Al Minhaj

Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 10:31


Cheikh Muqbil ibn hadi Al-Wadi’i

Cheikh Muhamad ibn Salih Al-‘Uthaymin

 

 

 

Question : Si Allah guide quelqu’un vers l’islam, que doit-il dire et que devons-nous lui dire ?

 

Réponse : Il dit : Lâ ilaha ilallah muhammad rasulullah (j’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah et que Muhammad est le messager d’Allah), puis nous lui conseillons de s’asseoir (de rester) avec les gens pieux, car le prophète (salallahu’ alayhi wasalam) a dit : « L’exemple de la bonne et de la mauvaise compagnie est comme le parfumeur et le forgeron, si tu marches avec le parfumeur, soit tu lui achètes un parfum, soit tu profites de sa bonne odeur, par contre le forgeron, soit il brûle tes habits soit il te couvre de sa mauvaise odeur ».

Nous avons entendu parler d’une histoire lorsque nous étions à l’université islamique, un homme s’est converti, et il a donc déménagé de la chambre des chrétiens vers la chambre des musulmans, mais en arrivant là-bas il s’est avéré que les musulmans ne priaient pas, son islam s’est alors résumé à ce déplacement d’une chambre à l’autre.

C’est pourquoi il est important qu’il restent avec des gens pieux et qu’il renie ceux qui adorent le Messie, et nous lui conseillons aussi de lire des livres profitables comme : Le jardin des vertueux, L’explication du livre de l’unicité, la réalisation du but, l’exégèse d’Ibn Kathir.

Nous lui conseillons également de prendre son islam des livres de l’islam pas des actes des musulmans, car leurs actes sont (parfois) mauvais, on peut trouver un musulman qui ment, qui boit de l’alcool, alors qu’il sait que cela est interdit. Nous disons (à ceux qui se convertissent) : nous ne vous appelons pas à cela, mais au contraire à vous accrocher à la religion authentique :

« Allah vous ordonne la justice, la bienfaisance, de donner aux proches, et Il vous interdit la turpitude, le mal et la rébellion, Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ».

Ce dépôt, et d’autres choses encore, qu’ont pris les musulmans et desquelles ils ont divergé, c’est pourquoi ils ne sont pas un argument contre l’islam, mais l’islam est un argument contre eux.

 

Il faut exposer clairement cela, afin que la perversion des musulmans ne soit pas un argument contre l’islam, au contraire, nous leur disons : nous ne vous appelons pas à être comme eux ou comme les corrompus, les voleurs, les alcooliques et nous ne vous appelons pas non plus à être soufis. Un de nos frères qui étudie en Allemagne ou aux USA est venu nous voir et il nous a rapporté qu’Allah avait guidé une femme à l’islam, puis elle vit des soufis danser dans la mosquée, elle l’a alors appelé et lui a dit : j’ai vu ceci dans la mosquée, et si c’est cela l’islam, il n’y a aucune différence avec la religion de laquelle je suis sortie.

Nous ne vous appelons pas être soufis, chiites, laïques, mais à mettre en pratique le Livre d’Allah, la sunna du messager d’Allah, même si tous les gens en divergent.

 

Tuhfatul-mujib ‘al as’ila al-hadhir wal gha’ib (p.65-66)

 

 

 

Question : Concernant les mécréants qui veulent entrer dans la religion, certains frères voient qu’il ne faut pas qu’ils se pressent pour entrer en islam, mais qu’il faut leur donner des livres, des cassettes et qu’ils restent ainsi un mois ou deux afin d’apprendre la croyance musulmane.

Alors que ces gens veulent entrer dans la religion, l’un d’entre eux vient et dit : je veux rentrer en islam et ensuite vous m’informerez de ce qui m’est obligatoire comme adoration. Est-il préférable que nous nous pressions de les faire entrer en islam ou que nous retardions un peu pour qu’il apprennent ?

 

Réponse : La réalité est ce que tu viens de rappeler, que l’un d’entre eux vienne et dise : je veux entrer en islam alors qu’il ne connaît pas l’islam. Et lorsqu’il entre en islam, il n’avance plus et n’accomplit pas bien les actes d’adoration de l’islam, si bien qu’il tourne le dos (renie).

