est pas permis [à une femme] ayant ses règles de rester dans la mosquée ; il lui est certes permis de traverser [la mosquée] mais pas de s'y installer.

 

 

 

 

« Ce qui me semble le plus évident sur la base de preuve [ad-Dalîl], c'est que la prière de « Aîd » est une obligation individuelle [Fardh al-'Ayn], et qu'il est obligatoire à chaque personnes d'assister à la prière de « al-'Aîd » à l'exception de ceux qui ont une excuse valable. Et cela est aussi la position de Cheikh Al-Islâm Ibn Taymiyyah. »

 

 

 

 

Madjmu' Fatâwa de Sheikh Ibn 'Uthaymîne, vol-16 p.216-222

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : As Salat
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Lundi 11 décembre 2006 1 11 /12 /Déc /2006 15:19

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture du forum d'Al - Bayan, consacré à la publication d'article divers, traductions, et tous les sujets qui concerne notre religion.

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A bientot sur le forum ou sur le blog

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Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Forum
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