Et cela est encore plus grave, car s’il entre en islam puis tourne le dos, il devient apostat, alors que s’il était resté sur sa religion, il serait resté mécréant (de souche), et le cas de l’apostat est plus grave encore que celui du mécréant (de souche), car le mécréant (de souche) reste sur sa religion, tandis qu’on ne permet pas cela à l’apostat, soit il se repent, soit il est tué.

C’est pourquoi certains frères voient qu’il ne faut pas se presser, comme l’on voit avec tous ces travailleurs qui prétendent être musulmans pour un but de ce bas monde (travailler en Arabie) et non pas par amour pour l’islam. Donc, le fait de leur montrer la vérité, de leur exposer les preuves afin qu’ils entrent en islam avec science est préférable au fait de se presser.

Ainsi, il nous faut voir si celui (qui veut se convertir) a vécu parmi les musulmans, connaît leur ablution, leurs prières, leurs rappels, leur voie, on ne peut que dire que cet homme a envie d’entrer en islam (en connaissance de cause) et nous acceptons cela de lui. Mais s’il est ignorant et qu’il ne connaît rien de l’islam, il est préférable de lui exposer d’abord ce qu’est l’islam.

 

Liqa’at al-bab al-maftuh (n°473)
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 13:50

Question :

Quel peut-être votre conseil pour les étudiants qui débutent [dans la science] ?

Réponse :

Mon conseil pour les étudiants en science qui débutent [al-Moubtadi-îne], est qu’ils étudient auprès de savants [‘Ulémâ] dignes de confiance dans leur « ‘Aqîdah », leurs connaissances et leurs conseils, et qu’ils commencent par les petits livres résumés disponibles dans les différentes sciences [Ulûm] en les mémorisant [par cœur].

Avec cela, qu’ils prennent le commentaire de ces livres faits par leurs savants [Mashâ-îkhs], petit par petit et point par point. Particulièrement, les manuscrits présents dans les établissements de science et facultés islamiques, car ceux-là contiennent la science progressive nécessaire pour l’étudiant en science qui apprend petit par petit, et il y a en cela beaucoup de bien.

Ceci dit, si l’étudiant ne fait pas partie d’un programme scolaire ou universitaire, il se doit d’assister régulièrement aux cours des savants [Mashâ-îkhs] faits dans les mosquées [al-Massâdjid], avec des leçons qui touchent le domaine de la jurisprudence [al-Fiqh] ou la grammaire [an-Nahoû] ou la ‘Aqîdah [le Dogme] et ainsi de suite.

Quant à ce que font certains jeunes maintenant, qui commencent [leurs études] par des livres soutenus et détaillés, ou qui en achètent et s’assoient dans leur maison pour les lires, certes cela n’est pas correct, et ils n’apprennent pas comme ça, bien au contraire, cela n’est que futilité.

C’est ce qui pousse certaines personnes à s’exprimer dans le domaine de la science et à donner des avis [Fatwa] sur des questions sans science, et parlent ainsi au sujet d’Allâh sans science, du fait qu’ils n’ont construit [leur science] sur aucune base ferme. Il faut donc être présent aux assises dans les cercles de rappel des savants, et il faut obligatoirement de la patience [as-Sabr] et de l’endurance [en cela].

Et comme l’a dit l’Imâm ach-Châfi’î (rahimahullâh) :

« Celui qui ne goûte pas l’humilité de l’étude un temps soit-il, boira certes la tasse de l’ignorance pour le reste de sa vie. » [1]

 


[1] Kitâb « Al-Ajwibat ul-Mufîdah ’an As-îlat il-Manâhidj al-Djadîdah » de SHeikh Sâlih al-Fawzân, p.130-132

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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Mardi 12 septembre 2006 2 12 /09 /2006 23:57
 
Cheikh Moqbil al-Wâdi’î (rahimahullâh)





Question :

Lorsque à la fois le « Djarh » et le « ta’dil » sont combinés sur une même personne, alors sur lequel doit-on donner la préséance ?


Réponse :

Lorsque le « Djarh est moufassar », on doit lui donner la préséance. Cependant, il est demandé [désiré] de regarder celui qui critique [al-Djarh] : est-il de ceux sur lesquels ont peut mettre notre confiance, tel que Yahya Ibn Ma’in, Bukhârî, Ahmad Ibn Hanbal, Yahya al-Qattân, Abdur-Rahmân Ibn Mahdî, Abu Zur’ah et Abû Hatim ; donc s’il est de ce genre-là, alors c’est accepté [de lui] et c’est un « Djarh moufassar ».
Et « al-Djahr al-moufassar », c’est comme lorsque quelqu’un dit : « il se trompe », « il a des erreurs », mounkar al-hadîth », « kadhdhab » [menteur], « matrouk »...et tout ceci est du « Djarh moufassar ».
De même « dha’îf Djidân » [très faible]. Donc les choses similaires à ces « Djarh moufassar » doivent avoir la préséance sur le ta’dil. [1].



Et nous avons également demandé :

Lorsqu’il est dit : « al-Djarh al-moufassar », alors en quoi consiste « al-Djahr al-moufassar ? »


le SHeikh répondit :

Des exemples de cela ont déjà été donnés précédemment, comme le fait de dire : « Matrouk dha’îf djidân » [hadîth abandonné et très faible], « mounkar al-hadîth » [hadith rejeté] [2], « khadhab » [menteur], « akdhaboun-nas » [le plus grand des menteurs], « ilayhi al-mountaha fil-kadhib » [tous les mensonges finissent avec lui].

Quant au « Djarh » qui n’est pas « Moufassar », c’est comme le fait de dire « dha’îf » [faible]. Cependant, majoritairement, le reste de leurs expressions sont en fait du « Djahr moufassar » comme la parole de Al Bukhari : « fihi nadhar » « il y a quelque chose à propos de lui... », et de même « sakatou ’anhou » [ils sont restés silencieux à propos de lui], même si en fait ils ne sont jamais restés silencieux à propos de lui [de la personne], mais Bukhârî était très gentil et doux dans ses propos ». [3]



Et SHeikh Moqbîl fut aussi interrogé :

Lorsqu’un rapporteur est déclaré digne de confiance par une personne et dénigré par quatre autres, ou dénigré par une personne et déclaré digne de confiance par quatre autres, alors de qui prend on la parole ? Expliquez-moi avec un seul exemple pris parmi les livres de ahâdîth et [les livres portant sur la science] des hommes en ce qui concerne « al-Djarh al-moufassar », car en ce qui me concerne, j’ai donné préséance à l’éloge générale [ta’dil] de la majorité plutôt que le Djarh [critique] provenant d’une seule personne ?


Le SHeikh (rahimahullâh) répondit :

Quant au fait de donner préséance au « ta’dil » de la majorité, alors ceci n’est pas correct. Car celui qui fait la critique a observé ce que celui qui fait l’éloge [mou’adil] n’a pas observé. Ainsi, par exemple, lorsque vous trouvez un homme toujours au premier rang de la prière, vous le déclarez « thiqah » [digne de confiance], mais votre ami sait qu’il n’est pas un « hâfidh » [quelqu’un qui mémorise bien les informations], plutôt il est faible du point de vue de la mémoire [dha’îf ul-hifdh].

Donc vous savez que cet homme est toujours dans le premier rang, mais votre ami sait qu’il travaille dans une banque à intérêts, ou que des photos sont prises de lui [ou par lui], ou qu’il a pour métier de tailler les barbes [barbier],ainsi le Djarih [celui qui critique] a observé ou est tombé sur ce que le « mou’addil » n’a pas vu. Si dix personnes venaient à le déclarer « thiqah », et qu’une seule personne le critiquait avec un « Djahr Moufassar », alors le « Djahr moufassar » est accepté... [4]




[1] Kitâb : « Ijabat us-Sa’il Ala Ahammil-Masâ-îl, p.497 » Dar ul-Hadîth, Dammadj

[2] Note de Oum souleyman : « hadîth mounkar : la personne qui rapporte le hadith, les savants disent de lui qu’il rapporte des ahadith étranges, et aucun des narrateurs ne dit la même parole que lui, et il est considéré très faible [dha’îf] dans le fait de rapporter des ahâdîth [traditions], et ce qu’il rapporte s’oppose à la sounnah ; il y a une grande différence entre « mounkar al-hadîth » et « hadîth mounkar », car le 1er se réfère au narrateur du hadîth, tandis que le second se réferre au hadith lui-même ».

[3] Kitâb : « Ijabat us-Sa’il Ala Ahammil-Masâ-îl, p.498 » Dar ul-Hadîth, Dammadj.

[4] Kitâb : « Ijabat us-Sa’il Ala Ahammil-Masâ-îl, p.498 » Dar ul-Hadîth, Dammadj - tiré de salafitalk.net
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 00:04

Cheikh Muhammad 'Umar Bazmul

 

 


 

 


 

 


Question : Quel est votre conseil aux musulmans d’occident qui entendent des savants critiquant les gens impliqués dans la da'wa et qui n'acceptent pas cette critique, en disant : « Nous connaissons ces prêcheurs et nous n'avons jamais rencontré ces savants. Ainsi comment pouvons-nous laisser ceux que nous avons connu pendant des années pour les paroles de ceux que nous n’avons jamais rencontrés ? »

 

 


 

 


Réponse : Le principe dans ce type d'affaire est que ce qui est rapporté d'une personne de confiance doit être accepté. Ainsi si une parole d'un des savants Salafis nous parvient, clarifiant la situation d'une personne, qu'il a quelques problèmes, alors celui qui entend cette parole doit accepter ce que lui rapporte cette personne digne de confiance. Ceci est le cas tant que rien ne vient contredire ou réfuter la critique ou montrer que la critique était hors de propos.

 

 


 

 


Par exemple, si la critique d'un savant sur quelqu'un nous parvient, nous devons accepter cette critique sur cette personne de la part de ce savant et il doit être suivi. Et si vous trouvez un autre savant louant cet individu, alors le principe est que la critique a la priorité sur l'éloge, tant que celui qui a loué l'individu n'est pas venu avec une explication claire de la critique de l'autre savant, le réfutant et annulant clairement cela. Dans ce cas, nous penchons vers la parole du savant qui a loué l'individu.

 

 


 

 


Dans tous les autres cas, le principe est que nous devons accepter et suivre les paroles d'un savant digne de confiance, particulièrement quand sa critique est détaillée, expliquant la raison d'une telle critique avec les preuves qui ont nécessité la critique de cet individu. Et quand cette critique parvient aux gens, ils n'ont aucune autre alternative que de la prendre.

 

 


 

 


Je vous donnerai un exemple pour aider à clarifier cela. Imaginez si nous n'avions pas accepté les paroles des imams du Hadith en ce qui concerne les transmetteurs de hadith, leurs critiques et éloges pour eux. Pourrait-on distinguer les narrations authentiques du messager d'Allah (sallallahu 'alayhi wa sallam) de celles qui ne le sont pas ? La réponse : Non, nous ne serions pas capables de les distinguer, puisque nous ne suivrions pas le facteur même qui nous permet de distinguer le sahih du dha'if, les paroles des savants sur les transmetteurs qui nous ont transmis les narrations.

 

 


 

 


De la même façon, à notre époque, les savants continuent à transmettre ce dont ils ont été témoin et connaissent des situations des différents individus. Ce témoignage est appelé le jarh wa ta'dil. Le ta'dil signifie les paroles qui nous encouragent à prendre la science d'eux et le jarh signifie la critique qui nous empêche de faire ainsi et nous oblige à avertir les gens contre eux et Allah est plus savant.

 

 


 

 


 

 


Article tiré du site bakkah.net

 

 


Source : cassette enregistrée avec la connaissance et la permission du shaykh, fichier n°AAMB002, daté 1423/6/25.

 

 


Traduit par les salafis de l’Est

Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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Mercredi 13 septembre 2006 3 13 /09 /2006 13:21


Cheikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan


 


 


Question : Certaines personnes, qu’Allah les guide, sanctifie certains individus et s’accrochent fanatiquement à leurs avis. Quel est votre conseil pour eux ?


 


Réponse : Il est obligatoire de suivre la vérité d’où qu’elle vienne et ne pas suivre les individus qui s’opposent à la vérité. L’imam Ahmad (rahimahullah) a dit : « Je suis stupéfié par les gens qui connaissent la chaîne de narration (d’un hadith) et son authenticité, mais suivent l’avis de Sufyan (dans ce qui est en contradiction avec la preuve). » Et Allah, le Très-Haut, dit : « Que ceux, donc, qui s’opposent à son commandement prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux » [Sourate An-Nur : 63] Ibn Abbas (radiallahuanhu) a dit : « Je crains que des pierres ne tombent sur vous du ciel - je dis Allah a dit et vous dites Abû Bakr et Umar ont dit. » Ainsi, si cet avertissement et cette menace concerne le suivi des gens les plus pieux après les prophètes, alors qu’en est-il du suivi de « celui qui n’est ni ici ni là » (c’est-à-dire personne), comme ceux qui ne sont pas connu pour avoir de la science ou de la piété, mais sont experts dans les discours divers ?


Shaikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan [ Al-Ajwiba Al-Mufida : p. 108]


 


 


Question : Quel est le jugement sur quelquun qui aime un savant ou un prêcheur et dit : « je l’aime beaucoup », « je ne veux entendre personne le réfuter » et « je prendrai ses paroles même si elles sont en opposition avec la preuve parce que ce shaikh est plus conscient de la preuve que nous ne le sommes. »


 


Réponse : Ceci est du ta’asub (fanatisme), qui est détesté et condamné et ceci n’est pas permis. Nous aimons les savants, la louange est à Allah et nous aimons les prêcheurs à la voie d’Allah. Cependant, si l’un d’entre eux se trompe dans une question, nous clarifions la vérité en ce qui concerne cette question, avec la preuve. Et cela n’amoindrit pas l’amour ou le statut de celui qui a été réfuté. L’imam Malik (rahimahullah) a dit : « Il n’y a aucun de nous, qui ne puisse réfuter ou être réfuté, à part celui enterré dans cette tombe » – c’est à dire le messager d’Allah (salallahualayhi wa salam). Ainsi, quand nous réfutons un des savants ou une des personnalités nobles, cela ne signifie pas que nous avons une haine pour lui ou que nous le diminuons. Plutôt nous clarifions ce qui est correct. C’est pourquoi quand un savant a vu qu’un de ses semblables s’est trompé, il a dit : « ainsi est notre ami aimé, cependant la vérité est bien plus aimée de nous que lui. » Ceci est la voie correcte. Et ne comprenez pas de la réfutation d’un savant dans une question sur laquelle il s’est trompé, que cela signifie une diminution ou une haine pour lui. Au contraire, les savants n’ont pas cessé de se réfuter (à travers l’histoire), mais malgré cela, ils sont frères tenant de l’amour l’un pour l’autre. Il ne nous est pas permis d’accepter entièrement tout ce qu’un individu dit – qu’il soit dans le vrai ou le faux - parce que ceci est du ta’asub (fanatisme aveugle). (Le seul) dont nous pouvons prendre toutes ses paroles et n’en laisser aucune est le messager d’Allah, parce qu’il est le messager de son Seigneur et il ne parle pas de son propre désir. Quant à d’autres que lui, ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps. Même s’ils sont parmi les plus vertueux des gens et qu’ils sont Mujtahid (c’est-à-dire des savants), ils peuvent se tromper de temps en temps et voir juste de temps en temps. Il n’y a personne qui est protégé de l’erreur sauf le messager d’Allah. Nous devons savoir cela. En outre, nous ne cachons pas l’erreur par amour pour tel et tel individu. Plutôt, nous devons exposer et clarifier l’erreur. Le prophète (sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « La Religion c’est la sincérité (le bon conseil). » Nous avons dit : "à qui ?" Il (sallallahu alayhi wa sallam) a dit : « à Allah, Son Livre, Son Messager, les gouverneurs musulmans et les gens communs. » La clarification de l’erreur tombe sous la Sincérité envers chacun. Mais quant à la dissimulation de l’erreur, alors elle est en opposition avec la Sincérité.


 


Shaikh Salih ibn Fawzan Al-Fawzan


[ Al-Ajwibah Al-Mufida : pg. 120-122]


 


Article tiré du site al-manhaj.com


Traduit en français par les salafis de l’Est
Par Ilyes Abou Abd Ar Rahman Al Firansy - Publié dans : Al Minhaj
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